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Le nouveau découpage administratif interviendra avant les élections locales

L’Algérie passera de 48 à 58 wilayas

Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune © Louiza Ammi/Liberté

Le Premier ministre a annoncé la promotion des wilayas déléguées, créées depuis deux années, en wilayas munies de toutes les prérogatives, en vue de les intégrer dans les élections prochaines pour qu’elles puissent installer leurs assemblées respectives.

Les dix wilayas déléguées créées dans le sud du pays en 2015 seront promues au rang de wilaya à part entière avant l’organisation des élections locales prévues, elles, entre novembre et décembre prochains. L’annonce en a été faite, jeudi, par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, lors d’une conférence de presse animée au sortir du vote du plan du gouvernement par le Conseil de la nation.
Extrapolant sa réponse à une question relative au pourvoi des postes de wali vacants pour cause de nomination de leurs titulaires en qualité de ministres, le Premier ministre a affirmé, en effet, que le gouvernement travaille actuellement à “la détermination des critères propres à la création des wilayas déléguées dans les Hauts-Plateaux” et à “la promotion des wilayas déléguées, créées depuis deux années, en wilayas munies de toutes les prérogatives, en vue de les intégrer dans les élections prochaines pour qu’elle puissent installer leurs assemblées respectives.”
Le Premier ministre ne le précise pas mais cette promotion devrait nécessairement être actée au plus tard à la fin de l’été. Car les élections pour le renouvellement des assemblées
locales (APC) et de wilaya (APW) interviendront, selon Tebboune, entre novembre et décembre prochains.
Donc, l’Algérie, découpée aujourd’hui en 48 wilayas, passera, à court terme, à 58 wilayas. Le ministère de l’Intérieur aura du pain sur la planche puisqu’en plus de l’organisation de la consultation électorale, il aura à définir, au préalable, le nombre de communes qui composeront chacune des 10 nouvelles wilayas. Il aura également à arrêter les composantes de chacune des assemblées locales et de wilayas. S’il y a lieu, il aura aussi à préciser les modalités de parrainage pour les listes de candidatures indépendantes ou qui ne répondent pas aux critères fixés par la loi électorale. Cela étant, le découpage administratif, entrepris sous le gouvernement Sellal, prévoit la création, en trois étapes, de nouvelles wilayas déléguées. Il a été formalisé en Conseil des ministres restreint réuni le 27 janvier 2015.
L’opération a commencé en 2015 et a concerné la région du Sud ou furent créées 10 wilayas déléguées. Le décret présidentiel adopté en Conseil des ministres a institué dix wilayas déléguées à travers les wilayas d'Adrar, de Biskra, de Béchar, de Tamanrasset, d’Ouargla, d’Illizi, d’El-Oued et de Ghardaïa. Il s’agit des wilayas déléguées suivantes : Timimoun et Bordj Badji-Mokhtar (Adrar), Ouled Djellal (Biskra), Béni Abbès (Béchar), In Salah et In Guezzam (Tamanrasset), Touggourt (Ouargla), Djanet (Illizi), El-Maghaïer (El-Oued) et El-Menia (Ghardaïa). Un nouveau découpage administratif interviendra au courant de l’année 2017.
Il portera sur la création de wilayas déléguées dans la région des Hauts-Plateaux. L’opération sera achevée en 2019 avec la création de wilayas déléguées dans la région nord du pays. La capitale, cependant, aura un traitement privilégié. Elle aura un statut spécial. Du moins, la proposition est contenue dans le plan d’action du gouvernement. On ne sait pas, en revanche, si la concrétisation de cette proposition interviendra rapidement ou attendra d’être intégrée dans le découpage administratif inhérent au nord du pays.
La capitale avait déjà connu un statut particulier. Elle a été décrétée gouvernorat du Grand Alger le 31 mai 1997. À sa tête, il a été nommé non pas un wali, mais un ministre gouverneur. Cherif Rahmani a été désigné à ce poste. Le gouvernorat du Grand Alger fut dissous sur décision de M. Bouteflika, élu une année auparavant président de la République, le 2 mars 2000.  


Sofiane AÏt Iflis 


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1 réactions
Adel le 01/07/2017 à 15h52

Ridicule décision ! Voilà encore 10 walis et des employés de plus sur le payroll de l’état déjà déficitaire. Le premier ministère laisse l’essentiel et la substance des problèmes de l’état algériens et commence à travailler sur les périphéries et les points sans valeur ajoutée. Changement de paradigme, stratégie ou démagogie de ce YES MAN (béni-oui-oui ). Au championnat du monde de la connerie, nos dirigeants sont les rois.

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