Pour contacter la Rédaction Web de "Liberté" écrivez à cette adresse : redactionweb@liberte-algerie.comPour contacter la rédaction nationale (version papier)de "Liberté" écrivez à cette adresse : info@liberte-algerie.comSuivez-nous sur Twitter : @JournalLiberteDZ Suivez-nous sur Facebook:www.facebook.com/JournalLiberteOfficielChaque édition de la version papier (articles et PDF) est mise en ligne sur le site à 10h (GMT+1) et cela depuis le 05 octobre 2011
Actualité Lundi, 11 Mars 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Un enseignant en sciences politiques a plaidé pour un débat de fond

La télévision et son rapport avec le pouvoir

Par : Hafida Ameyar

Pour cet universitaire, les pouvoirs successifs ont tenté d’imprimer à ce média un fonctionnement en rapport avec leurs orientations idéologiques.  

La deuxième journée du colloque de l’Association Les amis de Abdelhamid-Benzine (Alaab), qui s’est tenue à Riadh El-Feth (Alger), pour examiner les questions d’audiovisuel, s’est distinguée par certaines communications, dont celle de Kamel Sadou, un enseignant de la faculté des sciences politiques et de l’information.
Intitulant son exposé “La télévision dans le projet d’édification d’un État national”, ce dernier s’est penché sur la nature du pouvoir algérien et ses fractions ou de ses “blocs hégémoniques”, dont les conflits finissent par imposer une orientation (politique, idéologique, culturelle et/ou socio-économique) donnée. Pour M. Sadou, si  “le bloc hégémonique moderniste”, incarné par le président Houari Boumediene, a permis à la TV algérienne de rattraper un grand retard et d’assurer une couverture sur tout le territoire national, le clan représenté par le nouveau chef de l’État, Chadli Bendjedid, se distingue par la “tentation libérale” avec ses effets sur le champ médiatique, voire par “la déconstruction de cette vision souverainiste”.
Puis est apparue l’heure du terrorisme qui, selon lui, correspond à “la vague néolibérale” et à la  “tentation de régler les conflits entre les blocs hégémoniques par la violence”. Dans cette phase, marquée par “des conflits de compétences, d’intérêts, de médiocrité et de domination de l’idéologie des milieux affairistes, la radio et la TV ont été mises sur la voie de la régression”, a poursuivi
M. Sadou. Plus loin, il a brossé un tableau noir sur ce qu’est devenu le milieu médiatique, surtout audiovisuel, dans un environnement dominé par un  “réseau épais de prédation”.
“Aujourd’hui, il est impossible de faire du journalisme dans l’Algérie profonde”, a-t-il affirmé. Cet avis a été complété, plus tard, par notre consœur Salima Tlemçani, qui a admis, à propos du journalisme d’investigation, l’impossibilité de le mener, non pas seulement à l’intérieur du pays, mais également dans toute l’Algérie, en raison des blocages, dont le problème d’accès à l’information et celui des représailles contre “ceux qui donnent l’information”, et de “l’influence des notables”.
Lors du débat, Kamel Sadou a poursuivi sa réflexion à toute voix, alertant sur le “danger d’une influence hégémonique de type transnational” qui menacerait aujourd’hui les fondements de l’État national algérien.
Pourquoi ? Parce que “50 ans après l’indépendance, la question de l’existence de cet État n’est pas réglée” et parce que “les éléments d’effritement existent”. Aussi, l’enseignant plaidera-t-il pour “un débat de fond” sur le sens du sacrifice des martyrs de la Révolution algérienne.


H A

 

Commentaires 

 
#6 Adelil1 12-03-2013 16:57
La télévision algérienne est une grande fumisterie, au service de l'idéologie et du dogme. Elle n'a jamais cherché à servir le peuple en l'informant et en le divertissant. La population est obligée de se brancher sur un démo pour recevoir les informations fiables et des distractions intéressantes. Mis à part la période de 1962 à 1975, où la RTA était meilleure que ses voisines marocaine et tunisienne, elle n'a pas cessé de couler dans les abimes de la médiocrité. Curieusement c'est aussi en 1975 que l'école fut déglinguée, et qui coula à son tour. Tout cela par la volonté de dirigeants irresponsables et illégitimes. Finalement avec le matraquage intégriste quotidien elle a fini par abrutir complètement le peuple.
 
 
#5 mecipsa 12-03-2013 11:47
C'est les programmes sont fait par le bureau de la censure rattaché au président dictateur.
 
 
#4 mecipsa 11-03-2013 20:17
Ce Monsieur, soit il est idiot, soit il fait semblant de l'être, tant que nous serons sous régime diriger par des arabisants nous n'avancerons pas, c'est dans leur gène, la dictature.
 
 
#3 mecipsa 11-03-2013 20:16
Citation en provenance du commentaire précédent de msili:
Ceci, la tv algerienne, n' est un secret pour personne. Elle n'est ni au service du pouvoir, ni pour celui des ministres, ni pour le peuple; et pire elle est contre tout le monde; allez savoir!

Sachez, lorsque la presse et les média audiovisuel sont muselés c'est jamais pour rien, il semblerait que vous avez rien compris à la vie, mon cher.
 
 
#2 paris16 11-03-2013 10:24
La tele est au ordre de bouteflika,comm e une certaine presse,comme dans tous les pays totalitaire,la presse et la tele sont au service du pouvoir,a ecoute la canal algerie,tout va bien
 
 
#1 msili 11-03-2013 10:08
Ceci, la tv algerienne, n' est un secret pour personne. Elle n'est ni au service du pouvoir, ni pour celui des ministres, ni pour le peuple; et pire elle est contre tout le monde; allez savoir!
 
DIlem
DILEM DU 22 OCTOBRE  2014
Galerie Agrandir
CONTRECHAMP
video

LIBERTE MOBILE
Bannière
Voir toute La rubrique

Dernières infos