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Actualité Jeudi, 16 Août 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

M. Liès Kerrar, P-DG Humilis Corporate Finance, à “LIBERTÉ”

La valeur du dinar est en train de baisser

Par : Meziane Rabhi

Liès Kerrar revient sur les conséquences de la dépréciation du dinar par rapport au dollar, mais également par rapport à l’euro. Il estime que des budgets équivalents à celui de 2012 ne s’équilibrent qu’à un prix du baril du pétrole à 140 dollars. Mais ils ne sont pas soutenables à long terme, quelle que soit la conjoncture pétrolière.

Liberté : Quelle est votre analyse sur la dernière dépréciation du dinar ?

Liès Kerrar : Ce qui est observé depuis un peu plus de deux mois, c’est une dépréciation du dinar tant par rapport à l’euro que par rapport au dollar américain. C’est donc, une dépréciation qui ne peut être expliquée par la fluctuation du cours de l’euro par rapport au dollar, mais une réelle baisse de valeur de la monnaie.

Quelles en sont les conséquences sur notre économie ?
L’effet le plus évident est celui sur l’inflation. Quel est donc le contexte de l’inflation observée actuellement ? Selon des données publiées par l’ONS, nous connaissons depuis le début de l’année des niveaux d’inflation sans précédent. À fin juin 2012, l’inflation nationale annuelle, c’est-à-dire les variations des prix entre juin 2011 et juin 2012, est de 8,7%.
Cela veut dire qu’à la fin juin, les prix, selon l’indice calculé par l’ONS, étaient plus élevés de 8,7% par rapport à la même date l’année précédente. Ce qui coûtait 100 DA en mai 2011, coûtait 108,70 DA en juin 2012. Si on veut observer la tendance économique, c’est la mesure de l’inflation la plus simple à appréhender.
On compare le niveau des prix par rapport au même mois de l’année précédente. L’inflation calculée de cette manière, depuis janvier 2012, se situe dans une fourchette comprise entre 9% et 12% (voir graphique). Elle a atteint un pic de 11,9% en avril 2012. En 2011, elle se situait dans une fourchette de 4% à 8%. Après avoir connu près d’une décennie (jusqu’à 2009) d’inflation affichée contenue en dessous de 5%, celle-ci a dépassé, pour la première fois, 10% cette année. D’où vient cette inflation ? Ce que l’on observe aujourd’hui, ce n’est pas une inflation conjoncturelle.
Tout comme l’a mentionné la Banque d’Algérie dans son rapport annuel, c’est une inflation due à des facteurs fondamentaux qui créent une tendance qui dure. Le premier facteur est lié au coût des importations.
En effet, au niveau des coûts, une série de mesures ont augmenté le coût des importations, que ce soit les frais supplémentaires directs relatifs au crédit documentaire (0,4% à 1,3%), la taxe à l’importation des services (3%) ou ceux ayant un rapport avec les autres démarches liées à l’importation (certificat de conformité par exemple), ainsi que l’augmentation induite du besoin de fonds de roulement. Compte tenu de la part importante des importations, cette augmentation des prix à l’importation a eu un effet domino sur les coûts et les marges des produits et services locaux.
Prenons l’exemple des produits agricoles locaux. Dans le coût des produits, il y a la part qui a subi l’inflation des coûts à l’importation, que ce soit les semences, les engrais ou l’amortissement des équipements.
Ensuite, l’agriculteur, tout comme le grossiste et le détaillant, consomme des produits importés comme tous les Algériens. Il va donc aussi prendre une rémunération plus élevée pour pouvoir maintenir son pouvoir d’achat. C’est ça l’effet domino.
L’autre élément que la Banque d’Algérie a cité de façon pertinente dans son rapport annuel est le niveau de concurrence. L’instauration de l’obligation du crédit documentaire et les autres mesures visant “l’assainissement du commerce extérieur”, qui, au demeurant, peuvent être justifiés dans certains secteurs, ont eu pour effet collatéral naturel de réduire le nombre d’acteurs et, ainsi, la concurrence.
Or, c’est la concurrence qui permet de maintenir les prix bas. Enfin, la masse monétaire a augmenté de 24% en 2011, beaucoup plus que l’augmentation des richesses du pays.
C’est le résultat de la hausse des salaires et des autres transferts sans lien avec l’augmentation de la productivité. Dans ce contexte, la dépréciation du dinar, si elle n’est pas de courte durée (c’est-à-dire si le dinar ne se redresse pas dans les mois à venir), aura pour effet d’alimenter cette inflation.

Quel serait l’impact de la rigueur budgétaire que le gouvernement compte introduire dans l’avant-projet de la loi de finances 2013 ?

Je n’ai pas eu accès à ce document pour pouvoir le commenter. Le projet de la loi de finances pour 2013 devrait être débattu à l’APN, et ce document devrait normalement être public et disponible à tous lorsqu’il sera déposé à l’assemblée.
À ce moment-là, les analystes pourront commenter la forme de la “rigueur budgétaire” annoncée. Ce qui est évident, c’est que des budgets équivalents à celui de 2012 qui ne s’équilibre qu’à un prix du baril du pétrole à 140 dollars (75 dollars pour les seules dépenses de fonctionnement) ne sont pas soutenables à long terme, quelle que soit la conjoncture pétrolière.
Au-delà de l’exercice budgétaire, il y a aussi un consensus des analystes économiques sur le besoin de profondes réformes pour avoir un environnement d’affaires qui permette de créer de la richesse en dehors de la rente pétrolière.


M. R.

 

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