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Il a été présenté devant le juge hier à Bordj Bou-Arréridj

Brahim Laâlami placé sous contrôle judiciaire

Brahim Laâlami à sa sortie du tribunal de Bordj Bou-Arréridj, en compagnie de ses avocats. © Chabane Bouarissa/Liberté

Arrêté à Alger, la veille du 1er novembre, cet activiste a été transféré à Constantine où il était en garde à vue jusqu’à hier, jour de son transfert à Bordj Bou-Arréridj.

Sans nouvelles de lui depuis son arrestation jeudi dernier à Alger, l’activiste et blogueur Brahim Laâlami, figure de la contestation à Bordj Bou-Arréridj, a finalement réapparu. Il a été auditionné hier par le juge instructeur près le tribunal de Bordj Bou-Arréridj qui l’a placé sous contrôle judiciaire. Il est poursuivi pour “atteinte au moral d’un corps constitué” et “outrage à corps constitués”, selon ses avocats. “Après avoir entendu les charges retenues contre lui, le juge d’instruction a pris la décision de le mettre sous contrôle judiciaire”, dira Ridha Hamdani, membre du collectif de défense. 

“Une décision rassurante pour le prévenu et sa famille”, s’est-il félicité. Pour son avocat, Brahim Laâlami est interdit de quitter le territoire national. “Le dossier de l’accusation est vide et la vidéo présentée ne dévoile rien”, argue l’avocat, qui précise qu’il est confiant pour la suite de la procédure. À la sortie du tribunal du jeune hirakiste, des cris de joie et des Allah Akbar émanaient de ses amis et des membres de sa famille qui l’attendaient depuis plusieurs heures. 

Porté par un groupe d’amis, Brahim Laâlami, en larmes, n’a fait aucune déclaration. Pendant qu’ils attendaient la décision du juge, ses amis et sa famille ont organisé un sit-in devant le tribunal où ils ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et demandé sa libération. “Libérez Brahim”, “Libérez les détenus”, criaient les manifestants.

“Il n’a rien fait. Il manifeste comme les millions d’Algériens”, dira l’un des manifestants qui n’ont pas cessé d’appeler la justice à être juste et de prouver son indépendance. Pour un de ses proches, la famille de Laâlami a passé des journées de stress et d’inquiétude. Pour rappel, Brahim Laâlami, 26 ans, tailleur de profession, a été arrêté jeudi 31 octobre à Alger où il s’était rendu pour prendre part à la marche du 1er novembre.

Depuis, ses proches et les avocats qui se sont constitués en collectif de défense des détenus du hirak, étaient sans nouvelles de lui.  Alors que tous les manifestants arrêtés jeudi et vendredi avaient comparu devant les tribunaux, Brahim Laâlami était introuvable. “Brahim a été arrêté avant la marche du 1er novembre à Alger. 

Il était maintenu en garde à vue depuis vendredi dans les locaux des services de renseignements de Constantine. Il a été transféré ce mercredi dans sa wilaya, où il a été présenté devant le tribunal de Bordj Bou-Arréridj”, nous a confié un de ses amis. Brahim Laâlami est l’un des premiers activistes  qui se sont mobilisés contre le 5e mandat de Bouteflika à Bordj Bou-Arréridj.

Avant le 22 février, il avait organisé, avec un petit groupe de jeunes, une marche à Bordj Bou-Arréridj pour  appeler au rejet du 5e mandat. Il sera arrêté le vendredi 15 février par la police qui l’a relâché.  

 

Chabane BOUARISSA

 

 

 



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