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Actualité Dimanche, 29 Avril 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

L’UGTA dresse un bilan de ses acquis sociaux

Les mouvements de contestation occultés

Par : Nissa HAMMADI

La Centrale syndicale a jugé opportun de célébrer la Fête du travail en dressant un bilan des acquis des travailleurs algériens sur plus d’une décennie.

L’UGTA attribue le mérite de ces réalisations sociales au président de la République en occultant le fait que les augmentations de salaires et autres acquis ont été arrachés grâce à un mécontentement social constant et croissant. Pas moins de 70 mouvements de contestation ont été observés pour le seul mois de mars 2011.
Dans un long document, riche en chiffres, l’Union générale des travailleurs algériens présente un bilan positif des réalisations sociales sur une période s’étalant de 2000 à 2012. Elle affirme qu’environ en une décennie, le SNMG a fait l’objet d’une revalorisation de l’ordre de 300% à l’issue d’une dizaine de rencontres gouvernement-syndicat, soit 35,71% de la totalité des négociations sur un total de 28 rencontres. Quatorze autres rencontres ont été consacrées durant la même période au traitement du dossier de la Fonction publique, soit 50% des rencontres bipartites (gouvernement-UGTA et tripartites gouvernement-UGTA-patronat). Il en a résulté la promulgation de l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique, contenant 60 statuts particuliers et 60 régimes en faveur des salariés du secteur de la Fonction publique.
S’agissant des allocations de retraites, elles ont connu une revalorisation de l’ordre de 55% en dix ans, à en croire la Centrale syndicale. Cette organisation cite, dans le détail, le taux de revalorisation fixé à 10% en 2011 et qui a concerné
2 019 848 retraités bénéficiaires pour un impact financier global de l’ordre de 23 milliards de dinars.
À la charge de la Caisse nationale des retraites également la revalorisation de la majoration pour conjoint à charge des pensions de retraite, passant de 700 DA en 2000 à 1 731 DA en 2011 ; l’ exonération de l’IRG des pensions de retraite dont le montant est inférieur à
20 000 DA (loi de finances complémentaire pour 2008) et l’abattement de l’IRG de 10 à 80% pour les pensions de retraite dont le montant est compris entre 20 000 DA et 40 000 DA (loi de finances complémentaire de 2010). L’UGTA évoque, outre l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités, les avantages qui leur sont accordés ainsi que leurs ayants-droit par le truchement des mécanismes du tiers payant pour les médicaments, mais aussi depuis le début de cette année, les consultations et les actes médicaux, à travers les conventions avec les pharmacies et les médecins traitants du secteur privé. Évidemment, la Centrale syndicale s’est attardée sur le relèvement du seuil de la pension minimum (75% du SNMG), suite aux relèvements du SNMG, dont la dernière augmentation à 18 000 DA qui a pris effet à compter du 1er janvier 2012 et le relèvement, dans le même temps du montant minimum de la pension à 15 000 DA quelque que soit le nombre des années de cotisation.
Cette mesure, prise par le gouvernement, est assortie d’une revalorisation des pensions et allocations de retraite selon un taux dégressif variant entre 30% et 15% selon le montant de pension et de l’allocation de retraite, à compter de 1er janvier 2012. Dans son document, l’UGTA consacre aussi un chapitre substantiel aux revalorisations des régimes indemnitaires de la majorité des branches d’activité du secteur public (santé, éducation, enseignement supérieur, Fonction publique…). Elle attribue le mérite de l’amélioration du pouvoir d’achat de ces centaines de milliers de salariés de l’État, à la générosité des pouvoirs publics, en premier lieu le chef de l’État. Le bilan de la Centrale syndicale prend effet, d’ailleurs, à la première année de l’accession de M. Bouteflika à la magistrature suprême. Elle ne parle, évidemment, pas du poids de la pression sociale, qui a fait fléchir le gouvernement. Pour le seul mois de mars 2011, pas moins de 70 mouvements de contestation sociale, exclusivement fondés sur des revendications salariales, ont été comptabilisés. La mobilisation des salariés du public, par corporation, a porté ses fruits.
Il n’en demeure pas moins que les augmentations obtenues qu’on dit avoir grevé le budget de l’État n’ont pas rendu le quotidien des bénéficiaires plus confortable, tant l’inflation a suivi de manière exponentielle la courbe des augmentations salariales. De l’aveu même de cette organisation syndicale, une famille de six personnes a besoin d’un revenu minimum de 37 000 dinars par mois, pour faire face aux dépenses incompressibles.


N. H.

 

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