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Actualité Dimanche, 15 Juillet 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Crise malienne

Contours de la solution politique de l’Union africaine

Par : Djilali BENYOUB

La solution militaire ne peut rien apporter à la crise malienne. Elle ne peut influencer positivement la situation dans ce pays, a estimé le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra. Intervenant hier samedi à Addis-Abeba, le diplomate a soutenu que la solution peut être africaine et sans intervention militaire.
Option avancée par certains pays qui est destinée, selon lui, à la consommation interne. Cela d’autant plus que, pour le diplomate, la démarche actuelle pour le règlement de la crise malienne n’a pas épuisé tous les moyens pacifiques.
L’urgence, cependant, est, selon lui, dans la mise en place “d’un gouvernement représentatif inclusif à Bamako, en mesure de représenter la souveraineté nationale et de prendre des dispositions afin que durant la période de transition d’une année, il puisse y avoir un calendrier électoral et éventuellement des amendements à la Constitution”. Cette solution prévoit également la mise en place d’une Chambre haute pour représenter le territoire à travers le Parlement. Le but est de donner une plus grande représentation aux populations du Nord qui ont développé un sentiment de marginalisation et d’exclusion dans la gestion des affaires du pays.
La partie la plus complexe de la crise malienne demeure, cependant, la situation du Nord tombé entre les mains des groupes terroristes et qui fait l’objet d’affrontements entre les groupes affiliés à Al-Qaïda et les séparatistes Azawad du MNLA. Un double problème lié à l’intégrité territoriale et à la sécurité. Situation accentuée par la présence des groupes terroristes et les activités criminelles transnationales. Il n’y a pas de solution miracle, a tranché le commissaire africain. Non seulement le combat est de longue haleine, encore faut-il surtout que la coopération régionale soit effective et efficace. “C’est-à-dire, a souligné M. Lamamra, que les pays de la région adhèrent aux mêmes valeurs et consentent des sacrifices comparables.” Cela dit, la solution reste entre les mains des Maliens eux-mêmes. D’où l’insistance sur le dialogue et la négociation entre les différentes parties. Il y a d’un côté le MNLA et Ançar Eddine et de l’autre le gouvernement de Bamako. Lamamra intègre Ançar Eddine non pas comme groupe islamiste à l’instar d’Aqmi ou du Mujao liés à Al-Qaïda, mais un acteur susceptible de contribuer au même titre, selon la stratégie adoptée par l’UA et le Burkina Faso médiateur de la Cédéao, que le MNLA à d’abord isoler les groupes terroristes et entamer les négociations. Le but, dans un premier temps, est d’arriver à avoir l’accord des deux parties, Ançar Eddine et MNLA pour amorcer le dialogue. Ag Ghaly, leader d’Ançar Eddine, faisait partie de la rébellion avec feu Bahanga et avait signé en 2006 l’accord d’Alger. Il est également contre la présence des groupes d’Al-Qaïda sur le territoire malien. Ce qui fait de lui, de fait, un acteur indispensable. Quant au type d’accord, M. Lamamra évoque l’existence d’accords du genre de celui d’Alger (2006) ou le pacte national dont l’application donnerait de nouvelles perspectives “à un Mali démocratique et convivial où tous les citoyens seront égaux en droits et en devoirs”.
De leur côté, les pays du champ s’activent dans le même sens avec une démarche similaire. Les ministres des Affaires étrangères des pays de la sous-région ont augmenté la cadence des consultations pour aboutir à une convergence sur l’analyse et les modalités de mise en œuvre de la démarche commune. Les MAE d’Algérie, de Mauritanie, du Mali et du Niger vont se rencontrer avant la fin de ce mois de juillet dans la capitale nigérienne, Niamey. Signe que les choses évoluent et s’accélèrent dans le bon sens.
Sur le terrain, la population du nord du Mali ne cache désormais plus son mécontentement et sa colère devant les exactions des islamistes. Après les manifestations à Gao, Tombouctou, la population est sortie avant-hier à Goundam, une ville proche de Tombouctou, pour protester et dénoncer le comportement des islamistes qui se sont attaqués à un homme accusé à tort d’adultère et à une femme sans voile. Les manifestants ont, par ailleurs, bloqué l’accès à la mosquée de la ville pour les islamistes qui allaient accomplir la prière du vendredi. Malgré des coups de feu en l’air, les islamistes n’ont pas réussi à leur faire peur.


D B.

 

Commentaires 

 
#3 santogi 16-07-2012 09:49
Monsieur ABA, faire la police chez soi est une chose mais aller faire la guerre dans un pays souverain en est une autre ! D'autre part, faire la guerre contre qui? Ançar Eddine, le MNLA, les Arabes, les diverses tribus ...? En plus il n'existe pas encore de gouvernement malien officiel qui demanderait une aide militaire. Le problème est très complexe. C'était la même situation en Afghanistan avant l'intervention militaire: chaque tribu régnait sur un territoire. La guerre n'a rien réglé mais bien au contraire. L'Afghanistan est à des milliers de kms d'Algérie ça n'empèche qu'il y a eu de graves conséquences sur notre pays. Le Mali est frontalier à l'Algérie. je vous laisse imaginez les conséquences!
 
 
#2 Hésa 15-07-2012 17:18
En attendant Godot , ces messieurs discutent la sexualité des anges , pendant que des milliers de gens subissent le cauchemar, qui par sans exception de régime au nord comme au sud , c'est comme blanc bonnet et bonnet blanc sont tout simplement inaptent de gouverner , des pays qui ont une armée qui doit au cas où las sécurité des citoyens est en danger , ne peuvent pas les protéger de ces terroristes , l'Union Africaine qui porte mal son nom n'a rien fait de bon , tout ce l'union a fait c'est contrecarrer les idées venues de l'extérieur en les taxant des idées impérialistes,c 'est comme si rien de bon de l'occident c'est absurde!Les Américains sont partout en Afrique , pour défendre leurs intérets et leur sécurité, et c'est tout à fait normal , on entend toujours un tapage , mais ces gens qui gueulent n'ont pas de solutionau probléme ils ne sont que des importunistes, des bons à rien en somme des sangsues! merde
 
 
#1 aba 15-07-2012 16:00
pourquoi pas une intervention militaire ? l'Algérie a martelée durant une dizaine d'années qu'il faut érradiqué le terrorisme et menée une guerre totale, et la elle s'oppose et prone le dialogue. je ne comprends rien
 
DIlem
DILEM DU 23 OCTOBRE  2014
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