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A la une / Actualité

Lancement d'un jumelage avec l'Institut espagnol d'études fiscales

Le gouvernement veut renforcer le rôle de l’IGF

Le ministre des Finances, Hadji Baba ammi (au centre) lors du séminaire de jumelage organisé, hier, à l’ENA. ©APS

Le gouvernement veut, ainsi, redéfinir le rôle de l’IGF dans le système de gouvernance des finances publiques, en prenant en charge les aspects liés au contrôle de la conformité et de la régularité.

Un jumelage institutionnel entre l'Inspection générale des finances (IGF) et l'Institut espagnol d'études fiscales a été lancé, hier, lors d’un séminaire organisé à l’École nationale d’administration à Hydra (Alger), en présence, notamment, du ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, du ministre délégué chargé de l’Économie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers, Mouatassem Boudiaf, de l’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne (UE) en Algérie, John O’Rourke, et de l’ambassadeur d’Espagne, Alejandro Polanco Mata. “À l’issue de ce jumelage l’IGF devra pouvoir axer ses interventions sur les principaux risques préalablement identifiés et rehausser le niveau d’expertise de son personnel opérationnel en matière de contrôle, d’audit et d’évaluation des grands projets et des politiques publiques”, a indiqué le ministre des Finances, lors de son allocution d’ouverture. Pour le ministre, l’apport d’expertise espagnole et communautaire “est d’autant plus important que les pouvoirs publics s’attellent à renforcer le rôle de l’IGF dans le système de gouvernance des finances publiques, tant en terme d’amélioration de la gestion publique que de moralisation de la vie publique à travers la prévention contre les risques de fraude et autres pratiques déviantes”. Le gouvernement veut, ainsi, redéfinir le rôle de l’IGF dans le système de gouvernance des finances publiques, en prenant en charge non seulement les aspects liés au contrôle de la conformité et de la régularité, mais également celui axé sur l’efficacité, l’efficience et la performance de la gestion publique. “Ainsi, l’IGF pourra exercer pleinement ses attributions et assurer avec diligence et efficacité son rôle d’alerte et de conseil dans le processus de prise de décision des pouvoirs publics”, a souligné Baba Ammi. C’est aussi l’avis du directeur général de l’IGF, Ali Terrak. “Ce jumelage, couplé à l'assistance technique en cours de finalisation avec la Banque africaine de développement, va assurément donner une autre dimension à notre institution et lui permettre de faire un bond qualitatif en matière de méthodologie, de préparation, de conduite, de restitution et de suivi de  ses missions”, a-t-il indiqué. Pour lui, “l’IGF doit constamment s’adapter à son environnement… mais aussi s'impliquer et anticiper sur les réformes des autres secteurs en s'érigeant progressivement en force de proposition, de conseil et d'aide à la décision”.
Géré par l’Unité de gestion (UGP3A) et financé à hauteur de 1,4 million d’euros par l’UE, ce jumelage s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à la gouvernance économique et politique de l’Algérie, “Spring”, pour une durée de 24 mois. L’Algérie semble privilégier le jumelage institutionnel dans la coopération avec l’UE, en témoigne le nombre sans cesse croissant des demandes introduites par les institutions algériennes. “L'Algérie est le pays du Maghreb qui utilise le plus cet instrument de jumelage”, a d’ailleurs souligné le chef de la délégation de l'UE.
Le directeur de la coopération avec l’UE et les institutions européennes au ministre des Affaires étrangères, Ali Mokrani, a indiqué que dans le cadre de l’évaluation de l’accord d’association, l’Algérie a inscrit comme axe principal dans sa relation avec l’UE l’instrument de jumelage qui constitue, selon lui, “un outil par excellence de transfert d'expertises et de bonne pratiques”. Le directeur national P3A, Djilali Lebibet, a recensé une trentaine de jumelages lancés au profit des institutions algériennes depuis le démarrage du programme en 2009. 14 jumelages sont en cours de mise en œuvre. “D’autres sont en identification et seront lancés en 2017”, nous a indiqué M. Lebibet, évoquant la préparation de la 4e phase de ce programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association. “Nous préparons la signature d’une nouvelle convention de finances avec l’Union européenne pour une enveloppement de 20 millions d’euros”, a indiqué M. Lebibet.

Meziane Rabhi


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