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3 275 morts et 31 010 blessés enregistrés en 2019

Accidents de la route : l’hécatombe continue

Le facteur humain, première cause des accidents de la circulation. © D.R

Accidents spectaculaires qui endeuillent des familles et des dégâts matériels considérables ; ce mois de janvier a frappé les Algériens par les sinistres provoqués sur les routes.

Les images diffusées sont choquantes ; dans la nuit de samedi à dimanche, deux bus se sont heurtés de plein  fouet au niveau de la RN13 reliant Oued-Souf à Biskra. Le bilan est très lourd. Au moins 13 personnes sont mortes, dont 12 sur le coup, et des dizaines ont été blessées. 

Les deux bus sont réduits à un tas de ferraille. Si les autorités annoncent une enquête, les premiers éléments confirment déjà que la principale cause de l’accident est liée à un “dépassement dangereux” doublé d’un excès de vitesse. Parce que sans cela, un tel accident ne peut survenir sur le tronçon d’une route nationale. 

“L’un des deux conducteurs a effectué un dépassement dangereux. C’est certain”, confirme Ahmed Naït-El-Hocine, président du Centre national de prévention de la sécurité routière (un organisme qui sera intégré dans la nouvelle délégation à la sécurité routière qui vient de voir le jour, ndlr). L’accident d’Oued-Souf n’est malheureusement pas un cas isolé. Durant tout ce mois, de nombreux accidents mortels ont été enregistrés dans plusieurs régions du pays. Si certains accidents se produisent sur des routes de campagne, d’autres surviennent en plein périmètre urbain. Ainsi, au début du mois de janvier, un accident a provoqué la mort de trois personnes à Kherrouba, à Alger. 

Là aussi, l’excès de vitesse est la première cause. Si les chiffres concernant les accidents de la route du mois de janvier paraissent spectaculaires, ce n’est pas le cas durant toute l’année écoulée. Ainsi, selon les chiffres fournis par le Centre national de prévention et de la sécurité routière, ces accidents ont provoqué la mort de 3 275 personnes. Plus de 31 000 autres personnes ont été blessées sur un total de 2 207 accidents enregistrés sur l’ensemble du territoire national durant les douze mois de l’année écoulée. 

Toujours plus de 3 000 morts
Si le nombre de morts reste élevé, les autorités se félicitent tout de même d’une baisse “constante” de tous les chiffres liés aux accidents de la circulation comparativement à l’année précédente. En 2018, le nombre de décès était de 3 310, soit un recul de 1,06% en 2019. Le nombre de blessés a, quant à lui, reculé de 4,79%. Comparée aux années précédentes, la baisse est encore plus constante. Selon Ahmed Naït-El-Hocine, de 2015 à aujourd’hui, “nous avons préservé plus de 1 400 vies”. Cette année a été, en effet, la plus mortelle sur nos routes. En 2015, 4 600 Algériens sont morts dans des accidents de la route. Depuis, le nombre n’a pas cessé de baisser.

Mais “il reste énorme”, concède Naït-El-Hocine. S’ils provoquent moins d’accidents (7,54% du nombre total d’accidents), les poids lourds provoquent plus de dégâts matériels et de victimes. Cela est dû, selon Abdelkader Bouchrit, président de la Fédération algérienne des transporteurs de voyageurs, à plusieurs facteurs. 

À commencer par la qualité de la formation des conducteurs, le respect des règles qui doivent s’appliquer aux conducteurs, la mauvaise qualité des véhicules (notamment des bus) et la corruption qui “gangrène” certains services de l’État. Une situation qui ne peut trouver de solution que dans “l’informatisation” de toutes les administrations liées à la sécurité routière. “Il faut absolument des mesures coercitives”, concède M. Naït-El-Hocine. “Il faut que les conducteurs des bus et camions soient titulaires de diplômes et non de simples permis”, résume, pour sa part, Abdelkader Bouchrit.

 

 

 

 

 


Ali Boukhlef



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