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“Air Algérie victime de lobbies étrangers”

Déplorant le lynchage médiatique dont fait l’objet la compagnie nationale, le ministre des Transports a averti contre toute tentative de déstabilisation, réitérant le soutien de l’État à son pavillon national.
Très peu de choses ont été dites hier par Amar Ghoul lors du point de presse tenu au siège de son département concernant le crash de l’avion espagnol Swift Air affrété par Air Algérie, promettant de révéler ce qui a évolué dans l’enquête au cours des prochains jours.
En revanche, le ministre a défendu bec et ongles  la compagnie nationale dénonçant, à l’occasion, “le lynchage médiatique” mené contre la compagnie et son premier responsable, en la personne de son P-DG, Mohamed-Salah Boultif. “On ne s’attaque pas là seulement à la personne, c’est toute la compagnie qui est ciblée et qu’on veut à tout prix casser”, s’est indigné le ministre qui s’est dit “être incapable de comprendre qu’on puisse s’en prendre avec autant de véhémence à une entreprise qui fait vivre tant de familles algériennes”. Amar Ghoul, qui a reconnu qu’Air Algérie “est loin d’être une compagnie parfaite”, a indiqué que “sa situation a été dûment débattue lors des assises sur les transports et à l’occasion de la conférence des cadres qui s’est tenue en décembre dernier pour sortir avec une série de recommandations à mettre en œuvre”. Le processus, selon lui, a bel et bien été entamé à travers l’acquisition de nouveaux appareils et la formation d’une nouvelle promotion de pilotes qui va effectuer son training à Oxford, en plus d’autres dispositions prises par la compagnie. Avec un langage plutôt terre à terre contrairement à ce que les ministres nous ont habitués en pareilles circonstances, Amar Ghoul n’a pas mâché ses mots pour dénoncer que “la compagnie nationale est victime des lobbies étrangers”, avertissant contre toute tentative de déstabilisation et réitérant le soutien indéfectible de l’État à son pavillon national pour lui assurer la pérennité. “Nous maîtrisons le dossier Air Algérie”, martèlera Ghoul pour dire à qui veut bien l’entendre que “toutes les attaques et les accusations proférées contre la compagnie sont vaines et surtout dénuées de sens”. Le premier responsable du secteur a fait savoir, par ailleurs, que la compagnie fait l’objet d’une réorganisation suivant une feuille de route tracée lors des assises. Il reconnaîtra tout de même qu’“Air Algérie connaît des faiblesses à combler absolument”, promettant de “consacrer les moyens humains et financiers nécessaires à sa modernisation”. “Nous allons sévir et cibler les responsabilités”, dira, par contre, le ministre en message clair à l’attention de ceux qui s’écartent de la mission qui leur est dévolue. Il nuancera, cependant, ses propos en précisant que dans le cas présent, “il ne s’agit pas d’incomber la responsabilité à un individu et il ne faut pas, non plus, se tromper d’objectif et affaiblir la compagnie de manière à ce qu’elle soit une proie facile aux attaques provenant de l’extérieur comme de l’intérieur du pays”. Amar Ghoul, qui a rendu un hommage aux syndicats qui ont soutenu la compagnie en ces moments difficiles, a indiqué que “début septembre, son département présentera un bilan concernant l’opération des déplacements des supporters algériens au Brésil qui ont assisté à la Coupe du monde, ainsi que les résultats obtenus à propos des dispositions prises inhérentes au transport des ressortissants algériens établis à l’étranger, qu’il s’agisse de l’aérien comme du maritime”.

L’Open sky n’est pas à l’ordre du jour
Longtemps discutée et remise sur le tapis à chaque occasion, la question inhérente à l’Open sky semble plus que jamais se poser avec acuité et retient l’attention des étrangers et de certaines parties algériennes qui ne manqueront pas de tirer profit de cette ouverture. Mais à quel prix ? “Si l’on opte aujourd’hui pour l’Open sky, Air Algérie comme Tassili Airlines seront décimées”, reconnaît le ministre qui tranche définitivement la question. “Il n’y aura pas d’Open sky pour le moment, et que les gens arrêtent de s’agiter autour de cela, parce que cette option n’est pas du tout à l’ordre du jour.”

N. S.