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A la une / Actualité

Sid-Ali Boukrami, économiste, à propos de l’efficacité des modes de financement alternatifs

“Il faut rétablir la confiance”

La confiance est indispensable au bon fonctionnement de l’économie. “Sans confiance et sans sérénité on ne peut rien faire”, a estimé le professeur Sid-Ali Boukrami, ancien ministre et président du conseil scientifique de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob), à l’ouverture d’un séminaire sur “les modes de financement alternatifs par le marché”, organisé, hier, à l’hôtel El Aurassi. “Il faut connaître profondément la société et son fonctionnement avant d’adopter n’importe une décison”, a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de “rétablir la confiance”. Le professeur Boukrami a évoqué dans ce cadre la question de l’économie informelle, en faisant référence à la monnaie, qui est pour lui un indicateur précis. Rappelant les déclarations du gouverneur de la Banque d’ Algérie, Boukrami a indiqué que la part de la monnaie fiduciaire dans la masse monétaire globale (M2) a atteint 32,3% au 31 décembre 2016. Ce taux était de 29% à décembre 2015. Pourtant, durant cette période, l’Etat avant lancé le programme de mise en conformité fiscale volontaire pour inciter les acteurs de l’informel à déposer leur argent dans les banques. Visiblement, l’opération a échoué, puisque le taux de la monnaie fiduciaire a augmenté au lieu de baisser. Ce qui fait dire à  Boukrami que “les problèmes d’économie sont des problèmes de confiance et que le rétablissement de la confiance est la mission de tout homme qui veut améliorer les choses”. L’ancien  ministre a ajouté que “si vous avez 35% de votre masse monétaire, qui est de la monnaie fiduciaire, vous ne pouvez pas avoir une politique monétaire fondée sur les taux d’intérêt”. Le professeur Boukrami a suggéré, par ailleurs, ne plus “s’occuper des prix du pétrole”.  Il a constaté que “la forte croissance durant le troisième trimestre en Europe n’a pas engendré une augmentation suffisante des prix du pétrole”, s’interrogeant “s’il y a une déconnection entre la croissance économique et le prix du pétrole”. Sid-Ali Boukrami relève aussi que le prix du pétrole a augmenté alors le dollar a gagné quelques points face l’euro.  “Y a-t-il une relation inverse ?”, s’interroge-t-il. Boukrami a parlé d’un nouveau contexte économique qui implique de nouvelles mentalités. “On ne peut raisonner avec les mentalités des années 60 sur les problèmes d’aujourd’hui”, a-t-il affirmé, ajoutant que le capital humain est déterminant dans la croissance économique. Le président du conseil scientifique de la Cosob propose également d’introduite la contrainte des ressources. “Que les gens apprennent à rembourser”, a-t-il souligné. Boukrami a évoqué, aussi, la question de la maintenance des infrastructures. “Nous avons des responsabilités morales vis-à-vis des générations futures. Sans maintenance, nous risquons d’avoir un bidonville national”, a-t-il averti. Présent à l’ouverture de la rencontre, le ministre des Finances a indiqué que le modèle économique adopté par le gouvernement inscrit le développement du marché des capitaux comme un des principaux axes des réformes. “Le plan d’action du gouvernement préconise, au titre de la modernisation de la gouvernance financière, un processus de réformes à plusieurs dimensions, au niveau du système bancaire et financier. Il concernera notamment la diversification des produits bancaires adaptés aux besoins et la demande de la clientèle, y compris le leasing et la finance dite islamique”,  a-t-il affirmé.
Selon le président de la Cosob, Abdelkrim Berrah, une nouvelle loi régissant l’émission de sukuks (obligations islamiques) est actuellement en cours d'étude. Mais pour que la Cosob puisse donner son visa à une émission de sukuks, “il faut que le code du commerce soit amendé pour introduire ces sukuks parmi les titres que peut émettre une SPA”, a expliqué le DG d’Al Salam Bank.


Meziane Rabhi
 


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