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Actualité Jeudi, 02 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Les IDE ont enregistré un recul dans les pays arabes qui ont connu des révolutions

L’Algérie s’en sort mieux

Par : Meziane Rabhi

Les flux d’Investissements étrangers directs (Ide) ont augmenté de 16% en 2011. Ils ont ainsi dépassé le niveau moyen d’avant-crise (années 2005-2007), malgré les conséquences persistantes de la crise économique et financière globale et la crise actuelle de la dette en Europe, indique un rapport annuel de la Cnuced sur les tendances de l’investissement.
Cependant, le document pronostique que le niveau des IDE devrait diminuer globalement en 2012. “La Cnuced prévoit que le taux de croissance des IDE se ralentira en 2012, avec des flux atteignant un palier d’environ 1 600 milliards de dollars. Cette tendance est confirmée par les indicateurs avancés disponibles : la valeur des fusions-acquisitions internationales et des annonces de projets de création ou d’extension des capacités physiques ont enregistré un recul au cours des cinq premiers mois de 2012”, souligne le rapport. “Espérons que ce ne sera pas le cas partout, et que les pays arabes de la Méditerranée qui ont été chahutés par les révolutions viennent de toucher un point bas”, analyse Emmanuel Noutary, délégué général, Anima. Au total, a-t-il relevé, les 10 pays du sud de la Méditerranée ont attiré, en 2011, 38,94 milliards de dollars, soit 2,6% des IDE mondiaux, quand ils pèsent pour 4% de la population mondiale. “Ce montant qui représente presque 3 milliards de plus que l’an dernier, cache en réalité de telles disparités qu’il n’est pas possible cette année de parler de tendance homogène pour cette région : une légère baisse au Maghreb, imputable aux seules Tunisie et Libye ; une dégringolade très préoccupante en Égypte et en Syrie, le premier subissant une année de désinvestissement tandis que les autres pays du Mashrek limitent les dégâts et que la Palestine flirte avec ses meilleures années ; et des investissements qui doublent quasiment en Israël et en Turquie entre 2010 et 2011”, constate Emmanuel Noutary. Le rapport de la Cnuced rappelle que l’Afrique du Nord a toujours été le destinataire d’environ un tiers des entrées d'IED sur le continent.
“Dans sa globalité, le continent africain est stable, comparé à 2010, en ce qui concerne les IDE entrants (-0,9% pour 42,7 milliards de dollars en 2011), les reculs des IDE en Égypte, Libye étant largement responsables de cette performance bien en dessous de la tendance mondiale, alors que l’Afrique du Sud bénéficie d’une multiplication par quatre de ses investissements sur un an, à 5,8 milliards de dollars”, note le délégué général d’Anima.
L’Algérie résiste mieux. Elle a attiré 2,571 milliards de dollars d’investissement étrangers en 2011 contre 2, 264 milliards de dollars en 2010. Notre pays fait même mieux que le Maroc qui a attiré 2,519 milliards de dollars alors qu’en Tunisie les Ide ont chuté de 1,513 milliard de dollars en 2010 à 1,143 milliard de dollars en 2011. Le rapport 2012 introduit un nouveau classement, le “FDI Contribution Index”, qui tente d’évaluer la contribution au développement économique des IDE implantés dans chaque pays.
La Cnuced évalue notamment les critères de valeur ajoutée créée, d’emploi, d’exportation, de contribution fiscale, de salaire, de dépenses en R&D et en capital. “Avec des résultats parfois surprenants, les rédacteurs considérant par exemple que la Turquie ou l’Algérie, au même titre que la Grèce, Taïwan ou le Japon, sont des pays qui sont sous-performants, tant au niveau du stock d’IDE rapporté au PIB qu’au niveau de la contribution de ces IDE au développement économique du pays”, signale Emmanuel Noutary. L’Algérie est classée à la 75e position.
Pour ce qui est de l'attractivité nationale pour les IDE (attractivity index), mesurée en flux absolus d'IDE entre 2009-2011 et par rapport à la taille de l'économie nationale, notre pays occupe 103e place et gagne 10 rangs depuis l’édition précédente.


M. R.

 
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