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Grève illimitée à la SNTF

Les mécaniciens exigent plus de sécurité


La circulation ferroviaire était bloquée, hier, et compte le rester. Les mécaniciens (conducteurs de train) observent une grève illimitée.

Hier, le trafic ferroviaire dans la banlieue d'Alger était paralysé. Tous les trains en provenance de la gare centrale d'Alger et de celle de l'Agha étaient à l'arrêt. Les voyageurs, qui voulaient prendre le train à la gare de l'Agha, ont été informés, hors de l'enceinte de cette gare, qu'il n'y avait pas de trains. Nous avons tenté de joindre le directeur général de la SNTF qui nous fait savoir qu’il est en négociation avec les syndicats grévistes pour tenter de dénouer la situation.
Joint par téléphone, M. Boulima, le représentant des grévistes, a déclaré que “la grève est illimitée”. Les mécaniciens campent sur leurs positions et refusent de reprendre le travail tant que “leur sécurité et celle des usagers du train ne sont pas assurées”. Les mécaniciens ont assuré qu’il y a une “défaillance dans le système de signalisation. Les blocs automatiques datent des années 1985”.
“Nous avons déjà informé la direction des problèmes de signalisation et l’accident de la semaine dernière confirme qu’il y a une défaillance dans le système de signalisation”, a souligné M. Boulima.
Le débrayage des chauffeurs-mécaniciens intervient une semaine, jour pour jour, après le déraillement du train Alger-Thénia mercredi dernier à 8h10, qui a fait un mort, une femme de 50 ans, et plus de 90 blessés, dont le chauffeur du train. Les premières constatations de la commission d'enquête mise en place par le ministère des Transports pointe du doigt “une vitesse supérieure” à la normale au moment où le train devait effectuer un aiguillage pour laisser passer le rapide Alger-Oran.
Selon les mécaniciens, l’Agence nationale pour le suivi des réalisations des lignes ferroviaires leur a promis depuis 2012 le renforcement des voies. À cette époque, les mécaniciens avaient observé une semaine de grève suite à un accident mortel qui avait coûté la vie au chef du train.   
Il a assuré que “cela n’a pas été fait et c’est ce qui a causé l’accident de la semaine passée”. “Devant cette situation, nous avons décidé d’observer une grève illimitée et nous refusons de reprendre le travail si nous n’avons rien de concret pour notre sécurité et celle des usagers”, a insisté le syndicaliste.   
Outre la sécurité, les grévistes exigent la mise en place de mesures pour la réévaluation de la signalisation automatique, la responsabilité pénale du conducteur n’est pas engagée en cas de suicide ou de heurts dans un train.  
“L’article 32 de la loi 90-35 accuse le mécanicien d’homicide involontaire dans le cas de suicide ou de heurts sur les rails. Dans ce sens, la semaine dernière, un mécanicien a écopé d’une année ferme car un passager est tombé du train par accident”, a déploré notre interlocuteur.    
Le syndicat demande aussi “l’installation de caméras de surveillance à l’extérieur des trains pour pouvoir filmer l’aspect des signalisations. Ainsi, les responsabilités seront clairement définies”, a préconisé M. Boulima. Les grévistes exigent, également, l’activation des mouchards des aiguilleurs pour permettre aux boîtes noires de suivre le travail et de détecter les défaillances.

D. S.



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