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Actualité Mardi, 23 Avril 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

grève des praticiens de la santé

75% des hôpitaux à l’arrêt

Par : Malika Ben

Praticiens généralistes, spécialistes, pharmaciens et chirurgiens-dentistes affiliés au SNPSP ont réussi à braver les menaces et les intimidations et à réussir leur mouvement.  

L’instabilité est de retour dans la santé publique. Les grèves se suivent et vont se poursuivre tant que le remède efficace n’est pas encore prescrit “concrètement”. Après une relative accalmie, la santé publique tente de reprendre son souffle pour lancer un énième cri de douleur. L’agonie est telle que les gémissements proviennent de toutes parts. Les syndicats représentant différents personnels sans lesquels la santé publique ne peut assurer ses prestations se relayent sur le terrain de la contestation.
Depuis hier et pour deux jours encore, c’est le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) qui a rameuté ses blouses blanches pour faire une nouvelle démonstration de force. Praticiens généralistes, spécialistes, pharmaciens et chirurgiens-dentistes de la santé publique ont entamé hier un débrayage de trois jours. L’adhésion a été massive à travers tout le territoire national où le taux de suivi communiqué par le SNPSP a atteint les 75%. Ceci, explique le docteur Merabet, en dépit des entraves et des menaces de ponction sur salaires et de mutation proférées par certains responsables d’établissement de santé publique. Le président du SNPSP citera le cas de “l’EPSP d’El-Bayadh où le directeur a lui-même établi des réquisitions alors qu’aucune situation d’urgence ne justifie cette mesure qui relève des prérogatives de la justice ou du wali”. Ceci alors que le taux de suivi du débrayage dans cet établissement était au-dessus de 65%.  Un autre cas de dépassement a été enregistré à l’hôpital d’Aïn Beïda à Laghouat où “toutes les affiches du syndicat expliquant les motifs du débrayage et son lien avec l’intérêt du malade et l’amélioration de la qualité des soins ont été arrachées”. Comme quoi les entraves à l’exercice syndical ont la peau dure et les syndicalistes ne sont pas épargnés quand bien même ils restent soucieux des procédures légales régissant le droit de grève garanti par la Constitution. Pour rappel, la décision de mettre fin à la trêve a été prise lors du dernier conseil national pour “dénoncer le non-respect des accords négociés et des engagements pris par le ministère depuis le mois de mars 2011. Et aussi réitérer l'attachement des praticiens médicaux à leur plate-forme de revendications”. Le préavis de grève et le sit-in devant le siège de la tutelle, il y a quelques jours, n’ont aucunement fait réagir le département de Ziari. Le silence est total et ne fait qu’envenimer la situation. Le SNPSP a tenu à le signaler en soutenant avoir “pris acte de l'absence de réaction de la part de la tutelle depuis le dépôt du préavis de grève le 14 avril 2013, et ce, en violation avec les dispositions de la loi 90-02 du 6 février 1990”. Et c’est ce qui explique le maintien du débrayage au niveau des EPSP (polycliniques, centres de soins de proximité, PMI, unités de médecine scolaire et universitaire, services d’épidémiologie et de médecine préventive) ainsi que des EPH ou hôpitaux de santé publique en dehors des CHU et des EHS.


M B

 

Commentaires 

 
#3 nino 24-04-2013 01:19
Honteux de voir ces gens de faire la greve pour quelque dinars au detriment des malades.
D'abord l'augmentation des salaires sera examiner avec le bon traitement des malades.
allah yahdihoum.
 
 
#2 merouche charaf éddi 23-04-2013 16:45
les hopitaux publique dégeulase et des inconpétent qui se cache c'est la triste réaliter du systéme hospitalier a l'algérienne tout sa pour que la population va vert les cliniques privée et paye sinon il créve.
 
 
#1 vrirouche 23-04-2013 14:51
On débloque 2,5 milliards de dollars pour édifier une officine gigantesque d'endoctrinement au Caroubier mais pas d'argent pour la SANTE PUBLIQUE ?! Tahya houkouméte MIKI !
 
DIlem
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