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En soutien aux travailleurs du “Temps d’Algérie” suspendus

Important rassemblement des journalistes devant la Maison de la presse

© D. R.

Des dizaines de journalistes, tous supports médiatiques confondus, se sont rassemblés, hier devant la Maison de la presse Tahar-Djaout à Alger, en solidarité avec leurs confrères du Temps d’Algérie, suspendus de leurs fonctions et interdits d’accès au siège national de l’entreprise par la direction générale du groupe Médias Temps nouveaux.

La manifestation a duré une heure, le temps de dénoncer la censure et les pressions exercées sur les journalistes, par les pouvoirs publics, d’un côté, et par leurs hiérarchies, de l’autre. Dans une déclaration remise à la presse pendant le rassemblement, le collectif des journalistes concernés du groupe Médias Temps nouveaux a informé qu’il portera l’affaire devant la justice pour diffamation.

Dans une intervention au JT de 19h30 de la chaîne de télévision du groupe, le 18 novembre, le directeur a porté atteinte à l’intégrité morale de ses collègues et a remis en cause leur professionnalisme. “Nous nous réservons le droit de saisir la justice pour poursuivre les parties à l’origine de cette virulente campagne de diffamation, de dénigrement et de mensonges, avec demande de réhabilitation à travers des excuses publiques à l’antenne”, se sont-ils révoltés.

Les protestataires tiennent aussi pour “responsables les autorités publiques, le ministère de la Communication et l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, en cas d’autres attaques et sur la poursuite des pratiques arbitraires et de l’anarchie dans la gestion”.  Ils interpellent, par ailleurs, l’administrateur du groupe, inscrit aux abonnés absents depuis le début du conflit, “pour intervenir en urgence et trouver une solution à la situation”.

Le malaise dans la corporation alimentait largement les discussions. “Libérez la presse” ; “À bas la répression, liberté d’expression” ; “Non à la censure” ; “Halte à la diabolisation du journaliste”, sont les slogans récurrents scandés par les protestataires.  La crise du groupe Médias Temps nouveaux, à laquelle le rassemblement de soutien d’hier est exclusivement dédié, est symptomatique du marasme du secteur. 

L’affaire a éclaté lorsque la direction du groupe a sanctionné Aïssa Moussi, journaliste au quotidien Le Temps d’Algérie, parce qu’il s’est démarqué, dans un post sur son compte des réseaux sociaux, du parti pris flagrant contre le hirak. Trois collègues, l’ayant soutenu dans sa démarche, ont fait l’objet des mêmes mesures conservatoires.

Le 18 novembre dernier, le collectif a tenu une assemblée générale, à l’issue de laquelle il a retiré sa confiance au directeur général, Mouloud Louaïl, et a exigé l’ouverture des colonnes des journaux et de l’antenne de la chaîne de télévision Dzaïr TV du groupe à tous les avis contradictoires et la couverture des événements politiques sans censure et sans manipulation de l’information.

Coup de théâtre, le DG ordonne la suspension de 21 journalistes. Pour rappel, les travailleurs des quatre médias du groupe n’ont pas perçu leurs salaires depuis le mois de juin dernier. 
 

Souhila Hammadi

 

 



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