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La Chambre d’accusation de la Cour d’Alger a tranché hier

La liberté provisoire de nouveau refusée à Tabbou

Karim Tabbou. © Billel Zehani/Archives Liberté

Le procès du coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non agréé) sera programmé dans vingt jours au plus tard, selon les délais réglementaires.

La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a tranché, hier en fin d’après-midi, en faveur du renvoi du dossier de Karim Tabbou devant la section correctionnelle du tribunal de Sidi M’hamed, tel que requis par le juge d’instruction de la même juridiction. L’appel interjeté par le ministère public est donc rejeté. Le procès du militant politique sera programmé dans vingt jours au plus tard, selon les délais réglementaires.
La chambre d’accusation a rejeté, néanmoins sans surprise, sa demande de liberté provisoire. Il restera encore quelques jours ou quelques semaines en détention à la maison d’arrêt de Koléa. Son frère a, d’ailleurs, dénoncé, dans un post sur les réseaux sociaux, son maintien en isolement total pendant plus de 150 jours. L’ancien premier secrétaire du FFS, actuellement coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS, parti non agréé), a été placé sous mandat de dépôt une première fois, le 12 septembre, par le tribunal de Koléa pour le chef d’inculpation afférent à “l’atteinte au moral de l’armée”. Douze jours plus tard, il est mis en liberté conditionnelle par la Cour de Tipasa.
Coup de théâtre, au lendemain de sa libération, il est à nouveau arrêté à son domicile familial et placé en détention préventive par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed. Il est accusé, dans cette seconde affaire, “d’atteinte à l’unité du territoire national”, d’“incitation à attroupement suite à l’appel à manifester le 5 juillet par des personnalités nationales (lesquelles n’ont pas été poursuivies judiciairement, ndlr)” et enfin de “publication sur les réseaux sociaux et sur le site web de l’UDS”. Toutes les demandes de sa libération, introduites par ses avocats, ont été rejetées. 
La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a rejeté, également hier en début de soirée, la demande de mise en liberté provisoire de Sofiane Merakchi. Le journaliste et correspondant de la chaîne d’information France 24 et de Russia Today (RT) est incarcéré à la prison d’El-Harrach depuis le 26 septembre dernier pour “avoir fourni des images à des médias étrangers sans accréditation”. Des journalistes se mobilisent depuis des semaines pour sa libération ou du moins pour la programmation de son procès à brève échéance. Hier matin, devant le siège de la Cour d’Alger au quartier du Ruisseau, ils ont organisé un sit-in de solidarité. 
 

Souhila H.



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