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A la une / Actualité

Elle estime que les licences d’importation ont ouvert la voie à la spéculation

L’AGEA réclame la libération des importations

Le président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), Mouloud Kheloufi, a demandé, hier, lors d’une réunion avec les présidents des bureaux de wilaya, au gouvernement de libérer les importations. M. Kheloufi a indiqué que “les entreprises ont besoin  d’importer par leurs propres moyens financiers des équipements et des matériaux de construction”.
Pour lui, les licences d’importation ont ouvert la voie à la spéculation et à la corruption. “C’est l’État qui crée la spéculation et la corruption à travers certaines lois”, regrette M. Kheloufi, évoquant l’exemple du rond à béton et du bois dont les prix ont augmenté de plus de 300%.
Seul le ciment échappe actuellement à la flambée des matériaux de construction. “Celui qui veut importer, qu’il le fasse par ses propres moyens, sans recourir aux devises de l’État”, a-t-il plaidé, suggérant la mise en place d’un droit de douane de 15% à 20% pour les équipements roulants.
Le président de l’AGEA a salué la décision du gouvernement de recourir au financement non conventionnel, communément appelé planche à billets. Ce mode de financement permettra aux entreprises de recouvrer leurs créances. M. Kheloufi a révélé que plusieurs entreprises n’ont pas encore été payées pour des travaux réalisés au niveau des 48 wilayas, dans le cadre des crédits de paiement.
Certaines n’ont pas été payées depuis 2015. Avec le financement non conventionnel, ces entreprises, mises à mal, seront payées. Cependant, si l’AGEA adhère à la décision du gouvernement de recourir au financement non conventionnel, elle propose de fixer une date butoir. Concernant le secteur de l’habitat, le président de l’AGEA propose la mise en place de la formule “promotion locative”.
En d’autres termes, le promoteur pourra vendre 60% du programme et les 40% restants seront destinés à la location avec un prix qui ne devrait pas dépasser le Salaire national minimum garanti. Pour lui, c’est une manière de réorganiser le marché locatif. “Chaque promoteur doit gérer sa promotion pendant au moins cinq ans”, a-t-il souligné.
Un cahier des charges sera proposé au ministère de l’Habitat. Sur ce point, M. Kheloufi ne comprend pas comment le ministre de l’Habitat continue de donner des agréments aux promoteurs immobiliers, alors que ceux déjà agréés, environ 6 000, n’activent pas à cause des difficultés d’accès au foncier relevant du domaine privé de l’État.
L’AGEA compte soumettre au gouvernement pas moins d’une dizaine de propositions, lors de la prochaine tripartite (gouvernement-UGTA-patronat). L’Association générale des entrepreneurs algériens milite pour la création de zones d’activité pour les entreprises du bâtiment, travaux publics et hydraulique (BTPH).
L’association patronale demande l’annulation de la short-list prévue pour la réalisation du programme de logements. Mouloud Kheloufi a dénoncé l’octroi des grands projets aux entreprises étrangères de gré à gré.  L’AGEA souhaite l'intégration des sociétés nationales dans la réalisation des projets.
“Il faut défendre l’outil de réalisation national”, a-t-il lancé. Sur un autre registre, l’Association générale des entrepreneurs algériens évoque l’idée de la création d’un observatoire national pour la PME-PMI et TPE. L’organisation patronale pose la problématique du suivi du pacte national économique et social de croissance. “Les commissions de suivi prévues au niveau  des ministère des Finances, du Commerce, du Travail, des Travaux publics et de l’Habitat n’ont pas été installées”, regrette M. Kheloufi.


M. R.


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