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Louisa Hanoune revient sur le projet de loi sur la retraite

“L’amendement ne réhabilite pas l’acquis des travailleurs”

La SG du PT, Louisa Hanoune, à l’ouverture du congrès de l’OJR, hier, à Zéralda. © D. R.

Louisa Hanoune maintient la revendication de son parti et appelle Abdelaziz Bouteflika à retirer carrément le projet de loi sur la retraite.

L’amendement introduit par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans le cadre du projet de la loi sur la retraite, n’a pas été accueilli avec grande satisfaction par le Parti des travailleurs (PT). Louisa Hanoune, qui ouvrait hier, à Zéralda, une réunion préparatoire du congrès de l’Organisation des jeunes pour la révolution (OJR), qui se tiendra les 23 et 24 décembre prochains, a fustigé cette mesure. “Cet amendement ne réhabilite pas les acquis des travailleurs, surtout qu’il s’agit d’une mesure transitoire”, a-
t-elle soutenu.
Le propos de Louisa Hanoune sonne comme une réplique aux déclarations du directeur général de la Sécurité sociale au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Djaouad Bourkaïb. Ce responsable considérait ce jeudi sur les ondes de la radio Chaîne III que “l’instruction du président de la République consolidera les acquis des travailleurs (…) et servira le pays”. Pour rappel, l’amendement oral, présenté mercredi par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, et adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN), prévoit, notamment, “l'attribution, pendant deux années, de la pension de retraite, avec jouissance immédiate au profit des travailleurs salariés, âgés de 58 ans en 2017 et 59 ans en 2018, et qui ont totalisé 32 années au moins de service effectif ayant donné lieu au versement de cotisations”. Louisa Hanoune, qui n’affichait ainsi aucun brin de satisfaction, a appelé le président de la République à retirer carrément ce projet de loi et affirme que son parti continuera à soutenir les syndicats dans leur lutte contre la suppression de la retraite anticipée. Par ailleurs, la SG du PT a longuement abordé la question de l’université algérienne. Elle redoute, en effet, que les mesures d’austérité déclarées dans ce secteur ne soient une manière de pousser vers une dégradation accélérée des universités et passer ensuite à leur privatisation. Elle soupçonne d’ailleurs l’oligarchie de nourrir des projets dans ce sens. “Ouvrir le secteur de l’enseignement supérieur au privé serait le prélude de la mort de l’université publique, et, donc, la remise en cause de la démocratisation de l’enseignement supérieur qui représente un acquis de l’indépendance nationale”, a-t-elle souligné. Mais Louisa Hanoune prévient que “les étudiants ne sont pas prêts à se laisser faire” et qu’“ils s’opposeront à la destruction de l’université algérienne”.
Enfin, la première dame du PT est revenue sur la loi de finances 2016, qu’elle a qualifiée d’“attaque féroce contre le pouvoir d’achat des Algériens”. Louisa Hanoune est convaincue que de telles mesures conduiront à une baisse de la production nationale et prédit que l’Algérie se dirige vers la “récession”.


Mehdi Mehenni

 


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1 réactions
yanis le 03/12/2016 à 13h48

cette dame appartient un modèle d'économie qui n'est plus d'actualité. en plus elle distille des inepties,prenant les algériens pour des retardés mentaux.le 50/32 n'a jamais été un acquis des travailleurs,il a été une épée de DAMOCLÈS pour les récalcitrants à la gestion des différents gouvernants,et, la fuite des compétences est là, pour le confirmer.mettant en faillite une caisse de ceux qui ont cotisé,plus de 40ans d’esclavagisme.

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