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le président de la république boucle ses 80 ans aujourd’hui

La presse étrangère se focalise sur l’âge de Bouteflika

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. ©Louiza/Archives LIberté

Singulièrement, plusieurs médias étrangers ont trouvé matière à évoquer les quatre-vingts ans du chef de l’état.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, boucle aujourd’hui ses 80 ans. Un anniversaire qui, comme tous les précédents, ne sera assurément pas fêté avec les cors de la République mais qui, en revanche, semble loin de passer inaperçu. La presse étrangère, notamment française, s’y est particulièrement intéressée.
Mardi dernier, le quotidien économique  français Les Échos y a consacré un papier. Sous le titre “L’Algérie dirigée par un Bouteflika invisible”, la publication a pris prétexte de l’annulation de la visite en Algérie de la chancelière allemande Angela Merkel, survenue le 20 février dernier, pour cause d’indisponibilité du chef de l’État atteint d’une “bronchite aiguë”, pour embrayer la santé de Bouteflika et évoquer la question de la succession. “(…) Depuis sa réélection en avril 2014, à l’issue de laquelle il a eu un mal fou à lire son serment d’investiture, le chef de l’État algérien, qui fêtera ses quatre-vingts ans jeudi (aujourd’hui, ndlr), n’a pu présider que trois Conseils des ministres. Il y est apparu que deux fois en public depuis 2015 et a été hospitalisé quelques jours à Grenoble en novembre”, a écrit Les Échos, un brin approximatif dans l’énumération des apparitions publiques de Bouteflika. Cependant, le journal pense savoir qu’il y a “une lutte d’influences” pour la succession.
La radio française RFI s’est intéressée également aux quatre-vingts ans de Bouteflika. Il y a consacré un dossier. L’agence française de presse (AFP) n’a pas été en reste. Elle y a également publié, hier, une longue dépêche, un papier d’angle, consacrée aux quatre-vingts ans de Bouteflika et à son état de santé.
“Le président algérien Abdelaziz Bouteflika souffle jeudi ses 80 bougies sur fond d’interrogations persistantes sur sa santé chancelante qui l’éloigne de la scène publique depuis des années”, écrit l’AFP en amorce du papier dont le titre “L’invisible président algérien Bouteflika fête ses 80 ans” emprunte beaucoup au titre des Échos d’il y a trois jours. “Les spéculations ont été relancées de plus belle avec l’annulation à la dernière minute de la visite prévue le 20 février à Alger de la chancelière allemande Angela Merkel”, a relevé le même média, avant de rappeler les ennuis de santé de Bouteflika depuis son ulcère hémorragique opéré en 2005 jusqu’à la bronchite aiguë de la semaine dernière.
Ce qui semble avoir décidé ces médias à se focaliser sur l’âge du président Bouteflika, c’est sûrement le communiqué de la présidence de la République qui annonçait son “indisponibilité” pour recevoir la chancelière allemande et l’annulation, par conséquent, de la visite de cette dernière en Algérie.
Fait singulier et rare, ce report à la dernière minute de la visite de Merkel a fait que les projecteurs se braquent de nouveau sur Bouteflika et que soient en même temps renouvelées les questions autour de sa capacité à assumer pleinement ses charges de chef d’État. Un intérêt médiatique, et donc forcément politique et diplomatique, auquel ont contribué les nombreuses spéculations et palabres algéroises, certaines allant jusqu’à exagérer plus que de raison le trait. Et la sortie du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes, qui, en sa qualité de proche, s’est exprimé sur la santé du Président, s’est avérée contre-productive, puisqu’elle a plus renforcé que dissipé les interrogations sur la raison véritable de “l’indisponibilité” signifiée à Merkel le 20 février. Surtout que, depuis, la communication officielle s’est faite muette sur le sujet.

Sofiane Aït Iflis


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Fraternity le 02/03/2017 à 13h14

Dans les pays qui respectent la démocratie et l'alternance au pouvoir à cet âge on passe la main aux plus jeunes, en corrélation avec l'horloge biologique, comme disait le défunt Ait Ahmed, les capacités physiques et mentales étant démunis. Mais au pays des miracles, la moyenne d'âge de la classe politique avoisine les 75 ans, alors que la moyenne d'âge de la population est de 30 ans! Mais, en réalité, la question qui taraude les politique, qui gouverne réellement en Algérie?

DevMec le 02/03/2017 à 23h16

Très bon article. Pour la presse Française, on est un peu habitué, dès qu'il s'agit de critiquer de prêt ou de loin l'Algérie... Pour la presse Algérienne, malheureusement, on est habitué aussi... Sinon la popularité de Merkel est en chute libre, (politique d’accueil). En plus l'histoire des viols/aggression des sans papiers algériens... Elle préfères annuler plutot que de descendre encore dans les sondage. Moral de l'histoire: Boutef à 80 ans à plus de chance de rester au pouvoir qu'elle....

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