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ABDELAZIZ RAHABI À L’UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU RCD

“La diplomatie algérienne n’est pas un sous-produit de la guerre de Libération”

L’ancien ministre a convoqué l’histoire. Selon lui, du temps de la Numidie comme à l’époque ottomane, la diplomatie a toujours existé, et ceux qui ont régné ont toujours tenté de sauvegarder les intérêts de l’Algérie.

“La diplomatie algérienne n’est pas un sous-produit de la guerre de Libération nationale et elle n’a pas commencé en 1954.” C’est ce qu’a déclaré l’ancien ministre, Abdelaziz Rahabi, lors d’une conférence animée autour du thème “La diplomatie algérienne face à la nouvelle donne géopolitique”, à l’occasion de la tenue de l’université d’été du RCD à Souk El-Tenine. Pour étayer ses propos, l’ancien ministre a convoqué l’histoire. Selon lui, du temps de la Numidie comme à l’époque ottomane, la diplomatie a toujours existé, et ceux qui ont régné ont toujours tenté de sauvegarder les intérêts de l’Algérie. “La diplomatie algérienne a des racines dans toute l’histoire de l’Algérie et chaque génération a laissé son empreinte”, a asséné M. Rahabi.  
Qu’en est-il de la diplomatie algérienne aujourd’hui ? Selon l’orateur, “la situation est très délicate parce que le monde a changé”. “Si vous n’avez pas une économie puissante, une armée et des services de renseignement puissants, vous avez une diplomatie de discours ou bien de spectacle. Ce qui est souvent le cas dans le monde arabe”, explique le conférencier. Et pour preuve, “nous n’avons pas pu prévenir le terrorisme international et nous n’avons plus d’influence en Afrique”, a-t-il relevé.
“Au lieu de garder son influence en Afrique, l’Algérie s’est tournée vers l’Occident”, a déploré l’ancien ministre, tout en expliquant que l’influence dans un pays voisin se fait à travers une présence réelle, humaine, financière et politique, mais cela n’est pas le cas de l’Algérie aujourd’hui. “Quand la révolution a commencé en Libye, au lieu de soutenir le peuple libyen, nous avons soutenu la famille Kadhafi et, du coup, nous n’avons plus d’interlocuteurs”, rappelle M. Rahabi.  
Sur le rôle de “gendarme de l’Afrique”, assigné à l’Algérie, le conférencier fera remarquer que cela se répercutera négativement sur le développement du pays. “Lorsque l’Occident nous dit vous êtes les gendarmes de l’Afrique, nous nous mettons à acheter de l’armement et, du coup, nous entrons dans la sous-traitance, et le prix sera payé, surtout si les cours du pétrole continuent à chuter”, avertit l’orateur.
Abordant le chapitre de l’Union du Maghreb, M. Rahabi a estimé que cela ne doit pas focaliser la politique étrangère. Pour lui, “les principes doivent servir l’Algérie, et pas l’inverse”. “On a pu débattre de tout en Algérie, sauf des principes qui régentent la politique étrangère et qu’on
dit immuables. Les principes, qui ne servent pas l’Algérie, n’ont pas à l’être”, conclut le conférencier.  
 


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