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Actualité Mercredi, 20 Novembre 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Organisé par World Trade Center Algeria

Colloque international sur la contrefaçon en Algérie

Par : Meziane Rabhi

Sous le haut patronage du ministre du Commerce, World Trade Center Algeria (WTCA) organise les 25 et 26 novembre 2013, à l’hôtel Mercure d’Alger, un important colloque sur la contrefaçon en Algérie et une exposition des produits contrefaits. Des experts nationaux et étrangers, des institutions publiques et des organismes internationaux spécialisés prendront part à cette rencontre, qui débattra aussi de l’état des lieux de ce phénomène en Algérie, des mesures juridiques mises en place pour y faire face et les expériences des autres pays dans ce domaine. Les organisateurs annoncent, également, la participation du directeur général des Douanes, des responsables de l’Inapi, de l’Ianor et de l’Onda. Les responsables de l’Inapi évoqueront le droit de la propriété industrielle face à la contrefaçon en Algérie. Ceux de l’Onda parleront des droits  d’auteur, alors que le directeur de la normalisation à l’Ianor présentera la norme ISO12931. Il y aura aussi une communication du directeur général du Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques. Les expériences françaises et américaines en matière de lutte contre la contrefaçon seront présentées. Les organisateurs ont prévu des témoignages sur les pièces de rechange, les produits d’hygiène et cosmétiques, le matériel électrique et électronique. La rencontre devrait permettre de faire le point sur un phénomène qui a pris des proportions alarmantes, encouragé par les marges juteuses qu’il génère et par un dispositif pénal peu contraignant. Il s’agit d’un fléau particulièrement dangereux pour l’économie, d’une manière générale parce qu’il affecte les capacités de développement intellectuel et technologique mais bien plus et dans beaucoup de cas il met en péril la vie et la sécurité du consommateur. Si au départ, la contrefaçon ciblait les produits de luxe, aujourd’hui plus rien n’échappe à cette industrie du faux qui prolifère à une vitesse vertigineuse et touche même les domaines à fort potentiel technologique.
Cela peut aller de la pièce électrique ou mécanique aux logiciels en passant par les médicaments ou les créations artistiques. Le cas des produits de l’entreprise BCR révèle l’étendue prise par le phénomène en Algérie. “Les tests et analyses effectués dans les laboratoires de l’entreprise et établissements externes sur des échantillons de robinetterie sanitaires et bâtiments acquis auprès de distributeurs locaux ont révélé la présence de zamac (matière cancérigène) et d’acier ordinaire, matériaux interdits en Europe pour la fabrication de pièce à conduite d’eau”, avait indiqué récemment un responsable de l’entreprise lors d’une rencontre sur la normalisation organisée par le FCE. D’autres éléments nocifs pour la santé ont été également mis en évidence par les mêmes analyses, il s’agit d’impuretés chimiques telles que le cadmium, le plomb et l’aluminium considérés par la communauté scientifique comme toxiques. “Malgré les mesures prise en interne et en externe, nos parts de marchés ont reculés, de 1994 à ce jour, de 20 à 30 points en fonction du métier considéré”, regrette le responsable de BCR. Globalement le dispositif mis en place par les services des Douanes avait permis en 2011 de saisir un total de 700 841 articles contrefaits, un chiffre en hausse de 84,5% par rapport à 2010 (379 774).

M. R

 
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