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Il s’est drapé dans un lourd silence

Amar Saâdani : le chant du cygne ?

© Zehani/Liberté

Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani, s’est soustrait aux feux de la rampe. Il est subitement passé d’une faconde abondante au silence sidéral. Un silence sur lequel il n’a pas cru bon de s’expliquer même auprès de son entourage.
Ce qui, à la fois, intrigue et pénalise ses collaborateurs qui ne savent plus de quel propos user ni à quelle position se rendre pour commenter une actualité fort riche en bouleversements ces derniers jours. Ainsi, de tout le personnel politique partisan, Amar Saâdani, et le FLN, par voie de conséquence, est le seul qui ne s’est pas empressé à délivrer son commentaire au sujet de la mise à la retraite du patron du DRS, le général Toufik. Pourtant, c’est de chez lui, plus que du reste des leaders politiques, qu’était guettée la réaction au “renvoi” du général Toufik, tant est qu’il demeure le seul proche du pouvoir qui s’est déclaré ouvertement hostile au DRS et à son ex-désormais chef. C’était en 2013 déjà. De quoi le silence de Saâdani, antérieur à la mise à la retraite du général Toufik, il faut le dire, est-il synonyme ? Une source très au fait des lames de fond qui agitent l’ex-parti unique soutient qu’Amar Saâdani, qui sortait renforcé d’un congrès du parti cousu de main experte, adoubé qu’il était à la fois par le chef de l’État et par le chef d’état-major de l’ANP, a commis, dans l’euphorie de la victoire sur l’adversité, des erreurs d’amateur qui lui ont valu de tomber si vite en disgrâce. La première erreur est qu’il n’a pas su faire taire la rumeur autour de ses biens dans la capitale française, laquelle finira d’ailleurs par faire les choux gras de la presse nationale et internationale.
Il a commis même la maladresse d’avouer, après avoir nié publiquement les richesses qu’on lui prêtait, qu’effectivement il disposait d’un appartement dans le quartier chic de Neuilly, mais plus encore qu’il est titulaire d’une carte de résidence en France. Pour un chef de parti qui gouverne, il n’est pas bon de se montrer dans un tel statut, à plus forte raison quand le parti s’appelle le FLN. Amar Saâdani a aggravé sa situation en désignant le député Djemaï, chef du groupe parlementaire du parti, en remplacement de Khaoua, promu ministre chargé des Relations avec le Parlement, malgré les réserves, dit-on, du chef de l’État qui a très mal apprécié que ce député s’élève contre la décision du gouvernement d’introduire le paiement par chèque dans les transactions commerciales ou encore qu’il se joint à la cohorte des conservateurs qui s’en sont pris à la ministre de l’Éducation nationale. Notre source affirme que Saâdani a bien compris sa douleur.
Son éjection de la tête du parti est même évoquée. L’actuel ministre de la Justice, Tayeb Louh, est donné pour être le prochain homme fort du FLN. Rampe qui pourrait à terme le propulser encore bien haut.


S.A.I.


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1 réactions
muhand le 16/09/2015 à 15h28

Il ne faut tout de même pas demander à un drabki de penser. L(...)utile que ceux qui le manipulent est trop bête pour penser par lui même. Il attend des instruction pour venir braire,'instructions qui ne viennent pas parce que à alger la peur tiraillent les entrailles de ceux qui ont mis à l'écart Mediene. Saadani cherche le moyen de fuir de quitter le pays pour sauver sa tête. Voilà pourquoi ce silence.

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