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A la une / Actu-Alger

Spéculation sur les prix des légumes à Alger

Une mercuriale en folie

Les prix des fruits et légumes ne cessent d’augmenter au grand dam des consommateurs. © D.R.

“C’est le résultat du désordre dans la gestion de nos aswak de gros, où le cartel des mandataires décide d’une manière unilatérale des prix à l’insu du fellah, et cela s’en ressent sur le détaillant”.

S’il est vrai qu’il n’y a pas eu de pénurie de légumes et de fruits en ce mois de Ramadhan, en revanche, l’inflation, qui d’habitude saignait le porte-monnaie de la ménagère au maximum jusqu’au troisième jour, s’est étendue jusqu’à la fin de la deuxième décade de ce mois de jeûne : “C’est le résultat du désordre dans la gestion de nos aswak de gros, où le cartel des mandataires décide d’une manière unilatérale des prix à l’insu du fellah, et cela s’en ressent sur le détaillant”, a-t-on su des tenanciers d’étals. Seulement, et ce que s’interdisent d’avouer ces détaillants, c’est qu’il n’y a aucun regard de l’autorité locale sur la gestion des marchés de proximité, où les prix sont convenus à l’issue d’un briefing matinal ou à l’aide du téléphone portable. D’où le désordre qu’a engendré l’incohérence que l’on sait sur la mercuriale des prix”, a-t-on appris de ce préposé de marché qui est très au fait de l’actualité et du rififi de la spéculation. C’en est ainsi, et la hausse des prix n’est pas près de connaître son épilogue. Loin s’en faut, du fait qu’il n’y a aucune cause à effet, et c’est ce qui a laissé plus d’un analyste pantois, sinon le bec dans l’eau ou dans le charbat. N’avaient-ils pas pronostiqués une augmentation de prix qui ne saurait excéder plus de trois jours comme chaque année au début du Ramadhan ? Donc, c’est la preuve qu’ils avaient tout faux nos économistes, au motif qu’il n’y a aucun canevas à agrégats pour renseigner à bon escient l’offre et la demande qui demeure à l’appréciation de l’obscure secte des spéculateurs. Alors, et pour s’en persuader d’une… navigation à vue, le mieux est de vadrouiller au marché de Birkhadem, où les prix pratiqués sont similaires à ce qui se fait au souk en folie d’Aïn-Nâadja, où jamais, de mémoire de ménagère, la mercuriale des prix n’a été autant “chorba-bouillante”. Pour l’exemple, les haricots verts, d’habitude sautés au beurre dans la poêle, ont fait sauter cette fois-ci la bourse du prolétaire puisqu’ils sont cotés à 120 DA alors que le coulis de la sauce tomate pour la chorba est estimé à 80 DA. Onéreux aussi le “m’derbel” de l’aubergine qui est cédé à 70 DA, tandis que le poivron s’écoule à 70 DA, faisant ainsi de sa recette farcie une “farce” de mauvais goût. Pour ce qui est de l’hors d’œuvre, l’entrée est chère à l’instar du concombre qui est d’autant coûteux puisqu’il est vendu également à 70 DA. Et à propos d’une farce qui ne fait rire personne, la courgette farcie s’est élevée à 120 DA et la salade est affichée au prix de 65 DA. Seule consolation, la pomme de terre, ses frites et son k’bab est vendue au prix de 33 DA bien… “fraîche” et l’oignon est monnayé à 25 DA. S’agissant des prix pratiqués dans les supermarchés qui ont pignon sur le couffin de la ménagère, ceux-ci sont aux antipodes des maigres ressources du citoyen lambda. En témoigne le chou, qui n’est plus aussi “chou”, qui s’expose à 90 DA. Authentique ! Donc, en ces lieux-ci où le consommateur n’a d’autre alternative que de rebrousser chemin ou de serrer la ceinture, le poivron pour le “h’mis” se paie cash à l’ahurissant prix de 160 DA ! Rien que ça ! Pire, l’hors d’œuvre met le consommateur hors de lui, étant donné que la tomate coûte 130 DA et le zeste de citron pour éliminer le gras de la chorba coûte 350 DA. Tout bien considéré, les prix sont à l’apogée d’une mercuriale en folie, à l’exemple du concombre qui se propose dans votre plat d’entrée à 100 DA. Outre cela, l’haricot vert se déguste moyennant 150 DA et la vue s’améliore dès que l’on croque une carotte à 95 DA. Seul signe de prolétariat, la pomme de terre reste figée à 45 DA. Que dire des marchés de Ferhat-Boussad à Meissonnier ou Rédha-Houhou ? Sinon que le mieux est de rebrousser chemin, eu égard à l'indécence des prix.


Louhal N.
 


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