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Actualité Mardi, 07 Février 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

LAGHOUAT

Alerte au braconnage de l’outarde

Par : Arezki BOUHAMAM

Les émirs du Golfe viennent d’installer depuis le premier du mois en cours, un vaste campement au lieu-dit Dhayet Bellegwmiri, situé à quelque 20 km à l’est de Hassi-Dellâa. Sous bonne escorte des forces de sécurité, les braconniers se sont déplacés à bord de dizaines de 4X4, équipés de moyens de communication très sophistiqués tels que le GPS.

En dépit d'une réglementation stricte en matière de protection des espèces animales en voie de disparition, l'outarde (houbara) et la gazelle continuent à faire l'objet de capture et de chasse illégale.
Les émirs saoudiens visent encore une fois, les lieux idoines à la recherche de cette proie royale qui n'est autre que l'outarde houbara (chlamidotis), qui, nous dit-on, symbolise l’aventure de l’âme humaine. Ainsi, l'Algérie vient d'ouvrir, encore une fois, ses portes à ces princes du Golfe pour effectuer des parties de chasse de cet animal migrateur rare.
On se souvient en 2010, lorsque des émirs saoudiens accompagnés de leur personnel, au demeurant très discret, avaient été aperçus, dans la région de Ghayet El-Guelb, à quelque 50 km au sud-est de Hassi-Dellâa, commune située au sud-est de Laghouat, en direction de Zergoun et M'higuen, 150 km à l'ouest de Hassi-R’mel, et dans la région de Metlili (Ghardaïa). Cette fois-ci encore, ils viennent d’installer depuis le premier du mois en cours, un vaste campement au lieu-dit Dhayet Bellegwmiri, situé à quelque 20 km à l’est de Hassi-Dellâa. Sous bonne escorte des forces de sécurité, nous indique-t-on, les braconniers se sont déplacés à bord de dizaines de 4X4, équipés de moyens de communication très sophistiqués tels que le GPS. Ceci en sus des moyens tractables et portables faisant office de cuisine et autres moteurs électrogènes. Le tout à bord de dizaines de camions.
Selon des indiscrétions, le personnel employé dans la restauration et l’hébergement est à majorité de nationalité yéménite à côté de quelques nationaux utilisés comme guides pour ne pas s’égarer dans le Sahara. Selon des militants de la protection de la faune, une fois en Algérie, ces émirs braconniers se partagent la vaste région du sud du pays, qui s'étend sur une distance de 2 500 km allant de la zone de Oued Namous (Béchar) et Labiodh-Sidi-Cheikh (El-Bayadh), jusqu'à Biskra, en passant par Metlili (Ghardaïa), Laghouat, Djelfa et Ouargla. Et ce, à la recherche des espaces de prédilection de l'outarde et autres gibiers très recherchés tels que la gazelle. La “colonisation” des espaces de braconnage est précédée par une opération de reconnaissance effectuée par des troupes spécialisées.
Quoique le sud-est de l'Europe soit le lieu d'origine de cet oiseau, il se trouve émigré vers les pays chauds notamment la Syrie, la Jordanie, le Sinaï (Sahara égyptien) et les pays de l'Afrique du Nord, selon les spécialistes des mouvements migratoires de cette espèce animale. Mais les émirs braconniers n'arrêtent pas de traquer cet animal de pays en pays. Ces jours-ci, c’est à travers des régions du Sud, dans les wilayas de Laghouat que le braconnage se pratique à ciel ouvert. Lors des battues et dans la foulée, d'autres espèces animales telles que Lagta (appellation locale) et la gazelle dorcas (gazelle dorcas) – espèce rare vivant dans les régions d'El-Bayadh et au sud de Laghouat –, n'y échappent pas. Tout ce massacre d’une espèce protégée pour ensuite servir la viande de Lagta comme nourriture aux aigles utilisés pour la capture de l'outarde, nous dit-on. À Labiodh-Sidi-Cheikh (Djelfa), les enfants font l’école buissonnière pour céder le pigeon à 1 200 DA l’unité aux émirs braconniers pour nourrir leurs aigles.
On croit savoir que ce genre d'oiseaux échassiers à chair savoureuse, pourtant protégés par les traités et accords internationaux notamment la Convention de 1973 élaborée à Washington (États-Unis) ratifiée par l'État algérien, ainsi que la législation nationale, notamment l'ordonnance n°06-05 du 15 juillet 2006, relative à la protection et à la préservation de certaines espèces animales menacées de disparition (Jora n°47 du 19 juillet 2006), est considéré par ces touristes de luxe saoudiens comme étant du “viagra naturel”. C'est pourquoi ils semblent être intéressés spécialement, selon la population autochtone, par le cœur et le foie du gibier convoité.
Pour rappel, parmi les oiseaux protégés et cités par l'ordonnance sus-mentionnée, nous retrouvons l'outarde houbara (chlamidotis), la grande outarde (otis-tarda), l'outarde canepetière (tetrax). Quant aux mammifères protégés, on y retrouve la gazelle rouge (gazelle-ruffina), la gazelle de l'Atlas (gazelle-cuviera), la gazelle dama (gazelle-dama), la gazelle dorcas (gazelle-dorcas), la gazelle du Sahara (gazelle-leptoceros). Il faut dire que la chasse à la gazelle dans les régions du sud du pays est devenue monnaie courante ces dernières années.
Selon des sources scientifiques, sur le million d'outardes recensées dans les pays d'Afrique du Nord en 1994, dont quelque 400 000 en Algérie, ce nombre enregistre un rétrécissement telle une peau de chagrin en raison principalement de la pratique du braconnage dans les régions agropastorales, arides et semi-arides des régions du sud du pays. C'est le paradoxe entre, d'une part, assister à l'extinction de la faune sauvage qui, de notre avis, est une faune riche et variée, comme le guépard du Tassili, le cerf d'El-Kala, le mouflon de l'Atlas saharien, les différentes races de gazelles du Sahara, l'outarde, le chardonneret qui sont pourtant protégés par le décret n° 083-509 du 20 août 1983 et l'arrêté du 17 janvier 1995, et, d'autre part, envisager des politiques à même de créer une industrie touristique dans notre pays. Ainsi, leur défense n'est-elle pas une nécessité scientifique, écologique, esthétique, économique et morale ?
Le paradoxe est que les tribunaux ont traité ces dernières années plusieurs affaires portant sur le braconnage dont les auteurs sont des nationaux. La question qui reste néanmoins posée est de savoir si le même sort devrait être réservé à ces Saoudiens qui la pratiquent à ciel ouvert.


B  A

Commentaires

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zohra 10-02-2012 23:58

#46
on est en 2012 ,on ne devrait pratiquer aucun braconnage que ça soit de la part de foutus prince ou de nationnaux il faut protéger notre faune !!!!!!! tuer des pauvres animaux pour manger un organe parceque soi-disant c'est aphrodisiaque c'est complètement débile!!!et ça montre l'ignorance et l'inculture de ces gens-là!!!! faire du tourisme pour tuer des bêtes c'est immonde!!!!! notre gouvernement devrait faire cesser ce scandale!!!! c'est une honte!!!! bravo aux tunisiens qui se sont révoltés contre eux!!!!!
Répondre a zohra

NAJMAWAHILAL 09-02-2012 17:55

#45
hacha ya Dunga, le halouf , on doit le réserver aux chrétiens, d'ailleurs ils ne vont pas tarder à venir. Sache que l'outarde appartient aux Saoudiens, c'est eux qui font le lâcher des bébés-outardes au mois de Juin, l'Agérie leur offre certes de grandes étendues pour la nidification et la vie naturelle, on appelle cela l' IDE, l'Algérie tire profit de cette opération qui s'apparente au tourisme, c nous les gagnants ya Dunga.
QU ILS RESTENT CHASSER CHEZ EUX ICI TROP DE SANG A COULE SUR CETTE PAUVRE TERRE ALGERIE LES COLONS ONT SACCAGES NOTRE PAYS ET EN VOILA DE NOUVEAUX ?????
NON PLUS DE ça L ANNEE PROCHAINE
Répondre a NAJMAWAHILAL

NAJMAWAHILAL 09-02-2012 17:50

#44
Citation en provenance du commentaire précédent de el moutaki:
dieu fait en sorte pour ceux qui chasse du gibier en voie de disparition soit aussi sur la meme longueur de voie

NCHALLAH YA RABI Citation en provenance du commentaire précédent de zerdali:
j'ai lu certains commentaires et j'ai été surpris par la méconnaissance de leur auteur, il faut savoir que nos frères Saoudiens n'ont jamais outrepassés la liberté dont ils jouissent en Algérie. Certes notre pays leur offre graçieusement les terres de prédilection, favorisant la nidification et la croissance naturelle de l'outarde sans plus, le Lâcher des bébés-outardes se fait annuellement par les Saoudiens.
Ce qu'il faut retenir et mettre à l'avantage de notre Algérie, c'est que l'opération génère des devises et s'apparente parfaitement au tourisme d'evasion. Soyons gentlemens et tirons profit .

NON PAS POUR DES PREDATEURS SANGUINAIRES
PROTEGEONS LES ESPECES EN VOIE DE DISPARITION CONTRE CES IGNARES
Répondre a NAJMAWAHILAL

adelil1 08-02-2012 23:24

#43
Pourquoi ne pas chasser le sanglier ? Ces bêtes pullulent dans nos montagnes et s'aventurent même ,dans les villages. Ce serait une bonne chose que ces émirs changent de cible et chassent le sanglier. Ainsi l'outarde serait tranquille.
Répondre a adelil1

Guennour 08-02-2012 09:45

#42
Il faut alerter l'UNESCO contre ces charognards et ceux qui les ont autorisés à venir exterminer la faune du pays ...
Répondre a Guennour

zerdali 08-02-2012 09:42

#41
Citation en provenance du commentaire précédent de dunga:
ils devrait chassé le Halouf comme eux, et de tt facon boutef a trop peur d'eux, donc du momet qu'ils ne le chasse pas du pouvoir, ils vont chassé les pauvres betes

hacha ya Dunga, le halouf , on doit le réserver aux chrétiens, d'ailleurs ils ne vont pas tarder à venir. Sache que l'outarde appartient aux Saoudiens, c'est eux qui font le lâcher des bébés-outardes au mois de Juin, l'Agérie leur offre certes de grandes étendues pour la nidification et la vie naturelle, on appelle cela l' IDE, l'Algérie tire profit de cette opération qui s'apparente au tourisme, c nous les gagnants ya Dunga.
Répondre a zerdali

zerdali 08-02-2012 09:28

#40
j'ai lu certains commentaires et j'ai été surpris par la méconnaissance de leur auteur, il faut savoir que nos frères Saoudiens n'ont jamais outrepassés la liberté dont ils jouissent en Algérie. Certes notre pays leur offre graçieusement les terres de prédilection, favorisant la nidification et la croissance naturelle de l'outarde sans plus, le Lâcher des bébés-outardes se fait annuellement par les Saoudiens.
Ce qu'il faut retenir et mettre à l'avantage de notre Algérie, c'est que l'opération génère des devises et s'apparente parfaitement au tourisme d'evasion. Soyons gentlemens et tirons profit .
Répondre a zerdali

Mansour 08-02-2012 09:26

#39
L'Etat signe des conventions internationales pour la protection des animaux en voie de disparition, décrète des lois contre le braconnage et ne les respectent pas, pourquoi demander aux nationaux de ne pas en faire autant ? A qui profite la venue de ces émirs ? Une affaire personnelle de gros sous ?
Répondre a Mansour

taklit de bougaa 08-02-2012 09:21

#38
lancons une campagne nationale et internationale et alertons les instances internationales sur ce crime.
Répondre a taklit de bougaa

el moutaki 08-02-2012 08:44

#37
dieu fait en sorte pour ceux qui chasse du gibier en voie de disparition soit aussi sur la meme longueur de voie
Répondre a el moutaki
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