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Les opérateurs Télécoms alternatifs montent au créneau

“L’ARPT se doit d’appliquer la loi”

© D. R.

C’est une situation des plus préoccupantes qui guette le secteur des TIC, selon les opérateurs télécoms alternatifs qui ont exprimé leurs inquiétudes lors d’une rencontre débat organisée, mardi, à l’hôtel Sofitel. Ali Kahlane, président de Satlinker et expert en télécoms, a ouvert le débat en soulignant avec force que “le pays a consenti des efforts titanesques tant financiers qu’en termes de restructuration et de réglementation du secteur des télécoms. Cela a permis l’émergence d’une réglementation relativement favorable au développement harmonieux des technologies liées au traitement de l’information et à l’appropriation des outils nécessaires à la mise en place d’une économie numérique”.
Et d’enchaîner : “Nous assistons depuis plus d’une décennie à un retour au monopole dans le domaine de la téléphonie fixe, et ce, en violation totale des textes réglementaires actuellement en vigueur. Ce retour au monopole s’inscrit en faux avec la déclaration de la politique sectorielle définie par le président de la République en 1999 tout autant qu’avec la loi 2000-03 qui définit les missions, les objectifs et les rapports qui devraient exister entre les différents acteurs du monde des TIC. Il insistera en faisant ressortir que “ce monopole, de fait, s’est graduellement érigé en une véritable barrière sur laquelle butent tous les opérateurs économiques, mais aussi toute entreprise du secteur qui se trouve démunie, sans moyens et sans avenir face à un climat des affaires délétère qui a fait disparaître la grande majorité d’entre elles. Cela s’apparente à un assassinat économique des opérateurs, des ISP, des éditeurs et des développeurs de logiciels qui étaient susceptibles de contribuer au développement des TIC”. Lofti Nezzar, DG de SLC, Fadi Gouasmia, DG d’Anwar Net, et Ali Morsli, DG d’Icosnet, qui ont annoncé, à l’occasion, la création de l’association des opérateurs alternatifs n’ont pas mâché leurs mots pour dénoncer, à leur tour, “le laxisme” de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT). “Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme et crier notre désarroi devant tant d’incompréhension et de laisser-aller quant à l’application des lois de la République. Nous avons investi dans le domaine, comme tant d’autres, et qui ont disparu aujourd’hui parce que la loi 02-2003 donnait des garanties d’une concurrence loyale et saine à travers une autorité de régulation indépendante et autonome.” Or, de leur avis, l’ARPT reste les bras croisés face à l’attitude d’Algérie Télécom (AT) qui continue de pratiquer des tarifs de connexion à sa guise, ignorant la réglementation dictée par le décret exécutif 02-156 du 9 mai 2002 fixant les conditions d’interconnexion des réseaux et services de télécommunications.
Documents à l’appui, les intervenants ont démontré que l’opérateur historique, qui ne tient aucune comptabilité analytique tel que l’exige la loi, pratique des tarifs exorbitants, piétinant l’article 20 du décret 02-156 qui stipule : “Les tarifs d’interconnexion, comme ceux de location de capacité, sont établis dans le respect du principe d’orientation vers les coûts réels. Les opérateurs doivent prendre en compte les pratiques internationales d’opérateurs dans des situations comparables (…).”
Les opérateurs VoIP ont présenté, en ce sens, une offre comparative entre Algérie Télécom et France Télécom sur le même produit (STM1) et le même circuit (SMW4) qui démontre qu’AT est de loin plus cher en le proposant à 13 millions de dinars/mois, alors que France Télécom le propose à 16 000 euros/mois.
La Tunisie est également beaucoup moins chère sur ce segment. Les intervenants appellent l’ARPT à prendre ses responsabilités pour les rétablir dans leur droit et œuvrer à faire émerger une veritable industrie numérique.

N.S.


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