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La violation des libertés syndicales continue !

Faire barrage à la structuration des travailleurs est l’une des formes de pression les plus répandues à travers les administrations et institutions publiques. Deux exemples édifiants sont rapportés par le Snapap.
Le premier est celui de l’EPH d’El-Biar (ex-Birtraria) où des corps communs se battent depuis de longs mois pour arracher le droit de se structurer. “Le mandat de la section syndicale UGTA de l’EPH ayant expiré en 2011, des travailleurs ont tenté de créer une nouvelle section”, nous rapporte le SG provisoire. Et d’expliquer : “Après une hibernation de trois mois, les travailleurs se sont rapprochés du Snapap pour créer une nouvelle section.” Les préparatifs ont été lancés par le recensement des adhésions et la préparation de l’AG constituante.
Un bureau provisoire a même été installé. “Dès le commencement des activités du bureau provisoire, la directrice a ordonné à ses hommes et femmes de main de procéder à l’élimination de ce projet par des intimidations, menaces et chantage à l’encontre de l’ensemble des corps communs.”  Selon Hakim Tina, SG provisoire de la section, “l’opération a pris de l’ampleur quand l’administration a su que le SG provisoire est pressenti pour le poste de président de la future section.
Les 134 adhérents m’ont sollicité vu mon expérience dans le syndicalisme, le mouvement associatif et politique”.
Il fallait donc faire barrage à la création de cette section et accélérer le renouvellement de l’ancienne, affiliée à l’UGTA. Une violation flagrante qui fait dire au SG provisoire que “l’EPH est un établissement public sous gestion privée”. Et de s’interroger “où est l’autorité de la tutelle ?” Le deuxième exemple est celui des travailleurs de la formation professionnelle qui, eux aussi, n’arrivent pas à tenir leur AG élective faute d’autorisation. Ils comptent tenir un sit-in devant la tutelle le 19 juin prochain pour dénoncer les entraves à l’exercice syndical.


M. B.