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A la une / Actu-Alger

Cela s’est passé à la salle Ibn Zeydoun

Les spectateurs gardent en réserve des places pour leurs proches

Certes qu’il est vrai qu’en matière d’organisation, nos salles de cinéma ne sont plus ce qu’elles étaient de par le passé, où aucune “fausse-note” n’échappait à l’ouvreuse ou la placeuse que nos jeunots ne connaissent malheureusement pas. Aujourd’hui que les placières ont disparu corps et âme avec les écrans noirs de nos salles de cinéma, les sièges s’adjugent à celui qui arrive le premier. En effet, c’est l’actuelle tendance, sinon la mode en vogue que les premiers arrivés se servent et se réservent le droit de réserver des places pour leurs ami(e)s et leurs proches retenus dans d’inextricables goulots du trafic router. C’est qu’ils ne se gênent pas du tout, du fait que ces “placeurs” d’une époque qui n’est pas la nôtre vous rétorquent : “Kayene moulaha, ya kho” (la place est réservée, mon frère). Alors, à charge pour les autres spectateurs de quêter place ailleurs, pendant que ces “m’as-tu vu” font main basse sur des rangées entières de sièges. Le cas est d’autant récurrent et jusqu’à devenir scandaleux, notamment lors du concert qu’avait animé ce jeudi 22 septembre la diva Borsali Lila sur la scène de la salle Ibn Zeydoun, à Maqam Echahid, où deux dames ont failli en venir aux mains pour une histoire de sièges réservés toute honte bue par une spectatrice. Pour l’histoire, l’incident s’était déroulé dans la rangée située à gauche de l’écran, sans que cela émeuve outre mesure le personnel de la salle. Pendant ce temps, d’autres spectateurs déambulaient ticket en main pendant que des sacs à main, des cartables étaient posés sur des rangées entières de sièges, histoire de spécifier que c’est réservé ! C’est triste la disparition de nos placeuses qui réglementaient autrefois la discipline à l’intérieur feutré des cinoches de quartier. Alors, et pendant que sous d’autres cieux les gérants de simples cinoches de salles recrutent des hôtesses de vente de tickets et d'accueil, le peu de salles de cinéma prétendument huppées est livré à la “faouda”, l’indiscipline. Donc, mieux vaut être pantouflard et moisir chez soit pour ne pas se mettre les nerfs en pelote, car l’époque bénie de l'ouvreuse, qui guidait à l’aide de sa lampe de poche les retardataires et vendait des bâtons d’esquimaux dans son panier en osier, est bel et bien révolue. Dommage pour l’Office de Riadh El-Feth.

L. N.


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