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Actualité Dimanche, 23 Septembre 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Rebondissement dans la crise du fln

Belkhadem, ses adversaires et les “baltaguiya” 

Par : Azzeddine Bensouiah

Et ça repart ! La crise qui secoue le FLN depuis plus d’une année ne semble pas connaître de répit, mais risque, au contraire, un nouvel épisode dont l’issue reste incertaine.

Hier, redresseurs et contestataires avaient prévu d’organiser une action de protestation au sein de “l’appareil”, le siège central du parti. Le patron contesté, Abdelaziz Belkhadem, a pris ses précautions, en s’évaporant du siège. Certains le disent à Relizane, alors que d’autres affirment qu’il “arrivera d’un moment à l’autre”. En tout cas, Belkhadem n’a rien laissé au hasard.
Une centaine de jeunes, dont les têtes n’ont rien à voir avec le militantisme, ont passé la nuit dans la cour du parti. Hier, ils étaient affaissés sur les chaises, rôdant comme des zombies dans les couloirs. On se croirait dans une gare routière d’un coin reculé du pays ! Seule distinction, ils avaient, en guise de badge, le portrait de Belkhadem. Et les cadres du parti ? Seulement une dizaine de membres du comité central, encore fidèles au SG, se terraient dans les bureaux et demandaient aux journalistes les nouvelles de l’autre camp.
Dehors, la route est fermée à la circulation.
Un impressionnant dispositif sécuritaire est déployé pour empêcher les contestataires d’y parvenir. Un député est en colère. “Je suis député, j’ai le droit d’accéder au siège de mon parti.” Un autre sénateur, visiblement intenable, a voulu forcer le cordon de sécurité. “On nous frappe, on nous traite comme des voyous, alors que les voyous sont ceux qui occupent illégalement notre siège en ce moment.”
Les ex-ministres El-Hadi Khaldi et Abdelkrim Abada tentent de le raisonner. “On ne va pas tomber dans leur piège. Belkhadem veut nous pousser à l’affrontement.” Ils décident de déposer une plainte auprès du procureur de la République pour “occupation illégale du siège du parti par des jeunes armés de couteaux et de gourdins”. Ils veulent les déloger par la force publique, mais dans le respect de la loi. Certains membres du comité central sont sceptiques. “Regardez où est-ce qu’on nous parque, dans le jardin du Paradou, entouré d’un cordon sécuritaire, alors que notre siège est occupé par des baltaguiya !”
Une centaine de membres du comité central sont sur place, des sénateurs, d’anciens ministres, mais aussi d’anciens mouhafadhs.
Mais au moment où Abada s’apprêtait à lire un communiqué au nom des contestataires, un groupe de jeunes, venu de Bourouba, emmené par un responsable d’une organisation juvénile, fait irruption dans le jardin et scande des slogans, tantôt politiques, tantôt sportifs, ne sachant même pas à qui ils avaient affaire.
Il aura fallu toute la sagesse des anciens pour ramener un semblant de calme. Abada prend le mégaphone et rappelle les raisons de ce mouvement de protestation.
Il affirme que le fils de Belkhadem, Abderrahmane, a loué des jeunes, à 5 000 DA par tête, pour passer la nuit au siège du parti. Pour Abada, “il est malheureux que nos enfants soient exploités de la sorte et jouent aux baltaguiya”.
La plainte a finalement été déposée et les contestataires, qui ont longuement palabré avec les officiers de police présents sur place, comptent sur ces derniers pour qu’ils transmettent à la justice toutes les preuves matérielles de l’intrusion des “baltaguiya” dans le siège du parti.
Une bataille juridique qui commence, mais surtout un bras de fer qu’ils comptent mener jusqu’au bout en organisant des manifestations quotidiennes devant “l’appareil”, ce qui ne va pas plaire du tout aux riverains, ni aux usagers du jardin du Paradou et constituera un véritable casse-tête pour les forces de l’ordre. Est-ce une façon de faire bouger les choses en haut lieu ? Peut-être.
En tout cas, Belkhadem, lui, ne semble pas être près de reculer d’un iota. Au contraire, en faisant appel, de nouveau, aux “baltaguiya”, il lance un défi, non seulement à ses adversaires, mais aux forces de l’ordre.


A. B.

 

Commentaires 

 
#9 benah 27-09-2012 06:22
Citation en provenance du commentaire précédent de amalou:
Bizarre cette ferveur militantiste au FLN en cette periode de cinisme qui sévit sur toute la planete terre! Je suppose qu'il y a encore beaucoup à boire et à manger dans les caisses du FLN. Les boss du FLN, au service des boss du pays peuvent recruter des militants de la même façon qu'on lève une milice: avec du FRIC.
le suis un militant fidèle au parti et aux valeurs de novembre,mais vu la tournure que vit le pays,je suis pour sauver le FLN et l'écarter de la politique de ces trabendistes sans scrupules.
 
 
#8 Méditerranéen 24-09-2012 21:01
Ils font comme les faut islamistes, ils utilisent le FLN qui est le patrimoine historique de tous les algériens pour assoir le pouvoir depuis l'indépendance et les autres la religion de tout à chacun pour leurs intérêts personnels, c'est leurs fonds de commerce. Ils n'ont aucune compétence à gérer notre pays si ce n'est nous faire tous couler comme le Titanic, On appelle ça des voyous dans d'autres états et ils seront passés devant la justice pour leurs actes de banditisme parce que ce n'est pas autre chose. Malheureusement pour nous, ils se prennent pour des génies et savants, c'est à croire qu'ils détiennent des laboratoires de recherches scientifiques et que la planète attend leur trouvaille pour enrailler la misères du monde. C'est vraiment monstrueux leurs stratagèmes et même diabolique.
 
 
#7 MADJIDM 23-09-2012 19:02
BONJOUR
EN PARLE DE JUSTICE EN ALGÉRIE VOILA UN EXEMPLE LE F L N OUI LE F L N CES PRÉSIDENTS QUI PARLE DE DÉMOCRATIE MAIS POUR EUX ILS DOIVENT RESTES A VIE VOILA LEUR DÉMOCRATIE IL NE RESTE QUE LE NON F L N LE VRAIS HOMMES DU F L N SOI ILS SONT MORTS SOI ILS SONT ÉCARTEZ PAR CETTE NOUVELLE MAFIA QUI NE PENSE QU'A LEUR PROPRE BESOIN
OU EST LA JUSTICE SOCIALE COMMENT CES PERSONNES PENSE OU EST LEURS CONSCIENCES
QUI LES PROTÉGÉS LE PEUPLE NE PEU PLUS ATTENDRE QUE VEULENT SES PERSONNES OU EST LE PREMIER MAGISTRAL DE CE PAYS QUI GÈRE CE PAYS CE PEUPLE NA RIEN COMPRIS RIEN NE VAS DANS NOTRE PAYS TOUTES EST REFAIRE SI RIEN NA ÉTÉ FAIT EN DOIT S'ATTENDRE A UNE NOUVELLE INTIFADA ET SA SERA LA FAUTES DES DIRIGEANTS
 
 
#6 dodo-dodo 23-09-2012 13:04
Pièce de théâtre en trois actes à l'égyptienne !
On est acte 2 scène 1 : préparation des élections locales après avoir fini dans l'acte 1 avec les législatives ..
Bientôt ce sera Acte 3 et dernier : les présidentielles ...Et on réassistera de nouveau à la débile mascarade
ça suffit ! A force de prendre les gens pour des tarés on le devient soi-même
 
 
#5 SIDI MAKHLOUF 23-09-2012 12:02
Si l'on avait pris la décision au moment opportrun de flanquer ce parti au musée, l'on ne serait pas la, Le FLN est tombé bien bas, pour que des aventuriers de tout accabit, s'entredechir pour qui profiterait de la manne distribuée généreusement, par l'état à ce parti ,qui ne sert que les intérets des individus qui en font parti. Mettez ce parti au musée et qu'on en parle plus.
 
 
#4 bergalou 23-09-2012 11:26
s'il y'a un gouvernement digne de ce nom en algerie c'est le moment de mètre ce FLN au musé et passer a autre chose plus sérieux pour le bien etre des gens et du pays marre de ce partie et de sa politique démagogique ..
 
 
#3 satogi 23-09-2012 11:16
Souvenz vous bien, Moubarek a fait de même en payant et en forçant baltaguya, les malheureux chameliers et les cavaliers égyptiens (contre leur gré) pour disperser les manifestants à la plave Tahrir. Le résultat: Moubarek sur un lit de mort en prison! lui et ses fils. Khdaafi et ses fils assassinés et emprisonnés. Saddam et ses fils assassinés. Dommage que nos politiciens ne retiennent jamais les bonnes leçons.
 
 
#2 SG89 23-09-2012 11:01
Mieux vaut mettre ce parti au musé pour qu'il reste le patrimoine historique de tous les algeriens que de le laisser perenner comme marchande de la politique actuelle.
 
 
#1 amalou 23-09-2012 10:48
Bizarre cette ferveur militantiste au FLN en cette periode de cinisme qui sévit sur toute la planete terre! Je suppose qu'il y a encore beaucoup à boire et à manger dans les caisses du FLN. Les boss du FLN, au service des boss du pays peuvent recruter des militants de la même façon qu'on lève une milice: avec du FRIC.
 
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