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Actualité Mercredi, 20 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

La production avicole a enregistré une hausse appréciable ces trois dernières années

Aviculture : filière restructurée cherche professionnels

Par : Badreddine KHRIS

Confrontée, il y a des décennies, à une désorganisation avérée, la filière avicole commence progressivement à se structurer. La création d’organes, tels que le Conseil interprofessionnel avicole, apporte petit à petit des résultats satisfaisants. Cela peut se mesurer à travers l’augmentation significative de la production et par là même celle de la consommation. Plus de 600 000 tonnes de viandes blanches ont été produites. Ce qui a fait augmenter par conséquent la consommation à 17 kg/habitant/an, prévue pour 2012 alors qu’elle avait atteint 14 kg en 2011. Idem pour la dinde qui est passée de 2,5 kg/hab/an en 2011 à 3,2 kg/hab/an attendue en 2012 pour une production de 112 000 tonnes. La hausse a également touché les œufs dont la consommation avoisinerait les 7 milliards d’unités, soit une moyenne de 190 œufs/hab/an. L’aviculture mérite, toutefois, une meilleure prise en charge non pas de la part du ministère de l’Agriculture qui a mis en place tous les dispositifs d’aide et d’assistance nécessaires à l’instar des autres filières mais des acteurs eux-mêmes.
La tutelle leur a offert le cadre légal pour qu’ils s’organisent davantage. C’est d’ailleurs l’objet de la naissance il y a à peine deux ans du conseil. Ses membres ont d’ores et déjà entamé un travail de restructuration. Ils sont partis à la rencontre des professionnels et de tous les intervenants afin de les écouter, enregistrer leurs différents problèmes et trouver ensemble les solutions adéquates.
Le constat établi fait ressortir un manque flagrant de régulation des marchés des viandes blanches. Le département du Dr Benaïssa a anticipé cette problématique en mettant en place un dispositif de régulation triangulaire composé du ministère, de l’Office national de l’alimentation du bétail (Onab) et des aviculteurs. Les abattoirs publics et privés font eux aussi partie de ce partenariat. C’est avec cet état d’esprit que les acteurs de la filière préparent le mois de Ramadhan durant lequel les Algériens consomment des quantités importantes de poulet et de dinde. Rachid Benaïssa souhaite que le marché finisse par imposer un prix de vente qui arrange à la fois le consommateur et le producteur. Autrement dit, tout le monde doit trouver son compte dans cette activité, souligne-t-il, au cours d’une réunion du conseil organisée hier au siège du ministère. “Il faut installer un système de régulation plus efficace et améliorer au mieux l’organisation de la filière”, avoue-t-il. L’on estime que si les prix du poulet se situent entre 230 DA et 250 DA le kg, durant le mois sacré, le produit sera accessible pour les consommateurs.
Le ministre ressent un nouveau dynamisme, une autre conception des choses auprès des éleveurs qu’il a écoutés lors de cette rencontre. “J’ai perçu les prémices d’une volonté des professionnels à mieux se prendre en charge afin d’assurer une durabilité à leur activité”, indique-t-il. Cependant, il s’oppose à toute régulation qui limite la production. “Je suis contre une régulation qui limite la production. Au contraire, il faut continuer à produire tout en cherchant des solutions en aval”, soutient-il mordicus. “Plus vous produisez, plus vous augmentez votre marge, plus vous vous sécurisez et plus le produit sera abordable sur le marché”, explique-t-il à l’adresse des aviculteurs. Pour lui, il est grand temps de sortir de la logique de la spéculation et de s’installer dans celle de la professionnalisation durable. Il pense que le temps est venu pour que les intervenants de la filière atteignent un niveau supérieur de modernisation et d’intensification de leur activité.  Car, avertit-il, personne ne peut dire de quoi sera fait demain. En termes plus clairs, s’ils ne se professionnalisent davantage, ils risquent d’être phagocytés par la concurrence qu’instaurerait l’ouverture du pays dans le cadre de l’OMC et de l’UE. Le message est lancé aussi à ces propriétaires d’espaces d’élevage et de tueries clandestins qui s’entêtent à ne pas déclarer leur activité, approvisionnant et revivifiant ainsi le marché informel. Ce marché parallèle qui porte atteinte à une filière déjà vulnérable…


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