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Respect des droits de l’homme

L’Algérie constamment épinglée par les ONG

Des dépassements ont été enregistrés dans la région du M’zab. © Yahia Magha/Archives Liberté

Harcèlements et poursuites, voire condamnations de militants associatifs et blogueurs, restrictions des libertés politiques et syndicales, hésitations dans l’amélioration de l’environnement juridique sont, entre autres, les dossiers qui valent à l’Algérie d’être souvent épinglée par les ONG en matière de respect des droits de l’Homme.  

Le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, la section algérienne d’Amnesty International rappelait l’urgence d’adopter une loi protégeant la femme contre les violences multiformes. Fort justement. Il y avait réellement besoin d’instruire campagne à ce sujet.
Le Conseil de la nation, chambre haute du Parlement, bloquait à son niveau, ce qui est rare chez cette institution, le projet de loi criminalisant les violences faites aux femmes, voté, au grand dam des islamistes et des conservateurs, par l’APN, au cours d’une plénière houleuse. Il aura fallu que des campagnes soient menées pour que le Sénat libère enfin le texte et le soumette au vote de sa plénière. Le dégel était rendu inévitable par la pression exercée à la fois sur le Sénat et sur le gouvernement, soupçonné être l’ordonnateur du gel. L’abject assassinat de Cherif Razika, le 7 novembre, à M’sila, par un homme qui la harcelait et dont elle repoussait les avances, reposait avec acuité l’urgence de garantir une protection à la femme que le code de la famille relègue déjà en sous-citoyenne. Si Amnesty International Algérie s’est préoccupée de ce dossier, elle n’en a pas négligé pour autant les autres aspects relatifs au respect des droits de l’Homme, notamment les harcèlements policiers et judiciaires dont sont victimes les militants associatifs. L’ONG, comme beaucoup d’autres organisations impliquées dans la lutte pour la promotion des droits de l’Homme, a eu à dénoncer la loi sur les associations votée et promulguée en 2012. Une loi critiquée y compris par des institutions officielles d’États occidentaux. En juin 2015, un rapport du département d’État américain sur la situation des droits de l’Homme dans le monde a épinglé l’Algérie.
Le rapport, très mal accueilli par le gouvernement algérien, qui n’a d’ailleurs pas manqué de réagir, relevait notamment des atteintes aux libertés de manifestation et d’association et un manque d’indépendance de la justice et un recours abusif aux détentions arbitraires. Des situations où les droits de l’Homme pouvaient être bafoués sont citées, à l’instar des violences  dans la vallée du M’zab suivies, selon l’appréciation du département américain, d’arrestations arbitraires. Le rapport a titillé la sensibilité du gouvernement algérien qui, en juillet de la même année, réagissait de manière ferme.
Le ministère des Affaires étrangères, qui avait réagi dans un communiqué, avant de convoquer l’ambassadeur US à Alger, a relevé des “erreurs de jugement et des outrances” qui disqualifient ledit rapport. Un mois plus tard, soit en août, l’ONG Humain Rights Watch (HRW) dénonçait, à son tour, l’arrestation de 25 personnes, suite aux événements de Ghardaïa.  Début novembre, elle lance une alerte, suite à l’arrestation suivie d’un mandat de dépôt du journaliste Hassan Bouras, accusé, entre autres, “d’outrage à corps constitué”. Cela étant, les Ligues algériennes des droits de l’Homme, la Laddh, dans ses deux, voire trois ailes, et la Ladh, ne ratent pas à leur tour de dénoncer, chaque fois que nécessaire, les atteintes aux droits de l’Homme. Des atteintes parfois tellement flagrantes qu’il arrive même à la CNCPPDH de Farouk Ksentini de les dénoncer.


S. A. I.

 



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