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Actualité Samedi, 16 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Affrontements et anarchie hier à la réunion de son CC

Le FLN se donne en spectacle à Sidi-Fredj

Par : Nadia Mellal

Une journée entière de palabres, d’invectives et d’affrontements. À 17h30, hier, la réunion du Comité central du FLN n’avait même pas pu commencer. Belkhadem est en mauvaise posture et le FLN est dans l’impasse. Reportage.

La session ordinaire du Comité central du Front de libération nationale (FLN), prévue hier à l’hôtel Ryad de Sidi-Fredj, n’a finalement pas eu lieu en raison d’une bataille de procédures, interminable, entre partisans et opposants du secrétaire général (SG) du parti, Abdelaziz Belkhadem. Ce dernier, qui avait programmé un ordre du jour en rapport avec les législatives et les prochaines élections locales, a été stoppé net par les contestataires revendiquant son départ pur et simple de la direction du parti. Cette opposition, qui a commencé dès les premières heures de la matinée, a été marquée par des affrontements, des disputes, des insultes, le tout dans une cacophonie indescriptible tout au long de la journée.
Dès 8h, en effet, des responsables de l’ordre, portant des badges rouges, postés à l’entrée de l’hôtel, filtrent les entrées. Plusieurs dizaines de gendarmes et quelques policiers, dépêchés sur les lieux, observent, impassibles, les évènements. Impossible à quiconque non muni d’un badge vert indiquant l’appartenance au Comité central (CC) d’y accéder. Même les journalistes présents en nombre ne sont pas les bienvenus. Ils sont systématiquement repoussés par les vigiles et même malmenés quand ils deviennent insistants.
9h30. Le véhicule blindé de Belkhadem s’approche de l’hôtel. Il est accueilli par un slogan éloquent des contestataires : “Irhal ! Irhal ! (Dégage ! Dégage !)”. Boudjemaâ Haïchour, l’ancien ministre de la Poste et des Télécommunications, arrive quelques minutes plus tard. Il franchit le portail de l’hôtel, quant à lui, dans le calme et sans encombres.

“Belkhadem est fini aujourd’hui”
À 9h46, c’est la voiture d’El-Hadi Khaldi, ministre de la Formation professionnelle et de Mohamed-Saïd Kara, ancien ministre du Tourisme, qui est à l’entrée. Les deux hommes, qui contestent Belkhadem, et dont la participation au Comité central a été gelée, ont été stoppés net par les vigiles qui ne se gênent pas de donner des coups de pied au véhicule des deux ministres. “Nous appliquons fermement les instructions”, disent-ils, nerveux. El-Hadi Khaldi réagit et demande au chauffeur de renoncer à entrer dans l’hôtel arguant que “de toute façon, Belkhadem est fini aujourd’hui”. Une fois parmi la foule, Khaldi et Kara critiquent Belkhadem et ses soutiens. “Nous avons demandé aux militants d’être civiques et d’éviter l’affrontement avec les mercenaires”, déclare Khaldi, qui ne manque pas de dénoncer le “remplissage” de l’hôtel Ryad par des “indus militants” du FLN. “Vous avez vu, il a ramené 20 bus bien remplis pour les faire participer au CC”. “D’habitude, nous venons individuellement et par nos propres moyens. Pourquoi a-t-il besoin de ça ?”, s’interroge le ministre, avant de répondre : “S’il avait confiance en ses militants, il serait rentré dans la salle des conférences comme l’a fait Mehri en son temps”. “Nous n’avons aucun problème personnel avec Belkhadem”, tient à préciser Khaldi. “Notre différend avec lui est d’ordre politique, idéologique et organique”. Khaldi, déjà étonné d’apprendre que sa participation au CC a été gelée, est ahuri d’apprendre qu’“un membre du bureau politique, accusé Belkhadem de détournement de fonds, reste son bras droit et est autorisé à prendre part au CC”. Le ministre de la Formation professionnelle révèle à ce propos que le SG du parti lui a demandé de se porter candidat aux législatives du 10 mai. “Je lui ai dit que je n’étais pas intéressé”, relate-t-il, ajoutant qu’il a refusé aussi de figurer parmi les membres du bureau politique (BP). “Je lui ai donné une liste dans laquelle mon nom ne figurait pas”. “Il y a des militants FLN qui ont à leur actif des décennies de militantisme et dont la candidature n’a pas été acceptée mais une personne qui n’est pas du parti a été désignée tête de liste de Tébessa aux législatives et est devenue président du groupe parlementaire du parti uniquement parce qu’il s’appelle Monsieur LG”. De son côté, Kara dénonce “les baltaguiya de Belkhadem”. “Ils nous ont malmenés violemment mais nous n’allons pas partir d’ici car Belkhadem a dévié de la ligne”, lance-t-il à la presse. Meriem Benkhelifa, militante FLN de la wilaya de Ghardaïa, explique, pour sa part, que “Belkhadem n’a pas appliqué l’article 31 bis de la Constitution permettant aux femmes de se porter candidates aux législatives sur les listes du parti. Il aurait dû placer des femmes tête de listes car au FLN, nous avons des militantes compétentes. Cela aurait pu nous faire gagner plus de sièges à l’APN”, soutient-elle.

“La contestation a pris le dessus”
À 10h, la route est coupée à la circulation en raison d’une foule de contestataires agglutinés à l’entrée et la réunion du CC n’avait pas encore commencé. De l’intérieur de la salle, un ex-député regardait la scène par la fenêtre, tout en donnant des informations sur ce qui se passait, par téléphone, aux journalistes interdits d’accès à la salle. “La contestation a pris le dessus sur les pro-Belkhadem”, selon lui. “Les contestataires ont occupé le bureau du CC et revendiquent que l’on passe par l’urne pour trancher la question du retrait de confiance au SG”, dit-il. La contestation exige aussi la participation de 6 membres du CC exclus par Belkhadem, dont Kara et Khaldi.
À 11h, alors que les travaux du CC n’ont toujours pas commencé, Abdallah Bousenane, ex-sénateur du tiers présidentiel, informe les journalistes que “Belkhadem est empêché d’accéder à la tribune de la salle des réunions” où la situation est très tendue. “Des tables et des micros ont été saccagés”, dit-il. Bousenane précise que “les contestataires ont exigé que Belkhadem s’engage d’abord à accepter d’aller aux urnes pour le vote de confiance. Ce que le secrétaire général du FLN a refusé”. Après s’être engagé à organiser des élections internes, Abdelaziz Belkhadem s’est rétracté hier, selon lui.  Au même moment, Boudjemaâ Haïchour annonce qu’il est question d’“une bataille de procédures qui a lieu maintenant”. Le SG du parti se réunit depuis plus de trois heures avec un comité de sages. Ce comité composé de Affane Guezzane, Abderrezak Bouhara, Mohamed Boukhalfa, Ahmed Sebaâ et Abdelkader Hadjar, n’a pas pu convaincre Belkhadem, nous dit-on.
À 12h50, la situation n’a pas évolué. La réunion entre Belkhadem et le “comité des sages” se poursuit toujours, selon M. Haïchour, qui précise que trois choix s’offrent désormais à Belkhadem : un vote à bulletins secrets, un vote à main levée ou une décision de sa part de quitter la direction du FLN selon des conditions qui feront l’objet de négociations.  Avant-hier, dans une déclaration écrite, les quatre membres du comité des sages et Abdelkader Hadjar se sont dit “surpris par le communiqué du bureau politique, en date du 13 juin 2012, qui a unilatéralement remis en cause les engagements pris la veille par le secrétaire général”. Une motion de soutien au secrétaire général du FLN circule également à l’intérieur de la salle des réunions.
13h30. Fin de la rencontre entre Belkhadem et le comité des sages. Et c’est Abdelkader Hadjar qui l’annonce au sortir de l’hôtel. Il explique qu’aucune solution n’a été trouvée. “Nous n’avons pas trouvé de solution. Mais chaque problème peut se régler”, dit-il aux journalistes. La réunion devrait reprendre à 16 heures. De son côté, Boudjemaâ Haïchour affirme que Belkhadem refuse toujours le principe du scrutin à bulletins secrets. “Nous avons 48h devant nous. Durant ces deux jours, Belkhadem devra démissionner ou il plongera le FLN dans une grave crise dont il assumera les conséquences”.
À 17h30, alors que la contestation occupe la salle devant abriter les travaux du CC, Belkhadem refuse d’y entrer. La contestation ne parle plus présentement du retrait de confiance du SG à travers l’urne. Elle “exige sa démission sans condition”.  Affaire à suivre, le spectacle continue…


N M

 

Commentaires 

 
#15 HADJ MILOUD MADOURI 17-06-2012 09:39
BANDE DE MISERABLES.....VOUS AVEZ POURRI LE FLN AVEC L'ARGENT BLANCHI DE LA DROGUE,DE L'IMMOBILIER,DU FONCIER ET DU TERRORISME.....HONTE A VOUS ET A VOS DISCIPLES AUSSI POURRI QUE VOUS.
 
 
#14 Ladi53 17-06-2012 06:10
Le parti de la fraude et de la honte, uni semée vent récolte la tempête. Ce vieux séniles, accros, gâteux et gâtés, n'en finiront pas d étonner. Ils ont pris le pouvoir par la force , antidémocratiqu ement , qui croise le fer mourrait par le glaive. La chute dur dur .
 
 
#13 hauraoha 17-06-2012 02:12
hahah , le parti des goinfres , mafieux, attadrés mentaux,voyous, truands, qui se gueulent dessus et vous vous demandez pourquoi se battent-ils pour un fauteuille celui qui observera le peuple de haut et fera de son mandat ses affaires personnelles(en richissement personnel sur tous les fronts) car ils sont bien rodés après 50 ans de règne ,c'est ainsi le slogan des gangs de rue( règner jusqu'a la mort), car tous les pays qui suivirent cette idéologie se renfrognèrent dans la décadence et la belligérance.
 
 
#12 koala 16-06-2012 20:56
M.Belkhadem veut etre President en 2014 et il fait tout pour y arriver.Il pense que les autres veulent sa place comme il l'a dit un jour : "pousse toi pour que je m'y mette.!!.."
 
 
#11 axulus 16-06-2012 19:24
[quote name="Kadlib"]Le FLN est peut-être entrain de vivre sa perstroïka. Alors que les autres partis dits bien sûr démocratiques, dès qu'un membre ose exprimer une idée discordante avec la ligne du chef-zaïam, une commission est montée vite fait pour l'exclure ( RCD-FFS). Ceci dit j'espère que l'homme au tampon du diable sur le front va disaparaitre de l'arêne.[/q................................................................................................................ON OUBLIE SOUVENT QUE DA LHO EST PRESIDENT DEPUIS 1963....49 ANS YA DADA!!! et QUE said le petit A ATTENDU 22 ANS YA KHALI POUR PASSER LE TEMOIN.....VERMOULU !!!une seule culture....CELLE DU KOURSI !!!!!!!!!!!!!
 
 
#10 axulus 16-06-2012 19:13
Citation en provenance du commentaire précédent de Mouloudeen:
C'est pour quand la remise au Musee du patrimoine, ce prestigieux heritage national qu'est le FLN. comme c'etait le cas pour notre glorieuse ALN. Cette OPA de l'unique symbole de la revolution algerienne doit cesser ne serait-ce que par respect a nos MARTYRS

TOUT LE PEUPLE ALGERIEN DOIT CLAMER HAUT ET FORT ..HALTE A L USURPATION ET L IMPOSTURE..!!!! LE SIGLE F.L.N EST PROPRIETE DE TOUT LE PEUPLE ALGERIEN ET SE DOIT ETRE MIS A L ABRI AU MUSEE....cela devait etre fait en 1962 ou en 1992 ......
 
 
#9 yacine 17 16-06-2012 16:24
le plus grave pour notre pays c est que les elections du 10/05/12 ont donne gagnant une association de malfaiteurs (FLN) pour diriger le pays c est ce qu on appelle l exception algerienne
 
 
#8 Aderghal 16-06-2012 16:21
Les spectacles du FLN se succèdent l'un après l'autre depuis l'indépendance,ma is à chaque fois une nouvelle version vient enrichir le patrimoine colossal de ce parti dont les leaders sont pleins d'imagination et d'ingéniosité.
La version de 2012 et exceptionnelle et ultra-moderne.Elle coïncide avec le 1/2 siècle de l'indépendance de l'Algérie.C'est pour cette raison,que les grands de ce parti ont usé de toutes leurs forces pour offrir aux spectateurs un produit parfait et incontestable pour le bonheur des yeux et des oreilles.
Entre chamailleries,c onflits,insulte s,rixes et.......toutes les bonnes qualités de l'âme,le peuple algérien a droit d'aspirer et de rêver en plein jour d'un avenir radieux et prospère à l'exemple de ses voisins en Tunisie,Lybie,E gypte.....Entre humiliation et mort à petit feu,les algériens n'ont qu'à choisir leur destin.
 
 
#7 Kadlib 16-06-2012 15:31
Le FLN est peut-être entrain de vivre sa perstroïka. Alors que les autres partis dits bien sûr démocratiques, dès qu'un membre ose exprimer une idée discordante avec la ligne du chef-zaïam, une commission est montée vite fait pour l'exclure ( RCD-FFS). Ceci dit j'espère que l'homme au tampon du diable sur le front va disaparaitre de l'arêne.
 
 
#6 VERITAS 16-06-2012 14:19
Le FLN n'a plus sa place aujourd'ui il fait parti de l'Histoire a mettre au registre des anciens combatants.A present on devrait l'interdire de participer a la vie politique.Point barre!!
 
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