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Pour son staff de campagne, l’activité n’avait pas été programmée

Abdelmadjid Tebboune manque le dernier virage

© Billel Zehani/Liberté

Abdelmadjid Tebboune, candidat à la présidentielle du 12 décembre, a annulé, hier, son meeting dans la capitale, sans aucun préavis. L’encadrement de la salle Harcha, qui devait abriter l’activité de l’ancien Premier ministre et ancien ministre de l’Habitat au dernier jour de la campagne électorale, a été informé, dans la matinée, du changement de programme. “Les chauffeurs de bus, qui ramenaient les citoyens sollicités pour assister au rassemblement, ont été instruits de rebrousser chemin”, nous dit-on sur les lieux.

Mohamed Lagab, directeur de communication du candidat, nous a certifié, néanmoins, qu’aucune rencontre n’a été programmée à Alger, contrairement à ce qui a été annoncé dans le carnet de campagne de l’agence de presse officielle. “Nous n’avons rien prévu dans la capitale hormis une collation en l’honneur des journalistes qui nous ont accompagnés dans les déplacements durant la campagne électorale”, a-t-il assuré.

Il n’a pas donné les raisons qui ont incité Abdelmadjid Tebboune à rater sa dernière chance de rencontrer, ne serait-ce qu’en apparence, les électeurs de la circonscription électorale d’Alger. D’autant qu’en 22 jours de campagne électorale il s’est limité à une brève allocution à l’hôtel Riadh, dans la banlieue ouest de la capitale, et à une conférence sans débat au forum du quotidien El-Mihwar.

En termes clairs, l’homme, présenté il y a à peine un mois comme le favori des sphères du pouvoir à la succession d’Abdelaziz Bouteflika, a paradoxalement enchaîné les déconvenues au fur et à mesure que la date du scrutin se rapproche. Sa collusion dans le scandale Khalifa et l’implication présumée de son fils dans l’une des affaires en justice enrôlées contre le promoteur immobilier et importateur de viande Kamel Chikhi, dit Boucher, le handicapaient déjà sérieusement dans sa marche vers le palais d’El-Mouradia.

L’arrestation de l’homme d’affaires Omar Alilat, considéré comme le principal bailleur de fonds de la campagne électorale, avait carrément noirci sa réputation. Il a été, dès lors, progressivement isolé en perdant un à un ses soutiens. Il a perdu son directeur de campagne, le diplomate Abdallah Baali, puis son successeur, victime d’un malaise cardiaque, son comité de soutien, des directeurs de campagne au niveau régional et, enfin, le ralliement espéré du FLN. 

 

 

Souhila H.



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