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Libertés de la presse et d’expression en Algérie

Amnesty International réclame la levée des entraves

©AFP

La célébration du premier anniversaire de la Journée nationale de la presse intervient dans un contexte de rétrécissement assez marqué des libertés de la presse et d’expression. Une situation illustrée par la fermeture par la force publique de la chaîne de télévision privée El Watan El Djazaïria pour avoir autorisé l’antenne à Madani Mezrag qui en a profité pour proférer des menaces à l’adresse du chef de l’État.
Cette fermeture, ordonnée par le ministre de la Communication, est dénoncée par Amnesty International qui, dans une déclaration rendue publique hier, a demandé aux autorités algériennes “d’autoriser la chaîne de télévision privée El Watan TV, fermée la semaine dernière après une descente de police, à diffuser de nouveau”. Elle leur a demandé “instamment, de façon plus générale, de lever les restrictions abusives imposées à des journalistes et à des médias, en particulier les refus d’autorisation de diffuser qui sont utilisés pour censurer du contenu”. Amnesty International, qui a rappelé dans le détail chronologique les péripéties de la fermeture de la chaîne de télévision en question, a fait noter que “les autorisations de diffuser s’avèrent difficiles à obtenir dans la pratique. En conséquence, la grande majorité des chaînes privées demeurent sans statut juridique et elles ont tenté de contourner cet obstacle en diffusant depuis des pays étrangers, tels que la Jordanie et Chypre. Elles sont largement tolérées par le gouvernement, qui exerce une répression sélective contre les chaînes qui diffusent des propos critiques à l’égard des autorités. En mars 2014, les autorités ont, de manière similaire, fermé la chaîne privée El Atlas TV, apparemment en représailles parce qu'elle avait couvert des manifestations et des propos critiques en rapport avec l'élection présidentielle d'avril 2014”. L’ONG a relevé, par ailleurs, que “les restrictions prévues par la loi relative à l’activité audiovisuelle enfreignent l'article 41 de la Constitution algérienne, qui garantit la liberté d'expression, ainsi que les obligations de l'Algérie en matière de droits humains au titre de l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de l'article 9 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples”. La veille de la célébration de la Journée nationale de la presse a été marquée aussi par la sortie du Mouvement El-Islah qui a appelé, à travers un communiqué public, à la levée “des contraintes sur le travail journalistique libre et de la chape de plomb qui pèse sur les opinions libres et les initiatives professionnelles”. Le mouvement a appelé également à la levée du “siège” sur les chaînes de télévisions menacées de fermeture, ainsi que des scellés dont font l’objet El Atlas et El Watan TV. El-Islah a déclaré aussi refusé le monopole imposé à la télévision et la radio publiques nationales et a réclamé leur ouverture à l’ensemble des Algériens.

S. A. I.


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