Le monde de la presse encore sous le choc de sa disparition
Le chroniqueur Mohamed Zaâf vient d’être enterré
Par : Rédaction Nationale
Le monde de la presse vient de perdre un des siens. Mohamed Zaâf, journaliste-chroniqueur au quotidien national Le Jeune indépendant, est décédé ce 31 janvier, à l’âge de 64 ans, des suites d'un arrêt cardiaque. En ce jour, qui achève le premier mois de l’année 2012, l’enfant de La Casbah a été pris d’un malaise, non loin de la maison de la presse Tahar-Djaout. Son cœur a lâché alors qu’il se rendait à son journal. Évacué d’urgence à l’hôpital Mustapha-Pacha, notre confrère a rendu l’âme juste après. Cette disparition a bouleversé non seulement le personnel du Jeune Indépendant, mais également toute la corporation des journalistes, qui est toujours sous le choc. Même après son enterrement, hier, au cimetière d'El-Kettar.
Ancien journaliste (correspondant) à l’agence France presse (AFP), à l’agence italienne de presse (ANSA) et à l’agence espagnole de presse (EFE), Mohamed Zaâf avait rejoint la rédaction du Jeune Indépendant vers la fin des années 1990. Le chroniqueur était un des défenseurs du processus de décolonisation et ne cachait pas son soutien, notamment, pour la cause sahraouie. D’ailleurs, ce “sacré baroudeur pour les causes justes” s'était déplacé, à maintes reprises, dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, pour informer l’opinion publique, nationale et internationale, sur les conséquences dramatiques de l’occupation marocaine au Sahara Occidental. Fait du hasard, sa dernière chronique, intitulée “Dites-le avec… la zerouata”, traitait de la question sahraouie… En tout cas, ses billets “souvent ironiques et subtils” ne laissaient pas de place à l’indifférence, parce que le défunt savait allier l’humour, la critique et ses convictions profondes. Mohamed Zaâf est parti, laissant sa famille, ses collègues et, de façon générale, le monde de la presse, orphelins. Repose en paix Mohamed !
H. A.



