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A la une / Actu-Alger

Contrôle de la qualité et des prix à Alger

L’entorse aux pratiques commerciales en hausse

Le manque d’hygiène et le non-respect de la chaîne du froid sont les infractions les plus verbalisées. © D.R.

3640 interventions opérées et 714 PV d’infractions diverses ont été dressés pour manque d’hygiène et défaut de facturation, pour la première quinzaine du mois de Ramadhan.

Pas moins de 2346 interventions ont été opérées par les brigades de contrôle de la qualité durant la période du 6 au 13 juin et qui s’étaient soldées par 516 infractions enregistrées dans le seul secteur de l’agroalimentaire. “Ces violations aux règles de la pratique commerciale sont liées avant tout au manque d’hygiène ainsi qu’à la vente de denrées alimentaires jugées impropres à la consommation, à l’exemple de l’étalage de la viande hachée dont le mode opératoire et ostentatoire est proscrit, puisqu’il est requis que la viande doit être passée au hachoir au moment de l’achat et à la demande du client. Donc, pour prévenir l’irréparable en matière d’intoxications et endiguer les manœuvres frauduleuses, nos inspecteurs travaillent 6 jours sur 7 en plus d’une permanence assurée tous les samedis dans nos inspections installées aux sièges des wilayas déléguées du Grand Alger. Alors, pour être pragmatique durant ce mois de Ramadhan qui coïncide avec l’été, nous avons convenu de l’option du contrôle en nocturne pour voir de près ce qui se fait dans les cafés et les salons de dégustation de glaces, où l’hygiène laisse à désirer. D’ailleurs, nos agents ont constaté également sur les étals de certains supermarchés et de superettes un ensemble d’articles considérés non conformes à la pratique commerciale, entre autres la difficulté d’identifier le label de l’opérateur et le non-respect de l’étiquetage de fabrication”, a-t-on su de Abdelouahab Harkas, chef de service de la protection du consommateur et de la répression des fraudes, qui relève de la direction de la concurrence et des prix de la wilaya d'Alger, qui nous a reçus en son bureau à El-Biar. Autres transgressions aux règles élémentaires de l’hygiène, le mépris envers l’obligation de maintenir la chaîne de froid en constant mouvement : “L’horaire de fermeture des boutiques coïncide avec l’instant où la plupart des commerçants débranchent leurs réfrigérateurs, cela s’en ressent sur la bonne conservation des produits frais, notamment le lait et ses dérivés. Même constat relevé auprès des pâtisseries-boulangeries et des salons de thé, où les présentoirs de gâteaux sont débranchés durant la nuit. Le constat est d’autant évident, sinon que la pratique est de notoriété publique même au niveau des chambres froides des boucheries, où l’arrêt de la chaîne du froid entraîne l’avarie des merguez et des abats. À ce sujet, 714 procès-verbaux d’infractions à la pratique commerciale ont été dressés et notifiés aux contrevenants. Pour ce qui est des récalcitrants, 32 cas de fermeture allant d’une durée de trente à soixante jours ont été ordonnés par arrêtés du wali d’Alger. Nonobstant ces mesures coercitives, le PV d’infraction est transmis à la justice par le biais de notre service contentieux. À ce propos, les prélèvements d’échantillons se substituent au contrôle visuel et les résultats du bulletin d’analyses du laboratoire de contrôle de la qualité et de l’emballage ne souffrent aucune ambiguïté”, a-t-on appris de notre interlocuteur. S’agissant de l’huile de friture, notamment l’huile du z’lebdji, le liquide gras d’origine végétale ou animale est contrôlé à l’aide de lampes témoins du Fritest. Certes, nous ne sommes qu’à la première quinzaine du mois sacré de Ramadhan, et la structure de la protection du consommateur et de la répression des fraudes comptabilise à son actif l’effarant bilan de 3640 infractions à la législation commerciale, dont le défaut d’immatriculation au registre du commerce (sic) et l’irrespect des prix dits plafonnés, à l’exemple de produits de première nécessité, tels que le pain et le lait qui sont soutenus par les pouvoirs publics. D’autre part, l’exercice d’“une activité étrangère” n’est pas en reste, puisqu’il est constaté qu’en plus de l’activité de la bonneterie, certains s’adjugent illicitement d’autres activités qui ne figurent pas sur leurs registres du commerce, dont le jouet, a tenu à conclu notre interlocuteur. Bien entendu, le bilan n’est pas pour autant exhaustif, du fait que la liste des infractions sera d’une façon inéluctable, revue à la hausse d’ici la fête de l’Aïd El-Fitr.


Louhal N.

 


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