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Des enquêtes accablantes contre haddad et des membres du FCE

Les confidences de Tebboune

Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune. © APS

Les mêmes enquêtes font ressortir que la “bande” était dans un projet politique autour d’Abdelmalek Sellal, l’ex-Premier ministre, débarqué avec une bonne partie de son exécutif lors du remaniement post-élections législatives.

La désormais affaire Tebboune-Ali Haddad est vraisemblablement partie pour connaître de nouveaux développements. Elle s’annonce déjà dans les allures d’un feuilleton politico-judiciaire qui impliquerait, outre son président, d’autres membres du Forum des chefs d’entreprise (FCE) ainsi que des membres du gouvernement sortant. C’est ce que nous a révélé une source gouvernementale qui a souhaité garder l’anonymat. Selon notre source, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, s’est ouvert à une douzaine de chefs d’entreprise, membres du FCE qui avaient à cœur de s’enquérir des causes de la détérioration de la relation entre le gouvernement et le président du Forum et qu’il a reçus, à leur demande, en audience. Abdelmadjid Tebboune, rapporte notre source, a, de prime abord, fait savoir à ses hôtes que ce dont ils se préoccupent, à savoir cette rupture de confiance entre lui et Haddad, n’est pas l’expression d’une animosité personnelle. Le Premier ministre leur a répété qu’il ne fait qu’exécuter une feuille de route tracée et dictée par le président de la République, les informant qu’à cet effet, une réunion a eu lieu le 14 juin  dernier. Les chefs d’entreprise que le Premier ministre recevait ce jeudi apprendront que des enquêtes bien ficelées établissent l’ampleur des dégâts occasionnés à l’économie nationale par, souligne notre source, ceux que Tebboune désigne par “la bande”. Mais pas que. Les mêmes enquêtes font ressortir, poursuit notre source, que la “bande” était dans un projet politique autour d’Abdelmalek Sellal, l’ex-Premier ministre, débarqué avec une bonne partie de son exécutif lors du remaniement post-élections législatives.

Un projet politique autour de Sellal
Un grand scandale politico-financier menace d’éclater au grand jour. Il risque d’éclabousser le gouvernement sortant. À en croire notre source, Abdelmadjid Tebboune a affirmé à ses hôtes parmi les chefs d’entreprise qu’il a reçus jeudi qu’il irait au bout de sa démarche, d’autant qu’elle serait ordonnée par le chef de l’État lui-même. “Il faut qu’ils payent et rendent des comptes. Nous avons des dossiers bien ficelés. Ils ont transféré de l’argent à l’étranger. Nous avons la liste des biens achetés en France, en Espagne et ailleurs”, leur a-t-il révélé, comme pour leur signifier que les enquêtes ne ciblent pas le seul président du FCE, mais également d’autres membres du Forum, désignés, note notre source, par “des membres du premier cercle”. Aux chefs d’entreprise avec lesquels il s’est entretenu, le Premier ministre apprendra, soutient notre source, que le gouvernement sortant a confié au groupe ETRHB d’Ali Haddad un bien curieux projet : celui de la création d’une piste secondaire et d’un salon d’honneur pour les jets privés au niveau de l’aérodrome international d’Alger. Visiblement, il y aurait anguille sous le tarmac. Ce chantier, précise notre source, est concerné par la somme d’enquêtes qui ciblent le groupe ETRHB et son président Ali Haddad. Un groupe qui, par ailleurs, fera l’objet de nouvelles mises en demeure pour des projets dans l’hydraulique. Des mises en demeure qui seraient émises dès lundi, aurait confié Tebboune.

Une piste secondaire et un salon d’honneur pour jets privés
Les vraies difficultés commencent pour le groupe ETRHB qui a connu une ascension fulgurante en un court laps de temps. L’avenir de son président, qui a fait plus d’une intrusion sur le terrain politique, est également incertain. Les enquêtes citées par le Premier ministre lui attribuent un rôle dans un projet politique autour de Sellal, lui et d’autres membres du FCE. On saisit mieux, après cela, le sens du fameux “Il faut séparer l’argent du politique”, leitmotiv lancé par Tebboune devant les parlementaires, à l’occasion de la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement. Et parmi les membres du premier cercle du FCE concerné par les enquêtes, le Premier ministre a, selon notre source, cité le cas d’un chef d’entreprise dans l’agroalimentaire à l’est du pays qui “exporte des pâtes en Tunisie pour 1 euro, pour les réimporter ensuite au prix de 10 euros”. Ce chef d’entreprise, a révélé encore le Premier ministre, se serait offert un yacht pour 20 millions d’euros en Italie et louerait à l’année pour 1 million d’euros une suite dans un luxueux hôtel. Selon notre source, Abdelmadjid Tebboune a informé ses hôtes que les enquêtes ont concerné, par ailleurs, l’achat d’une banque en Espagne et une tentative d’achat d’Ericsson dans la perspective de l’imposer comme partenaire unique des trois opérateurs de téléphonie mobile. Passe sur les crédits pris mais non encore remboursés en totalité. Ainsi, à en croire notre source, les enquêtes diligentées ont établi que les remboursements sur les crédits sur 5 ans ne dépassent pas les 10%.

Tractations pour la destitution de Haddad
Les révélations faites par le Premier ministre aux 12 chefs d’entreprise aggraveraient la position déjà fragile de Haddad à la tête du FCE. Des membres activent à provoquer un conclave pour démettre le président du FCE, voire aussi la totalité de son bureau. Une rencontre de concertation aurait eu lieu vendredi dans une ville de l’ouest , durant laquelle il a été convenu que la sauvegarde du FCE passe par le départ de Haddad et de son bureau. Le Premier ministre aurait fait savoir qu’il ne remettait pas en cause le Forum en tant que structure de débat et en tant que partenaire du gouvernement. Les membres du Forum veulent sacrifier Haddad pour préserver l’organisation. Ali Haddad, qui s’en était sorti indemne, suite à l’accroc du Forum africain d’affaires, risque de ne pas se tirer d’affaire cette fois-ci. L’homme n’a plus le soutien du gouvernement et encore moins celui de Bouteflika.


Sofiane Aït Iflis


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1 réactions
népourêtrelibre le 23/07/2017 à 15h31

E. Macron bien avant son investiture avait dit qu'il appliquera son programme de compagne jusqu'à 2022. Tous les ministres impliqués dans des affaires de corruption ont démissionné. Le dernier c'est le général des forces armées, en l'occurrence Pierre de Villiers, le frère de Philipe de Villiers. Bouteflika après 20 ans de règne, c'est maintenant qu'il se réveille ou peut-être quelqu'un lui a soufflé à l'oreille pour soi-disant s'attaquer aux affaires de corruption. Je n'y crois pas !!

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