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A la une / Actu-Alger

Saison estivale

Ces petits métiers qui animent nos plages

Durant toute la période estivale, des marchands saisonniers ambulants proposent thé, café, beignets et esquimaux. ©D. R.

Que l’on soit à Palm-Beach, à Sidi-Fredj, ou à Azur-Plage, on y trouve de tout, même des gadgets et des bijoux de fantaisie, qui font la joie de la jeunette du parasol d’à-côté.

La belle saison est si propice à la débrouillardise et à l’éclosion des petits métiers de l’été ! Du reste, un carrousel de marchands plutôt “saisonniers” qu’ambulants, se mêlent aux estivants et proposent aux juilletistes, de quoi agrémenter une journée de plage. Cela va du bienfait de s’offrir une pause-café ou de thé au plaisir sans cesse renouvelé de la dégustation d’un bâtonnet d’esquimau à… table. Donc, autant s’en donner à cœur joie, puisque l’accès à la plage de Palm-Beach est gratuit et qu’il est permis à l’estivant de planter son parasol où bon lui semble. Et plus qu’il n’en faut, il est aussi loisible au vacancier de se mettre à table au bord de l’eau, pour peu qu’il consente au tarif de 700DA pour une table-desserte ombragée d’un parasol et quatre chaises. Ceci dit et pour le reste du temps, fusent à la criée : “Thé et cacahuètes” que proposent un panel de jeunes oasiens qui titillent de manière exotique, les papilles de l’estivant à l’aide d’une théière qu’ils exhibent au-dessus d’un brasero à la braise fumante. L’autre argumentaire de vente se résume en un couffin, d’où dépasse une pyramide de gobelets ainsi que l’odoriférant bouquet de menthe fraîche et de cacahuètes grillées. L’un d’eux, Abdellah à la tête tout enturbannée d’un chèche du terroir et emmitouflé dans sa gandoura si spécifique à la couleur de l’immensité du Sud a déclaré : “L’été sur la plage, c’est l’idéale période, où on se fait un peu de sous pour mieux supporter la dèche de l’hiver”. Seulement, ne s’improvise pas vendeur de thé qui veut, puisqu’avec la recette secrète de la préparation du thé, Abdellah, a obtenu également la sympathie des habitués qui l’interpellent à tout bout de parasols. Autre agrément, Smaïne propose du café soluble, instantané ou lyophilisé qu’il dissout d’une simple adjonction d’eau chaude qui coule du robinet d’un appareillage qu’il dissimule dans un sac-à-dos frappé au logo d’une marque d’audience internationale : “C’est au hasard d’un voyage à l’étranger que j’ai découvert cet appareil pour servir du café à l’aide de sachets de granulés de café soluble dans l’eau que je sers depuis aux estivants qui ont font la demande” a-t-on su de ce cafetier ambulant qui a deviné l’investissement utile pour se faire des sous durant la belle saison. Envie d’une pause sucrée ou un goûter pour qahwat lâachia pour les enfants ? Alors, rien de tel qu’un beignet chaud fourré au chocolat, où plutôt l’irrésistible beignet italien hérissé de sucre en poudre et accompagné d’un café dit expresso ou d’un thé à la menthe. C’est parce qu’ils sont élégamment vêtus d’une toque blanche de chef cuistôt et d’un tablier, que ces vendeurs de beignets s’attirent la sympathie des estivants qui les hèlent pour savourer un bomboloni fourré à la confiture. Sympathiques au premier abord, un tantinet dynamiques et l’imagination à fleur de peau, ces jeunots vantent à qui mieux-mieux, les louanges des glaces qu’ils proposent, suivi de la mise en garde d’un marchand de confiserie et de tabac au détail : “Achetez-moi mes bonbons ! Sinon, je vais partir et vous n’aurez plus ni chewing-gum ni cigarettes. Vous voilà avertis,» ne cesse de crier ce tenancier de débit de tabac ambulant. Tout compte fait, qu’on soit à Palm-Beach, à Sidi-Fredj, ou à Azur-Plage, on y trouve de tout, même des gadgets et des bijoux de fantaisie, qui font la joie de la jeunette du parasol d’à côté. Et, à la joaillerie de pacotille, s’ajoute aussi l’instant d’équitation à la faveur de la caravane de chevaux et de poneys venue de la forêt déserte de Bouchaoui, pour proposer des randonnées le long du rivage pour les enfants, en échange d’une pièce de 100 DA. Autre nouveauté dans cette cour de miracles, les tatoueurs à l’encre de Chine ne veulent pas être en reste et réclament leur part du marché, eu égard à l’album de modèles de tatouages qu’ils exhibent pour intéresser les jeunes friands de cette tendance. Au demeurant, si le retour des beaux-jours est synonyme pour les citadins de repos, en revanche, les vacances représentent pour les riverains, l’opportunité de gagner un peu d’argent en prévision du temps des vaches maigres. À ce propos les avis sur la question divergent d’un parasol à l’autre : “Contrairement à l’intempestif informel qui sévit dans nos aswak, ces jeunes ne dérangent personnes. Au contraire, ils font du mieux qu’ils peuvent pour agrémenter nos journées de plage, en proposant toutes sortes de gâteries et c’est très bien”, a dit cette mère de famille. Décodé, ces intermittents du tourisme ont le mérite de combler le déficit en matière de buvettes qu’on constate sur nos plages. À ce sujet, les municipalités côtières doivent s’inspirer de la fougue de ces jeunes, pour créer des emplois, au moyen d’une cession saisonnières de kiosques, comme sous d’autres cieux. Mais pour cela, nos élus se doivent d’avoir le “smig” d’imagination.

Louhal N.


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