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A la une / Actu-Alger

Fermée au bout d’une période égale à 5 ans

La salle de cinéma l'Afrique fait les frais d’un mandat électoral

En l’an de grâce de 2012 fut découpé le ruban de l’inauguration de la salle de cinéma l’Afrique au terme d’un chantier qui a requis l’effort pécuniaire de 170 millions de DA pour rallumer enfin l’écran “noir” de l’ancien “Empire”. Seulement, la joie des cinéphiles du quartier aurait été de courte durée puisqu’à ce jour, le hall de l’Afrique est maintenu dans la pénombre et l’accès demeure hermétiquement clos, pour on ne sait quelle raison, au nez et à la barbe des passionnés du septième art. Et depuis, le lot de la “chaiserie” renouvelé à neuf et qui devait accueillir 1 500 spectateurs, ne reçoit en réalité, qu’une épaisse couche de poussière qui s’accumule ainsi au bout d’une période égale au mandat électoral de l’actuel maire de Sidi M’hamed qui a décidé ainsi de sa fermeture. Nacereddine Zinasseni, le maire de Sidi M’hamed, allègue, à travers des colonnes de journaux, qu’il “manque”, soi-disant, de ressources humaines, notamment le duo de caissier et de l’“ouvreuse” pour humaniser l’Afrique (sic). Alors, et pour l’argumentaire qui n’éclaire pas du tout l’écran, le P/APC de Sidi M’hamed déclare qu’il manque de gestionnaires techniques pour insuffler de la vie à la cabine de projection à l’aide du “ronronnement” qu’elle n’a plus (resic). Pire, “et delà à alléguer qu’il manque de moyens financiers pour l’exploitation de l’Afrique, le pas est vite franchi vers l’indécence”, a-t-on appris auprès des riverains. Toutefois, le maire consent à laisser une porte entrebâillée “pour permettre l’accès aux professionnels du 7e art pour l'exploitation supposée ou réelle de la salle Afrique.” Autant d’arguments qui n’éclairent pas du tout l’intérieur sombre de l’Afrique, étant donné qu’en “2012, aucune suite n’a été donnée à l’homme de théâtre Slimane Benaïssa, qui s’était proposé d’illuminer la scène de l'Afrique à l’aide du 4e art, de spectacles de chorégraphie et des concerts de musique.” Située au bout de la rue Khelifa-Boukhalfa (ex-Denfer-Roucheraux), la salle l’Afrique demeure inscrite dans les actifs de la municipalité de Sidi M’hamed, qui n’en sait plus quoi en faire. Sinon d’engluer ce fleuron de la vie artistique de l’Alger d’antan dans la misère culturelle.

L. N.


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