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Grève et marche des travailleurs et enseignants de l’université de Béjaïa

“Appel au départ du système et de ses relais locaux”

Prise de parole, hier, lors du sit-in organisé par le Cnes et le Snapap. © Kamal Ouhnia/liberté

Les enseignants et travailleurs affiliés aux sections syndicales du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) et du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa, ont pris part activement à la journée de protestation organisée hier.

Après avoir suivi le mot d’ordre de grève, ils ont organisé un sit-in, suivi d’une prise de parole où ils ont eu notamment à exprimer leur “rejet de l’élection présidentielle”, annoncée par le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, appelant au “départ du système et de ses relais locaux”, mais aussi à prendre position par rapport aux arrestations, qui s’opèrent dans les rangs des militants et acteurs du mouvement populaire du 22 février.

Lors de son intervention, le syndicaliste du Cnes, Fatah Bouhmila, a indiqué que le pouvoir politique avait parié sur l’essoufflement du mouvement cet été. “Heureusement, il n’y a pas eu de coupure ; les marches du mardi ont été maintenues”, s’est-il félicité. Et d’annoncer dans la foulée que leurs activités, politiques s’entend, allaient reprendre avec le retour des étudiants.

Il a indiqué que “le changement du système, incarné par le général-major Ahmed Gaïd Salah et ses relais locaux, dont le recteur de l’université de Béjaïa, sur lequel il a beaucoup insisté, interviendra avec la poursuite de la mobilisation et de la lutte pacifique”. Son collègue du Snapap, Samir Mihoub, a indiqué, pour sa part, que son organisation est partie prenante du mouvement du 22 février.

“Et c’est à ce titre que l’on a décidé de cette journée de protestation, pour dire non aux élections, afficher notre solidarité agissante avec les manifestants, acteurs du mouvement (Karim Tabbou) et symboles de la révolution (Lakhdar Bouregâa notamment), arrêtés arbitrairement”, a-t-il martelé. Un enseignant a déploré lors de son intervention “la confiscation de l’ENTV au profit exclusif du pouvoir”. “Alors que le peuple est sorti dans les 48 wilayas du pays, on a trouvé le moyen de minorer cette très forte mobilisation.

Pis encore, on a essayé de la récupérer”, a-t-il affirmé. Mahrez Bouïche, doctorant en philosophie politique, a suggéré, pour sa part, qu’une AG s’impose. C’est aussi le point de Mourad Ouchichi, enseignant à la faculté des sciences économiques et de gestion, qui estime que la communauté universitaire doit impérativement se structurer. À ce titre, il plaide pour une organisation au niveau des différentes facultés.                                          
 

M. OUYOUGOUTE


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