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Benyounès et Nouri accusent la presse et le consommateur

Alors qu’ils étaient à Oran pour une visite d’inspection conjointe, le ministre du Commerce, Amara Benyounès, et son homologue de l’Agriculture, Abdelouahab Nouri, sont tous deux intervenus, hier, lundi, sur le thème de conjoncture, à savoir la hausse des prix des fruits et légumes et les spéculations durant le mois de Ramadhan. Lors d’un point de presse, c’est le ministre de l’Agriculture qui, le premier, livrera son appréciation sur cette situation du marché, à savoir la hausse des prix.
Il en évoquera les causes. “Ce matin au marché de gros d’Oran et lors de nos précédentes visites de terrain, nous avons pu constater ce phénomène de hausse des prix au début du Ramadhan, mais la responsabilité revient aux consommateurs qui provoquent cette hausse durant les premiers jours du Ramadhan….”  Et de poursuivre : “Maintenant nous avons constaté qu’il y a une baisse générale des prix dans chaque wilaya.” Le ministre de l’Agriculture se félicitera de la réalisation et du fonctionnement des marchés de gros. Ce dernier sera suivi par le ministre du Commerce, Amara Benyounès, qui, à son tour, fera un rappel des nouvelles règles du marché, à savoir une liberté des prix où, depuis des années, l’État n’intervient plus pour les fixer. Poursuivant sur ce chapitre, le ministre du Commerce affirmera que “depuis 10 jours nous avons constaté une baisse générale des prix des fruits et légumes et ce sont des rumeurs colportées par la presse qui fait dire qu’il y a toujours une hausse des prix, alors que nous avons remarqué une baisse de 50%  partout”.
Quant à savoir comment peut se faire, malgré tout, une régulation du marché et de la distribution et quel rôle l’état peut jouer dans une économie de marché et de liberté des prix, Amara Benyounès rejette l’idée de la création d’une structure publique qui serait à même d’agir dans ce sens. “Nous sommes sortis de ce type de schéma…. Le marché est libre il faut aller vers la grande distribution comme cela s’est fait ,à l’étranger, construire des marchés de gros et des hypermarchés”,  préconisera-t-il. Interrogé sur l’impact de la grande distribution alors que l’Algérie est un pays importateur de biens de consommation, le ministre du Commerce estimera que “la grande distribution peut exister, nous avons des  produits de consommation locaux, nous manquons d’hypermarchés”. Selon lui, cela permettra de réguler un tant soit peu les tensions qui existent sur les marchés. Pourtant, aujourd’hui, lors de leur visite conjointe, les deux ministres se sont rendus dans une société d’importation de viandes et de produits de pêche qui fait du conditionnement et de la congélation, avant de poursuivre au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur, ainsi qu’aux locaux d’inspection du port d’Oran.