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LIGUE DES CHAMPIONS D’AFRIQUE

L’USMA face à sa bête noire, le Widad de Casablanca

©Liberté

Le représentant algérien engagé en Ligue des champions d’Afrique croisera le fer avec le Wydad de Casablanca pour le compte des demi-finales de la plus prestigieuse des compétitions. L’un des plus anciens et prestigieux clubs de Casablanca est considéré comme la bête noire des Rouge et Noir en compétition africaine. À chaque fois que les deux équipes se croisent, ce sont les Marocains qui vont avoir le dernier mot, témoigne cette amère élimination en 2002 dans le cadre de la Coupe des vainqueurs de coupes. Les Usmistes dirigés à l’époque par le duo Aït Djoudi-Fergani sont allés imposer le nul dans le propre terrain des Casablancais (1-1), mais au retour les Algériens vont se faire surprendre à Rouïba (2-2). Un nul qui va priver l’USMA d’une première finale africaine. Cette élimination a fait beaucoup de mal à la famille usmiste laquelle ne pouvait accepter un tel fiasco alors qu’elle ambitionnait accrocher une étoile africaine dans son palmarès. Force est de reconnaître que les équipes marocaines ont toujours posé problème à l’USMA comme ce fut le cas en 1995 lors de la première participation de la formation de Soustara à la nouvelle version de la Ligue des champions d’Afrique. L’on se rappelle que le Raja de Casablanca dirigé à l’époque par un certain Vahid Halilhodzic,  avait privé l’USMA d’une finale historique après avoir arraché in extremis la première place au classement qui lui ouvre droit à une prendre part à la finale de la Champions League. C’est dire qu’en général, les clubs marocains ne réussissent pas à l’USMA et en particulier le Wydad de Casablanca, auteur d’un parcours époustouflant jusque-là. Et ce n’est pas un hasard que les Marocains ont écarté le tenant du titre le Mamelodi Sundowns aux TAB (3-2), samedi soir au Complexe sportif Prince-Moulay-Abdellah à Rabat. Au match aller, les Sud-Africains ont pris le meilleur (1-0). En phase des poules, le Wydad est allé même imposer le nul au Caire devant la vaillante équipe du Ahly avant d’infliger une correction aux Égyptiens lors de la manche retour. C’est dire que les Usmistes n’auront pas la tâche facile devant un sérieux prétendant au sacre. D’autant plus que la qualification peu convaincante réalisé devant la modeste équipe du Ferrovario Beira laisse présager des lendemains peu enchanteurs pour la suite du parcours.

Des Usmistes peu convaincants
Le nul réalisé devant l’équipe du Mozambique a mis à nu les carences d’une équipe usmiste fragilisée, ces temps-ci, atteste la mauvaise prestation de l’équipe de surcroît devant un adversaire loin d’être un foudre de guerre. Les Usmistes ont manqué cruellement de rythme  et surtout de discipline et de rigueur tactique. Face au Ferrovario Beira, les Algérois n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes. Puis encore, offensivement parlant, les protégés de Paul Put ont manqué de percussion en absence d’un véritable animateur de jeu qui joue en profondeur. Et Kaddour Beldjilali est loin d’être l’homme indiqué pour s’occuper de cette mission, sachant qu’un certain Saayoud est en mesure de remplir parfaitement ce rôle. La preuve : sa rentrée dans le jeu a permis à l’USMA de se procurer quelques bonnes opportunités. Et l’on se demande pourquoi l’entraîneur Belge Paul Put ne fait pas confiance à un élément comme Saayoud. Ce n’est pas tout dans la mesure où le coach Paul Put et en dépit d’un recrutement correct l’été dernier n’arrive guère à trouver la bonne recette pour composer avec un onze compétitif mais surtout efficace lors des rencontres. En championnat, les Rouge et Noir peinent même à gagner des matches devant des équipes comme le DRB Tadjenanet. Et le manque de rigueur dans le jeu usmiste n’est guère rassurant à quelques jours des demi-finale aller devant les Marocains du Wydad car si l’USMA va reproduire la même prestation présenté devant le club mozambicain, il est clair que son avenir est déjà scellé en Ligue des champions. Des clubs comme le Wydad ou encore le Ahly sont bien lotis pour arracher leur billet en finale de cette compétition. Autrement dit, l’USMA n’a pas d’autres choix que de hisser son jeu pour rivaliser avec les meilleurs de l’Afrique, sinon ce sera la fin de l’aventure continentale.

N. T.