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Organisation de la conférence de l’opposition dite “Mazafran 2”

La date et le lieu arrêtés aujourd’hui


L’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (Icso), qui regroupe la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), le Pôle des forces du changement (PFC) et plusieurs autres partis et personnalités politiques nationales, s’est donné rendez-vous pour aujourd’hui, au siège du mouvement pour la construction nationale (MCN), pour arrêter la date et le lieu de la grande conférence de l’opposition dite “Mazafran 2”. La réunion, qui devait être technique, abordera, actualité oblige, les évolutions intervenues sur la scène politique nationale. À tout le moins, le conclave s’intéressera à l’événement qui a eu pour théâtre l’Assemblée populaire nationale (APN), à savoir le vote du projet de loi de finances 2016 dans une cohue généralisée. Un vote que l’opposition parlementaire a boycotté, après avoir tenté de l’empêcher. Sans nul doute que la position de l’Icso par rapport au projet de loi en question s’alignera sur celle déjà exprimée, séparément, par la CLTD et le PFC. Ces deux regroupements de l’opposition ont eu déjà à qualifier le texte de porteur de risques sur la société. Mais, plus fondamentalement, l’Icso se préoccupera plus de réaffirmer son engagement inébranlable en faveur de la transition démocratique, perspective que l’opposition, solidaire dans l’action, s’est donnée depuis la conférence de Mazafran 1, le 10 juin 1994. Cependant, quoique généreuse, la plateforme qui a été adoptée à l’occasion nécessite, de l’avis de nombre de membres de l’Icso, une mise à jour, au regard notamment des changements intervenus au double plan politique et économique. Si le temps a fini par conforter l’opposition qui, bien avant avril 2014, avait soulevé la question de la capacité du président Bouteflika à assumer ses  charges présidentielles, il lui reste à choisir les bons leviers politiques, en termes d’actions, s’entend, pour contraindre le pouvoir à négocier une transition démocratique pour une sortie de crise. C’est, en effet, à l’établissement d’un rapport de force qui permettra des solutions négociées que l’opposition s’attellerait, même si la tâche pouvait s’avérer ardue. Les tenants de la décision politique, pour ne pas dire le pouvoir, qui souvent s’expriment par la bouche du secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, ne veulent, de leur côté, rien concéder. Pour eux, le pouvoir est légitime et la question de son dépassement n’a pas lieu d’être évoquée. C’est ce que Saâdani n’a de cesse de répéter, poussant même l’inélégance jusqu’à proposer à l’opposition d’intégrer son Initiative politique pour soutenir le programme du chef de l’État. La réponse de l’opposition à cette proposition est connue. L’Icso pourrait saisir l’opportunité du conclave d’aujourd’hui pour la renouveler. L’Icso pourrait éventuellement aussi se positionner par rapport à l’initiave du groupe des 19, devenu le groupe des “19-3-1”, qui doute, lui, que ce soit Bouteflika qui gouverne. Mais l’on sait déjà que les avis par rapport à cette initiative divergent. Certains partis de l’opposition ont éprouvé de la “sympathie” vis-à-vis du groupe en question, d’autres n’ont pas hésité à le vilipender. À l’issue de sa dernière réunion, la CLTD a considéré qu’il n’y a que deux initiatives sur la scène politique, celle de l’opposition et celle du pouvoir sous-traitée au FLN.

S. A. I.



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