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A la une / Actualité

Enlèvement d’enfants en 2016

La plupart des victimes sont de sexe féminin

Plusieurs méthodes sont utilisées par les ravisseurs afin d’attirer les enfants. © D.R.

Les filles sont impliquées dans 62% des enlèvements, alors que 47% des otages ont subi des brutalités de tous genres, notamment des violences sexuelles.

Près de 60% des enfants enlevés sont de sexe féminin. Dans 80% des cas, les ravisseurs, dont la moyenne d’âge oscille entre 19 et 29 ans, recourent à la violence physique pour opérer le rapt pour des motifs sexuels.
C’est ce qui a été révélé, hier, à l’Institut de criminologie et de criminalistique (INCC) de Bouchaoui (Alger), lors d’un séminaire national organisé par la Gendarmerie nationale (GN) autour du thème “l’enlèvement des enfants en Algérie”. Selon une étude analytique effectuée par Abdelhakim Bouchama, de la direction de la sécurité publique (DSPE-GN), il a été établi que sur 23 kidnappings enregistrés en 2016, 16 victimes sont des filles âgées de moins de 18 ans et les 7 autres des garçons de moins de 10 ans. Les auteurs, eux, ont plusieurs profils. Cela va des célibataires (23 cas), aux femmes mariées (9 cas) et aux divorcés (1 cas).
Au chapitre des antécédents judiciaires, les auteurs sont minoritairement des repris de justice (9 cas) et des personnes sans histoire (22 cas). Le mode opératoire a évolué contrairement aux années précédentes.
En effet, selon cette étude, les auteurs recourent à la violence physique pour kidnapper un enfant (21 cas). Quant aux motivations,
M. Bouchama a indiqué que 17 victimes ont été enlevées pour des motifs purement sexuels, alors que 2 cas d’enlèvement sont liés à la vengeance, 2 pour sorcellerie et 2 autres pour une demande de rançon. Aussi, il a été établi qu’aucun cas d’enlèvement n’est lié au trafic d’organes en Algérie, et ce, contrairement à ce qui circulait sur les réseaux sociaux. Lors de l’identification des mis en cause, il a été également établi que les ravisseurs sont des voisins, des amis et proches de la famille. La même étude analytique relève que les femmes sont impliquées dans 62% des enlèvements, alors que 47% des otages ont subi des brutalités de tous genres, notamment des violences sexuelles.
Ce genre d’étude a permis aux gendarmes enquêteurs d’élucider 17 enlèvements en 2016 alors que 6 autres font l’objet d’enquêtes judiciaires en cours. Lors de son intervention, le patron de la GN, le général-major, Menad Nouba, a indiqué que “grâce à l’arsenal juridique et aux dispositifs pris par les pouvoirs publics, notamment le plan national contre les enlèvements, les services de sécurité ont resserré l’étau autour des ravisseurs, comme ils ont réduit sensiblement les tentatives de kidnapping en Algérie”.
Mettant en avant l’expérience de l’Algérie dans ce domaine, Menad Nouba a indiqué que “l’enfance constitue la frange la plus vulnérable dans la société. À l’heure actuelle, nous poursuivons la généralisation des brigades des mineurs à travers les 48 wilayas”.
Il a indiqué que la GN déploie tous les moyens préventifs contre l’exploitation des enfants et leur kidnapping, mais surtout des dispositifs répressifs pour, dit-il, “créer un environnement de quiétude pour l’enfant qui jouit d’un statut exceptionnel dans la société”. Le représentant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), Samir Chennaf, a rappelé également l’apport du plan national contre les enlèvements et ses effets immédiats sur le terrain. “La DGSN a mobilisé 50 brigades des mineurs, dont 3 dans le Grand-Alger, pour protéger l’enfant contre tous les dangers, notamment le kidnapping. Le plan national de la DGSN consiste à développer une proximité avec tous les acteurs de la société civile, comme il a développé de nouvelles techniques d’investigation dans le cadre des kidnappings des enfants”, a indiqué M. Chennaf.  


FARID BELGACEM


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