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“Les contraintes concernent le choix des matériaux et non le foncier”

La visite effectuée hier par le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs au chantier de la Grande-Mosquée d’Alger avait plutôt un caractère protocolaire que d’inspection. “Le wali d’Alger n’a pas encore vu l’état d’avancement des travaux de cet ouvrage, ainsi que tout ce qui s’entreprend autour de lui en matière d’aménagements environnementaux”, précisera Bouabdallah Ghlamallah qui, en compagnie d’Abdelkader Zoukh, a écouté les explications des chefs de projets, mais surtout du DTP concernant les plans d’accès à partir des transports publics comme le tramway, ainsi que les solutions proposées pour lever certaines contraintes liées à ce volet. Le ministre, qui accorde une importance particulière à ces contraintes, a fait comprendre que ces “dernières feront l’objet d’étude et de concertations avec les secteurs concernés de sorte à trouver les meilleures solutions à même de faciliter l’accès de la mosquée à tous les fidèles et visiteurs”. À la question de savoir si justement ces contraintes ne seraient pas de nature à entraver les délais de réalisation et de livraison, le ministre a affirmé que “les contraintes rencontrées jusque-là étaient liées au choix des matériaux et non au problème du foncier”, conforté à l’occasion par le wali. “Il s’agit d’un grand projet dont la durée de vie s’étalera sur des siècles, ce qui nécessite l’utilisation de matériaux de haute qualité”, expliquera à ce sujet un chef de projet, affirmant que l’avancement physique des travaux est estimé actuellement à 25% sans prendre en compte les parties en kits qui feront l’objet de montage, une fois arrivées de l’étranger. Le même responsable rappellera que la construction de la Grande-Mosquée d’Alger est très complexe de par les différentes opérations qui se font parallèlement et en même temps. L’autre aspect positif dans cette réalisation est le côté formation dont jouissent les 25 ingénieurs, tous Algériens, qui suivent attentivement non seulement la réalisation, mais aussi profitent, du coup, du savoir-faire de l’entreprise chinoise en charge du projet.
Les chefs de projets rencontrés sur place ont tous rejeté certaines théories remettant en question la qualité du sol de ce projet. “Les grands experts nationaux et internationaux ont conclu que le sol du site présentait une fermeté et une dureté proche de celle du rocher et permet donc d’édifier un monument de cette envergure”, diront-ils. Et d’expliquer que la salle de prière est pourvue d’un système parasismique composé de 246 isolateurs et 80 amortisseurs. Le système parasismique très performant permet d’absorber plus de 70% de l’accélération du séisme.
À noter que la Grande-Mosquée d’Alger, dont le site de réalisation se situe dans la commune de Mohammadia (est d’Alger), se compose de 12 bâtiments indépendants disposés sur un terrain d’environ 20 hectares avec une surface brute de 400 000 m2.
Dotée d’une salle de prière d’une capacité de 120 000 fidèles, la Grande-Mosquée comprendra également la Maison du Coran (Dar El-Qur’an), de 300 places pédagogiques pour les étudiants en post-graduation, un centre culturel islamique, une bibliothèque de 2 000 places pouvant contenir 1 million d’ouvrages, une salle de conférences, un musée d’art et d’histoire islamiques et un centre de recherche sur l’histoire de l’Algérie.
Des salles dotées de moyens multimédias, des blocs administratifs, un parking de 4 000 places, des espaces verts, ainsi que des locaux commerciaux sont également prévus dans ce mégaprojet de 1,6 milliard de dollars.


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