Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Il a fait l’impasse sur sa visite prévue à Tamanrasset

Le ministre du Tourisme dans l’œil du cyclone ?

Annoncée en grande pompe par divers canaux médiatiques, la visite du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Hacène Mermouri, prévue dimanche passé à Tamanrasset, n’a finalement pas eu lieu. Jusque-là très discret, M. Mermouri devait présider la cérémonie d’inauguration officielle de la saison touristique au sud du pays. Mais en fin de compte, son déplacement a été annulé, selon nos informations, la veille du départ, et dans la plus grande discrétion.
Les services de la communication du ministère ont non seulement pas communiqué sur cette annulation, mais en plus ils n’ont même pas pris le soin d’informer leurs invités à tel point qu’un certain nombre d’entre eux se sont rendus, comme prévu, à 5h du matin (dimanche date de départ) à l’aéroport sans trouver personne. À l’autre bout du pays, leurs hôtes à Tamanrasset ont été, quant à eux, prévenus la veille à la dernière minute sans avoir droit à de plus amples détails, provoquant ainsi une grande déception auprès des professionnels du tourisme qui fondaient de grands espoirs sur cette visite. Comme un nouveau coup de tonnerre qui s’abat sur un ministère décidément maudit, cette nouvelle tragicomédie trouverait son origine dans les rapports tendus qu’entretiendrait le ministre avec sa hiérarchie au niveau du gouvernement qui lui reproche un certain nombre de mesures prises sans son aval.
Selon nos informations, M. Mermouri, qui est un enfant de la région du Grand Sud connaît le problème dont souffre le tourisme saharien et n’a pas hésité à prendre le taureau par les cornes pour éliminer, au moins en partie, certains facteurs qui minent toute relance de la branche dans la région. Et pour ce faire, il aurait eu des discussions directes avec les représentants diplomatiques de France en Algérie sur la possibilité de lever certaines entraves qui gênent la redynamisation de la destination Algérie pour la clientèle française. Jusqu’à aujourd’hui, le ministère français des Affaires étrangères continue de placer l’Algérie dans la catégorie des “pays dangereux” et maintient dans sa carte “conseils aux voyageurs” que le pays “reste dans la zone rouge à cause de sa situation sécuritaire” (la Tunisie est dans le jaune et le Maroc dans le vert).
Dans la même perspective, M. Mermouri aurait également pris attache avec les Chinois, convaincu que le marché asiatique pourrait être une nouvelle niche intéressante pour le tourisme saharien. Le ministre aurait-il donc été tancé par ses responsables pour ce qui pourrait être considéré comme une incartade protocolaire ? Quoi qu’il en soit, selon nos sources, le ministre devait participer à Tamanrasset aux festivités locales et annoncer, au cours de sa visite, la réouverture d’un certain nombre de circuits fermés déjà depuis des années, paralysant ainsi toute l’activité.
Ce qui aurait été un signe fort pour l’opinion algérienne autant qu’internationale et l’occasion de renouer avec l’activité touristique qui constitue la principale source de revenus dans la région et faisait vivre non seulement les agents de voyages et leurs familles mais toute la chaîne qui en découle dont le chameliers, les artisans, les cuisiniers, les chauffeurs, les guides, les commerces etc.
“Cette annulation est de mauvais augure”, nous a déclaré une source syndicale des agences de voyages de la région, voyant dans cette décision énigmatique “une marque supplémentaire du manque de considération de nos gouvernants envers les enfants du Sud et du Grand Sud algériens”. “Mais pour le Sud et le Grand Sud, nos gouvernants perdent de vue que dans ces régions nous n’avons pas d’autre alternative contrairement au Nord. Ce sera notre septième année blanche avec tout ce que cela implique comme conséquence et la situation devient insupportable”, déplore notre source.


Nabila Saidoun


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER