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Mobilisation contre le système et sa feuille de route

Les Algérois gardent le cap

Alger au rendez-vous du mouvement citoyen.© louiza ammi/Liberté

Les manifestants ont affiché leur opposition à tout scrutin qui sera organisé par l’équipe gouvernementale actuelle.

Ceux qui ont misé sur le fléchissement du mouvement populaire en ce mois de Ramadhan en ont eu pour leurs frais. En ce 12e vendredi de la révolution du sourire, les Algériens, plus déterminés que jamais, étaient, encore une fois, au rendez-vous avec l’histoire, ne voulant pour rien au monde lâcher prise en ce moment crucial où se joue l’avenir du pays. Ils étaient des dizaines de milliers à braver la faim, la soif et la chaleur pour battre le pavé, hier à Alger, pour réclamer le départ du système et de ses représentants. Vers 14h30, la place de la Grande-Poste et la place Audin étaient noires de monde. Et comme lors des précédentes marches, l’élan de solidarité des riverains était présent ; des bouteilles d’eau ont été jetées des balcons et des manifestants arrosés pour les rafraîchir. Des pancartes, des banderoles et des drapeaux ont été déployés et, pour la énième fois, le départ du chef de l’État intérimaire et du Premier ministre a été réclamé par les manifestants.  
Mais le dirigeant le plus ciblé par les manifestants est incontestablement le chef d’état-major de l’anp et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah. Ménagé lors des dix premiers vendredis de la colère citoyenne, le patron de l’armée en a eu pour son grade lors des deux dernières marches. “Gaïd Salah dégage !”,  n’hésitaient pas à crier les Algérois. À la Grande-Poste, une manifestante a amalgamé les portraits de Gaïd Salah et du président égyptien Abdelfattah al-Sissi, en écrivant : “Non au règne des généraux”, “Un État civil et non pas militaire”, “Djeïch nta3na, wel Gaïd khanna (l’armée est la nôtre, Gaïd nous a trahis)”, se sont époumonés des manifestants, très en colère. “Nous avons refusé que l’Algérie devienne une monarchie bouteflikienne et nous refusons qu’elle devienne une dictature”, lit-on encore sur une banderole. C’est dire que la colère populaire a particulièrement ciblé le chef d’état-major de l’anp qui a pourtant assuré, à plusieurs reprises, faire siennes les revendications populaires.  
Autre cible de la rue : la présidentielle du 4 juillet prochain. Les manifestants ont affiché leur opposition à tout scrutin qui sera organisé par l’équipe gouvernementale actuelle. “Pas de dialogue ou d’élection avec la bande”, ont scandé les manifestants. C’est dire la grande détermination des Algériens à faire entendre leur voix et à défendre leur révolution. Signe de cette détermination : les manifestants se sont farouchement opposés à des policiers qui ont tenté, à trois reprises, d’arracher une banderole déployée sur le grand portail de la Grande-Poste. En vain. 


Arab Chih



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