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En attendant les enquêtes épidémiologiques de la Cellule opérationnelle

L’Algérie fait face à de petits pics de Covid-19

© Archives Liberté

Les derniers bilans de la Covid-19 communiqués par le Comité scientifique montrent que l’épidémie est repartie à la hausse depuis lundi dernier.

Une simple comparaison  épidémiologique  depuis  lundi  jusqu’à jeudi dernier, qui a enregistré 192 cas, fait ressortir une évolution globale de 40 cas en termes de nouvelles contagions, alors que l’on déplorait, durant cette courte période, une moyenne de 9 décès par jour et une trentaine de patients placés en soins intensifs. 

Des chiffres qui paraissent  à  première  vue  moins  inquiétants, si  on  les compare à ceux recensés dans les pays voisins et européens où les bilans pulvérisent tous les records enregistrés auparavant.

Ce premier constat épidémiologique “transitoire” ne semble pas inspirer une inquiétude particulière chez les membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie.

Des experts du Comité scientifique, par la voix du Dr Mohamed Bekkat Berkani, relèvent avec insistance la nécessité de préserver cet “acquis” de la gestion et de la maîtrise de situation épidémiologique. “Laquelle situation exige la poursuite de la lutte contre le virus et le maintien de la politique de vigilance à tous les niveaux.

Les citoyens ne doivent aucunement baisser la garde. Il faut continuer à être vigilants et à respecter les règles d'hygiène et la distanciation physique”, indiquera le président du Conseil de l’Ordre algérien des médecins. En somme, l’Algérie fait face à “des petits pics” de la pandémie qui restent passagers de l’avis des experts.

Pour le Dr Bekkat Berkani, cette légère ascension “virale” ne reflète aucunement un retour en force de la Covid-19, après une période de stabilisation. “Ces nouveaux chiffres des contaminations ne représentent pas réellement cette légère ascension qui dure depuis moins d’une semaine.

Il faudra attendre au moins une semaine, soit la durée de l’incubation, pour parler de reprise. Mais nous devrons rester à l’écoute et surveiller de près”, expliquera notre interlocuteur. Comment peut-on expliquer alors ce rebond qui persiste ces derniers jours ?

Cette légère reprise de l’épidémie est observable dans le tableau national de répartition des contaminations où Alger a détrôné le premier fief de la maladie, Blida, en totalisant plus de 6 000 cas. La wilaya d’Alger cumule plus de 2 000 cas de plus que les wilayas d’Oran, de Blida et même de Sétif. 

Cette dernière, qui compte plus de 3 200 patients testés positifs, vit depuis près d’un mois au rythme d’un véritable répit viral. Cependant, le Dr Bekkat Berkani soutiendra que  ces  nouveaux  décomptes  s’expliquent  par  un certain nombre  de  facteurs liés  à des événements qui ont ponctué l’actualité sociétale  du  pays.  Pour  lui, ces  petits pics  de  l’épidémie  sont  liés à l’augmentation du nombre de clusters familiaux.

L’éclosion de ces nouveaux clusters s’apparente en partie à une rançon à payer après les regroupements des personnes, après l’entrée vigueur du déconfinement progressif. “Cela dit, nous devons toujours rester à l’écoute des effets rebonds, le moindre relâchement risque de nous coûter cher et remettra en cause tous les efforts consentis depuis l’apparition de l’épidémie dans le pays.” 

Pour lui, “tant que les pouvoirs publics continuent à être intransigeants et à observer la politique de prudence  dans  la  stratégie  de  déconfinement, nous finirons par vaincre cette maladie”.

Sur sa lancée, il ne manquera  pas  de  réitérer  son  opposition  à  la réouverture des frontières aussi bien terrestres, maritimes qu’aériennes, du moins pour le moment. “La situation épidémiologique dans le monde, notamment en Europe, reste très délicate. 

Des chiffres effarants sont enregistrés dans ces pays où a été instauré le couvre-feu. Nous  devrions  rester  vigilants  même  lorsque  nous serons appelés à organiser des vols spéciaux pour rapatrier les Algériens qui sont en rade à l’étranger”.

Ce   qui  mérite  d’être  soulevé,  enfin,  c’est  l’apport  de  la  cellule opérationnelle  chargée  de  l’investigation  et  du  suivi  des  enquêtes épidémiologiques. Que sont  devenues  les  enquêtes et les études sur les clusters qui devaient être identifiés par cette cellule créée en grande pompe, il y a plus de quatre mois ?
 

Hanafi H.

 


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