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A la une / Actualité

Etat de Santé du président Bouteflika

L’“escale-visite” de Maduro relance les doutes

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, s’entretenant avec le président vénézuélien Nicolas Maduro Moros. © APS

Un simple effort de communication aurait évité à l’Algérie d’étaler l’image d’un pays qui a érigé l’approximation et l’improvisation en mode de gestion.  

La visite du président vénézuélien, Nicolas Maduro Moros, en Algérie a, encore une fois, capté l’attention des médias internationaux. Non pas qu’elle constitue un événement majeur, mais par sa tournure pour le moins insolite. Et par les nombreuses questions qu’elle a suscitées. Des questions que l’absence d’une communication officielle a accentuées.
En effet, le premier communiqué de la Présidence faisait état d’une escale technique à Alger du président Maduro. À aucun moment, il n’avait été question d’une visite officielle. Finalement, on aura appris qu’effectivement, le président vénézuélien s’est rendu en Turquie avant de revenir dimanche soir à Alger où il a été reçu par le président de l’Assemblée nationale, Saïd Bouhadja.
Autre élément de communication : la Présidence informe, sans aucune explication, que le président du Venezuela, Nicolas Maduro, est en visite officielle de deux jours en Algérie. D’aucuns se sont demandé comment une escale technique s’est-elle transformée en une visite officielle ? La suite sera une poignée de communiqués laconiques sur les entrevues, réceptions à la résidence d’État de Zéralda et dîner qui a plus accentué le flou qu’informé les citoyens. Ce qui a d’ailleurs poussé les médias étrangers et les agences de presse à revenir avec insistance sur le déclin de la santé du président Bouteflika en s’interrogeant sur la possibilité ou pas qu’il reçoive son homologue vénézuélien.
Ni la Présidence et encore moins l’ambassade vénézuélienne n’ont daigné donner des réponses aux questions des journalistes, notamment quant à l’éventuelle rencontre entre les deux chefs d’État. Et c’est, naturellement, la
rumeur qui supplée le manque d’informations. Et c’est tout naturellement vers l’état de santé du président Bouteflika que les regards se braquent. Malgré les tentatives de l’agence officielle de démentir à travers des communiqués faisant état de messages de compassion et de solidarité adressés par le président de la République à ses homologues de pays touchés par les catastrophes naturelles, la rumeur continuera à l’emporter.
D’ailleurs tous les comptes-rendus de presse et même des télévisions, à défaut d’avoir pu accéder à l’information officielle, “chutent” avec le rappel de l’accident vasculaire cérébral dont a été victime le président Bouteflika, en 2013, en précisant son âge, 80 ans, qui l’empêche depuis d’avoir une activité régulière. Avec un accent sur ses rares apparitions publiques. Un état de santé objet de spéculations mais aussi au cœur du débat politique actuel en Algérie.
Comme pour noircir davantage la situation dans laquelle se retrouve la Présidence, et donc le pays, on rappelle, pour appuyer l’hypothèse de l’incapacité physique du Président à assumer convenablement sa fonction, les reports de visites officielles de responsables étrangers pour motif de santé du Président. La visite du président chinois, celle de la chancelière allemande dont la gestion a dérouté plus d’un et provoqué un froid dans les relations entre les deux pays.
Situation identique avec le report de la visite du président français, Emmanuel Macron, qui s’est transformée en polémique. Surtout avec les commentaires sans équivoque du président français sur l’Algérie, sur sa perception du pays et sur sa gouvernance actuelle. À Alger, c’est le silence radio. Le malaise est perceptible.
Finalement, le président vénézuélien a quitté Alger sans avoir rencontré le président Bouteflika. La rencontre n’était pas prévue dans l’agenda du Président. Et la visite a été organisée suite à une demande de Nicolas Maduro (visite officielle à la différence de la visite d’État sur invitation du pays hôte). Cette précision vient d’une “source bien informée” pour limiter les dégâts alors que le mal a déjà été fait. C’est dire avec quelle légèreté a été gérée cette affaire !


Djilali B.

 


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