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L’Algérie négocie avec plusieurs laboratoires pharmaceutiques pour acquérir le vaccin contre la COVID-19

En quête d’un fournisseur

© D. R.

Un  groupe de  travail composé de spécialistes  en  immunologie et autres a  été  mis  en  place  pour  étudier  les  modalités  relatives à l’importation des quantités de doses nécessaires.

La  foire  aux annonces  relatives  à  la  découverte  d’un  vaccin  contre le coronavirus a remis sur le tapis la course à la recherche d’un partenaire producteur de l’antidote. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a réitéré, à l’occasion du dernier  Conseil  du  gouvernement, l’engagement des pouvoirs publics à acquérir ces antidotes développés par plusieurs laboratoires pharmaceutiques à travers le monde.

L’acquisition de cette panacée, dont le dernier taux d’efficacité  prouvé est à 94%, est désormais officielle et autorisée  dès  sa  mise  sur  le  marché international. 

La promesse  du chef  du  gouvernement, qui  découle  des instructions du président de  la  République, sonne  en  fait  comme  un  nouveau feu vert politique pour l’acquisition du vaccin contre ce nouveau virus qui a tué plus de 1,3 million de personnes dans le monde dont 2 224 Algériens.

Cette déclaration suggère  que les  pouvoirs  publics  ne ménageront aucun effort sur le plan financier  pour  introduire  ce  sérum  afin  de  protéger les Algériens et les prévenir contre la Covid-19 qui  est  en  train de monter en puissance en ce temps de deuxième vague.

Les derniers indicateurs  épidémiologiques  communiqués  par  le  Dr  Fourar font peur et le pic des contaminations n’est pas encore atteint. Mais à qui va-t-on  se  fier  et  à  quel  prix ?  La  course  commerciale  entre  les  géants  de l’immunisation bat son plein par médias internationaux interposés. 

Selon des sources au fait du dossier relatif au vaccin qui viendra à bout de la pandémie qui a ébranlé la planète entière, un groupe de travail composé de spécialistes en immunologie et autres a été mis en place pour étudier les modalités relatives à l’importation des quantités de doses nécessaires pour immuniser les Algériens.

Pour preuve, le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie a tenu plusieurs réunions de travail avec les représentants des firmes internationales qui ont finalisé avec succès les différentes étapes d’essais cliniques.

Le patron de l’Institut Pasteur d’Algérie a, d’ailleurs, pris part à toutes les réunions organisées par le Comité scientifique avec les experts chinois, russes, européens et américains dans le cadre des négociations scientifiques et techniques pour l’importation du vaccin qui a suscité l’espoir dans le monde.

La dernière réunion du Comité a eu lieu avec les représentants de la compagnie américaine Pfizer qui travaille en étroite collaboration avec le laboratoire allemand BioNTech qui a mis au point le sérum anti-Covid. Les négociateurs algériens n’ont pas encore jeté leur dévolu sur le vaccin à acquérir. 

L’on croit, cependant, savoir que les négociations menées jusque-là par les experts algériens n’ont pas dépassé le stade d’étude des aspects scientifiques et techniques liés au transport des doses de l’antidote, dit de nouvelle génération, qui exige des gros moyens logistiques. 

Il faut retenir de ces discussions qu’aucune précommande n’a été passée avec tous les partenaires fabricants du vaccin. Alors que beaucoup de pays ont déjà passé des commandes de ce vaccin. Le Japon a introduit déjà une commande de 120 millions de doses auprés de la firme américaine Moderna qui a mis au point un vaccin à ARN dont les essais cliniques ont atteint un taux d’efficacité de 95%.

Il faut savoir, au passage, que le premier responsable de BioNTech, Ugur Sahin, a déclaré, avant-hier jeudi, que le vaccin a une “chance  d’être distribué” au courant du prochain mois de décembre, d’autant que la demande d’autorisation a été déposée, hier, vendredi, à l’Agence américaine des médicaments (FDA). 

“Il y a une chance pour que nous puissions encore obtenir cette année l’autorisation aux États-Unis ou en Europe ou dans les deux régions. Il est possible que nous puissions livrer des vaccins en décembre”, a assuré le chercheur allemand spécialiste en immunologie. Il faut savoir que le  vaccin à ARN s’avère être, scientifiquement parlant, le plus sécurisé par rapport aux autres antidotes dits à ADN. 

Les immunologues rappellent que le sérum à ARN ne pénètre pas dans l’ADN. Autrement dit, il ne touche pas le génome humain et intègre directement la cellule, alors que le vaccin à ADN pose un risque sur la formation génétique et aura à la longue des effets secondaires.

Cette différence d’effets est d’ailleurs observable dans les prix affichés par les fabricants de vaccins anti-Covid. Le sérum de Moderna, dit à ARN, est proposé à 60 dollars la dose. Celui de Pfizer et BioNTech, qui ne pénètre pas dans l’ADN, sera cédé à 30 dollars la dose. 

Alors que les autres vaccins à ADN seront cédés à 5 dollars et même à 1 dollar la dose. Le gouvernement est-il prêt à casser sa tirelire pour protéger tous les Algériens  avec un vaccin à ARN ?  
 

Hanafi H.


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