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Le Premier ministre n’a pas souhaité sa présence lors de sa tournée à Alger

Ali Haddad : la disgrâce ?

Ali Haddad, président du Forum des chefs d’entreprise. © Liberté

Pour certains observateurs, cet incident protocolaire viendrait illustrer, malgré les dénégations, une énième “guerre des clans” et signifierait le début d’une descente aux enfers d’un oligarque, surgi de nulle part.

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui effectuait samedi sa première sortie sur le terrain, n’a pas désiré s’afficher avec le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, invité par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale à la cérémonie de sortie de promotion de l’École supérieure de la sécurité sociale (ESSS) sise à Ben Aknoun à Alger. Selon des informations confirmées et néanmoins niées par les concernés, les services du Premier ministère, informés des présents dans le comité d’accueil installé au niveau de l’école,  ont demandé à ce que le “Patron des patrons” quitte les lieux avant la venue du Premier ministre. Selon certaines sources, cette exigence protocolaire, exécutée, du reste, illico-presto,  aurait concerné également le patron de la Centrale syndicale UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd qui, pour des raisons inconnues, a préféré, lui aussi, suivre son alter ego du patronat. Pour certains observateurs, cet incident protocolaire viendrait illustrer, malgré les dénégations, une énième “guerre des clans” et signifierait le début d’une descente aux enfers d’un oligarque, surgi de nulle part. Doit-on rappeler à cet égard que, dans un passé récent, ce même Haddad se permettait de tancer publiquement des membres du gouvernement en utilisant parfois la première personne du pluriel, insinuant,  d’un ton assuré, voire impertinent, qu’il avait, lui aussi, l’autorité d’un membre de gouvernement ? Assurément non ! L’arrogance de ce milliardaire qui a fait l’essentiel de sa fortune grâce à la commande publique n’en continue pas moins de susciter jusqu’à aujourd’hui encore des commentaires acerbes dans l’opinion, qui reste dubitative devant cette ascension fulgurante d’un entrepreneur dans les travaux publics dans les plus hautes sphères de l’État. D’après des échos du sérail, le duo Haddad - Sidi-Saïd aurait largement interféré dans la formation même du gouvernement Tebboune qui aurait vu, ainsi,  certaines de ses propositions de nominations écartées à l’instigation de ces véritables barons du régime Bouteflika.
Selon cette assertion, le Premier ministre nourrirait, ainsi, une grande amertume à leur égard et ne s’est pas gêné, samedi, pour le montrer. D’ailleurs, l’opinion ne saurait voir dans cette affaire un “cas isolé” que les acteurs tentent, en vain,  de minimiser. Au contraire, cet “incident”  s’inscrit directement  dans une logique de rupture de plus en plus affirmée entre le pouvoir politique et certains détenteurs de capitaux. D’ailleurs, au lendemain de ce renvoi de Haddad, rustre, pour le moins qu’on puisse dire, des mises en demeure à l’encontre du groupe ETRHB sont publiées dans la presse. L’entreprise est sommée d’entreprendre le démarrage des travaux de la réalisation de la nouvelle ligne ferroviaire à voie unique reliant Relizane à Tiaret et Tissemsilt. La même entreprise a fait l’objet, toujours par voie de presse, de deux autres mises en demeure. Elles portent sur deux lots et concernent le relancement des travaux de dédoublement de la route reliant l’échangeur Est Bouira à la ville de Sour El-Ghozlane. Les ordres de commandement des travaux datent de 2012, soit de 5 ans. Ces mises en demeure, outre qu’elles renseignent, peut-être, sur la perte d’influence de Haddad, témoignent au moins des difficultés que son groupe, l’ETRHB, éprouve à honorer ses engagements contractuels. L’autorité publique semble revenir de son indulgence avec le groupe Haddad, après le remaniement gouvernemental qui a vu l’éjection de Sellal mais aussi de ministres comme Abdeslam Bouchouareb. Un ministre dont la gestion fait l’objet de critiques de la part de son successeur.
Des critiques mais aussi des actes. On apprend, en effet, qu’après le ménage effectué par Mahdjoub Bedda, ministre de l’Industrie et des Mines, dans son département ministériel, un vaste mouvement à la tête des douze groupes industriels et de certaines grandes entreprises publiques est attendu dans les jours à venir. Le but est précisément de démanteler le “réseau d’influence” mis en place par Abdeslam Bouchouareb, ami inséparable du milliardaire Haddad, et par l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal dont le départ du gouvernement a laissé entrevoir d’alarmantes défaillances.


Mohamed-Chérif Lachichi

 


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muhand le 17/07/2017 à 19h13

Le pays est dirigé au grès des vents. Dans les coulisses les hommes au pouvoir se vendent comme des baguettes de pain. Au plus offrant. Les rapports de force des clans ont conduit le pays à une instabilité qui a ruiné le pays. Chaque mois le pays change de mains et comme tous ont une dent contre les précédents, les nouveaux arrivés ne pensent qu'à la vengeance et s'en foutent du reste. Voilà le pays que Bouteflika a dirigé avec les différents clans se pliant à chaque changement pour rester.

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