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A la une / Actualité

Banque extérieure d’Algérie

Dépôt de plainte contre un directeur d’agence indélicat

Siège de la Banque extérieure d’Algérie du Ravin de la femme sauvage. © Archives/Liberté

Le concerné a accordé des crédits importants sans autorisation ni garanties, “sur instructions verbales” d’anciens responsables de cette banque.

L’agence du Ravin de la femme sauvage de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) a subi, il y a trois mois, un préjudice financier énorme qui a jeté l’émoi au sein de la direction générale et de l’ensemble du personnel de l’établissement. Cette situation dommageable a été provoquée par un directeur qui s’est permis d’accorder des prêts, à des montants importants, à des clients sans l’aval du comité de crédit. Selon une source anonyme, il s’agit de crédits “colossaux irrécouvrables” octroyés sans autorisation ni garanties et “sur instructions verbales” d’anciens responsables de cette banque. Ayant eu vent de l’intention de la DG de déclencher une enquête après avoir relevé des irrégularités dans les états financiers de la succursale, le directeur a aussitôt pris la fuite. Il a commencé par envoyer des congés de maladie pour tenter de justifier son absence. Il était difficile à la DG de débusquer ce dirigeant indélicat qui a manipulé les statistiques, compte tenu de sa maîtrise de l’outil informatique. “Il était bien initié à l’informatique et trafiquait même les relevés de comptes des clients ayant bénéficié de ces crédits. Ainsi, un client débiteur de 1 000 000 000 DA ressort sur l’état des comptes débiteurs qu’il adresse à sa hiérarchie avec un débit de 1 000 DA”, écrit cette source anonyme dans une lettre envoyée à notre rédaction. Contacté, le P-DG de la BEA, Brahim Semid, a confirmé l’existence de la désormais affaire de l’agence du Ravin de la femme sauvage. “Cela s’est passé dans cette agence. Nous avons effectué toutes les démarches nécessaires et nous avons pris les décisions qu’il faut. Dans une première phase, nous avons provoqué des opérations d’inspection qui ont abouti à des résultats provisoires. D’où la décision d’approfondir les recherches”, nous a-t-il confié. “Les conclusions de toutes ces actions de contrôle ont indiqué que l’un de nos employés, au rang de directeur d’agence, a accordé des crédits à des clients qui en ont bénéficié déjà à plusieurs reprises. Il a également avalisé les dossiers de demande de prêts à d’autres clients sans l’autorisation préalable du comité de crédits”, affirme-t-il.
La priorité, note le P-DG, était de “sécuriser la banque”, face à ce préjudice qui risquait de porter un sale coup à l’équilibre financier de l’établissement. Comment ? “Nous avons pris attache avec les clients concernés. Nous avons engagé une autre inspection pour vérifier tous les comptes de la clientèle de l’agence. Nous nous sommes attelés à mettre en place les garanties dans le but de sécuriser d’abord la banque. Je peux citer l’exemple de l’un de ces clients qui a bénéficié de crédits importants, pour qui nous avons pris des garanties qui couvrent largement le montant du prêt octroyé”, souligne M. Semid. Une fois ces garanties sous forme d’hypothèques concrétisées, l’avocat a déposé une plainte le 28 septembre 2017. Il fallait, avoue-t-il, suivre les procédures nécessaires conformément au règlement intérieur de la banque. “Ce qui nous a amenés à traduire ce directeur en conseil de discipline en lui envoyant deux convocations, mais il ne s’est pas présenté”, ajoute-t-il. Suite à cela, la commission de discipline a décidé son licenciement.
Le chef de caisse qui a signé avec l’ex-directeur de l’agence a, quant à lui, été rétrogradé. “Je peux dire aujourd’hui que le préjudice financier causé est insignifiant par rapport aux garanties que nous avons pu arracher auprès de ces clients”, rassure M. Semid. Il reste encore des sommes négligeables que l’agence est en train de régulariser au fur et à mesure que ces clients se manifestent. L’argent octroyé, faut-il le noter, a été utilisé sous forme de chèques pour payer des entreprises réalisatrices de projets dont des promotions immobilières entre autres.


B. Khris

 


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Brahms le 07/10/2017 à 19h39

Ruiner son agence bancaire pour se sauver à l'étranger, voilà sûrement le plan machiavélique de cet agent.Bernard Madoff a fini en prison. Mentir, tricher, voler à quoi bon, un jour ou l'autre cela remonte à la surface. Tous ceux qui aiment l'argent finisse en prison. L'argent est un mauvais Maître.

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